Free Mobile a bien joué son coup !

Publié le Vendredi janvier 27 2012 à 19:13 par

Pas con le Niel ! Le patron de Free, en pleine tourmente au sujet de son réseau, affirme contre vents et marées que tout est opérationnel. Sur le terrain, pourtant, les antennes Free ne semblent pas fonctionner, surtout en région parisienne et dans les très grandes agglomérations. Conformément au contrat d’itinérance, c’est donc Orange qui prend le relais dans les zones non couvertes par Free. Pour l’abonné, c’est transparent !

Pour assurer une qualité de service impécable en zone dense, quoi de plus simple d'utiliser le réseau d'un concurrent, qu'on insulte au passage ?

Niel s’énerve et accuse les autres opérateurs de complot, renforçant son image de chevalier blanc… Il rappelle que l’Arcep, gendarme des télécoms et autorité indépendante, a validé l’ouverture du réseau après avoir constaté que 27% du territoire était couvert par Free Mobile. Il y a peu de chances que l’Arcep se soit trompé.

Je pense plutôt que Free a joué un coup magistral : le quatrième opérateur couvre très certainement 27% du territoire, mais je doute qu’il couvre les zones à forte densité, en termes d’abonnés. Pour Paris, la région parisienne et les grandes agglomérations, l’opérateur s’appuierait donc massivement sur Orange. 27% du territoire peut-être, mais avec une majorité de ses abonnés – une grande majorité – vampirisant le réseau d’Orange. Free peut donc satisfaire les exigences de l’Arcep tout en offrant une qualité de service pour la grande partie de sa clientèle (majoritairement urbaine). Xavier Niel aurait donc beau jeu de railler ses concurrents, lui qui – selon toute vraisemblance – utilise massivement leur réseau dans les zones à forte densité, le temps de placer ses propres antennes.

Il s’agit bien sûr d’une hypothèse, mais celle-ci confirmerait bien des constats d’utilisateurs : il n’y a quasiment aucune antenne Free active à Paris, le service fonctionne bien (normal, c’est Orange, un réseau éprouvé), mais Free est pourtant dans les règles auprès de l’Arcep.

Vampiriser le réseau des concurrents tout en les insultant, Free aurait-il vraiment tout compris ?

L’histoire du cintre, du rat et de la tronçonneuse

Publié le Jeudi janvier 26 2012 à 19:51 par

Il est beau, riche et a un boulot de rêve. Sa vie n’est que restaurants chics, fringues de marque, salles de sport luxueuses, boîtes branchées et cocaïne (pour faire passer le tout). Parfois, il prend un Halcion, un Xanax ou un Valium pour supporter son entourage… Parfois, Patrick Bateman préfère torturer, tuer ou massacrer ceux qu’il déteste : les animaux, les pauvres, les étrangers, les homos ou les femmes. Patrick (Pat, pour les intimes) a ça dans le sang. Il aime voir la souffrance, savoir qu’il prend le pouvoir sur les pauvres créatures qu’il croise… Pat a de l’imagination. Vous n’imaginez pas tout ce qu’on peut faire avec un tube en plastique, un rat et quelques morceaux de brie ! Pat est complètement taré, désaxé, dans un monde que lui-seul semble comprendre. Pat est le héros du livre American Psycho.

Best seller sorti en 1991, écrit par Bret Easton Ellis, American Psycho conte les histoires de Patrick Bateman, 27 ans, golden boy de Wall Street. L’histoire est racontée à la première personne. Le lecteur suit les aventures de Patrick selon son propre point de vue. Au fil des chapitres, sa nature profonde va progressivement se révéler, pendant que le style deviendra de plus en plus obsessionnel, incohérent… Les hallucinations et ellipses de temps se multiplient. On se retrouve noyé dans l’esprit tortueux d’un psychopathe, où se mêlent violence et pornographie.

Ce livre est aussi étrange qu’entraînant, puisqu’on désire plus que tout savoir où cette folie va finir. Il soulève le coeur parfois et on le repose avec une impression malsaine… mais on continue quand même. American Psycho a fait l’objet d’une adaptation au cinéma, avec Christian Bale dans le rôle principal. Il semble toutefois que la folie du livre ait été édulcorée… Je ne l’ai pas encore vu pour vérifier.

En tous cas, le livre est excellent… Une plongée dans les années 80 dans la tête d’un monstre froid, voilà qui est original !

Leroy Merlin n'avait pas pensé à cette utilisation du pistolet à clou (image tirée du film)

Hulu, la solution légale pour les films et les séries qu’il manque à la France

Publié le Lundi janvier 23 2012 à 14:17 par

Avec la fermeture de Megaupload, j’ai eu l’occasion d’avoir des échanges parfois corsés sur le piratage, le respect du droit d’auteur, des artistes, etc. A en croire certains, exiger des ayants-droits un tarif acceptable permettant de regarder des séries légalement relèverait de l’utopie. Pourtant, cette utopie existe. Elle s’appelle Hulu.com et elle est (malheureusement) uniquement disponible sur le territoire américain.

Hulu est un site Web gratuit de vidéo à la demande qui propose également des services de partage de vidéo. Le site est une entreprise commune de NBC Universal, News Corporation, Providence Equity Partners et The Walt Disney Company. Le catalogue proposé est donc assez complet : 114 séries ! Once upon a time, Family Guy, American Dad, les Simpsons, South Park, Game of Thrones, DH, Dexter et j’en passe… Elles sont toutes là, accessibles gratuitement, avec des sous-titres !

Les limitations pour l’abonnement gratuit sont peu nombreuses : seul un nombre limité d’épisodes est disponible par série. Chaque dernier épisode est généralement publié une huitaine de jours après sa diffusion. Les vidéos sont en basse définition, en Flash.  Les sous-titres sont en « english only« , forcément. Le service est financé par la publicité (force est de constater que nous autres Français ne sommes pas habitués à tant de découpage publicitaire ; cinq coupures pour un épisode de 44 minutes !), mais celles-ci ne sont pas longues.

Pour les plus sériesphages, un abonnement est proposé. Tenez-vous bien, celui-ci est à $7,99 ! A peine 5-6 euros pour avoir la totalité des shows et films en HD (y compris les derniers épisodes, immédiatement), la possibilité de les regarder sur un téléphone portable, sur une tablette ou sur la télé… Je n’ai pas vu si les publicités étaient toujours présentes par contre !

Je suis 100% prêt à payer pour ce type de solution, qui correspond aux usages d’aujourd’hui. Je suis écoeuré de voir les solutions qui se mettent en place pendant ce temps en France : MyTF1 est intéressant techniquement, mais limité au catalogue (pourri) de TF1 tandis que CanalPlay Infinity nécessite de passer par son FAI (et donc limité à la télévision, avec l’impossibilité de regarder les oeuvres ailleurs…).

Megaupload a prouvé que les gens étaient prêts à payer chaque mois pour accéder aux contenus. Le succès de Spotify pour la musique prouve que les utilisateurs peuvent arrêter de pirater quand les solutions légales simplifient leur vie. Les majors, par leur attitude, ont laissé filer des millions vers des entreprises mafieuses qui ont repris ce créneau en main. Comment expliquer une telle incompétence ? Je pensais que pour survivre dans un monde capitaliste, les entreprises devaient écouter le client… et non le contraire ! Hulu est une excellente solution. Qu’attendent nos « majors » pour nous proposer ça dans l’Hexagone ?

Rappel : Hulu n’est pas disponible en France. Il existe toutefois des solu… enfin bref, ask Google !

ACTA, IPRED : Megaupload n’était que le début

Publié le Dimanche janvier 22 2012 à 13:10 par

L’accord se prépare dans la plus grande discrétion par 39 pays. Nos dirigeants se gardent bien d’en faire la publicité, car ils auraient beaucoup de mal à nous le « vendre ». En effet, ACTA (pour Anti-Counterfeiting Trade Agreement ou accord commercial anti-contrefaçon) est un accord qui créerait de nouvelles sanctions pénales forçant les acteurs de l’Internet à surveiller et à censurer les communications en ligne. Sous prétexte de lutte contre les contrefaçons, ACTA forcerait les professionnels du Net a « coopérer » directement avec les industries du divertissement, sans passer par un pouvoir judiciaire. ACTA mettrait Internet et son contenu sous la coupe de quelques lobbyistes. Il autoriserait la mise en place d’une véritable police privée du copyright. Pire : il empêcherait les pays pauvres d’accéder à la culture ou à des médicaments génériques (la contrefaçon ne touchant pas que le net !).

Pendant ce temps, toujours en Europe, les têtes pensantes à la solde des majors et autres lobbyistes de tous poils prépare IPRED, une directive qui harmonise au niveau de l’Union européenne les sanctions civiles (et bientôt pénales) pour tout type d’atteinte à la « propriété intellectuelle » : droit d’auteur, brevets, marques, obtentions végétales, etc. Elle organise donc la répression contre les partageurs, remixeurs, codeurs et inventeurs en tous genres. Là encore, les représentants des industries de loisirs auraient tous pouvoirs pour forcer les FAI ou les partenaires techniques à supprimer des contenus, sans l’intervention d’un juge, sans procès équitable.

Les industries de loisirs, au lieu de réfléchir à de nouvelles formes de commerce ou à une évolution du droit d’auteur pour tenir compte de la réalité d’Internet, ont donc décidé de placer ce réseau globale en coupes réglées. La liberté d’expression, la capacité à innover et le respect des juridictions, elles s’en tapent. C’est la mise en place d’une véritable censure privée qui se profile, avec l’acceptation passive des citoyens, plus consommateurs qu’utilisateurs. Si la propriété intellectuelle se doit d’être défendue, elle ne doit se faire au mépris des peuples et de la liberté d’expression.

Renseignez-vous, alertez ou interrogez vos élus : l’accès à la culture et aux oeuvres se fait et se fera sur Internet. Ne laissons pas les marchands transformer la Toile en galerie commerçante et monter des milices privées pour la surveiller.

Lien : La Quadrature du Net

 

Merci Megaupload !

Publié le Vendredi janvier 20 2012 à 12:03 par

Merci Megaupload ! Voici plus de deux ans que je renouvelle mon abonnement trimestriel à ce service. La justice américaine affirme – sans doute à raison – que l’entreprise cachée dernière les noms de domaine « Mega » blanchi de l’argent, commet des malversations… mais, finalement, je trouve cette entreprise bien plus sympathique que les majors qui ont obtenu sa peau.

Car Megaupload n’a fait que s’insérer dans une faille laissée béante par l’inconsistance et l’incompétence des lobbys des ayants-droits. Alors qu’Internet offre de nouvelles manières de vendre, de distribuer et d’échanger, ils préfèrent faire tenir un business model digne du siècle dernier le plus longtemps possible.

Megaupload m’a permis de télécharger des vidéos en VOSTFR impossibles à trouver légalement sur le marché français. Megaupload m’a permis de télécharger des vidéos jouables sur n’importe quel média : télévision, ordinateur, tablette ou portable. Megaupload m’a permis de découvrir plein de choses que la plupart des chaines françaises ne diffuseront jamais. Megaupload était une solution centralisée me permettant d’échapper à la connerie des studios préférant vendre leur catalogue séparément. Megaupload m’a permis de voir des films qui ne méritaient même pas un paiement à l’unité.

A mon sens, les majors prouvent encore une fois leur bêtise et leur méconnaissance des nouveaux usages liés à Internet. L’internaute d’aujourd’hui va au cinéma, mais il se fout des supports physiques comme le DVD ou des plateformes VOD, trop restrictives. Il veut récupérer un fichier, pouvoir le jouer comme il le veut et sur le support qu’il veut. Non seulement Megaupload travaillait avec les majors (les liens douteux étaient immédiatement supprimés), mais je pense que les majors auraient tout intérêt à créer un Megaupload-like, légal, proposant un catalogue complet et accessible… Mais la gestion des droits malheureusement est un véritable frein à cette utopie. Pourtant, l’internaute moyen est prêt à dépenser de l’argent pour des solutions simples, complètes et offrant un maximum de libertés : le succès de Spotify est un exemple de réussite pour la musique !

Merci Megaupload ! Et merci d’avance à ceux qui reprendront le flambeau, car force est de constater que nous ne sommes pas prêts de voir des offres légales égaler ce que l’Internet « underground » propose. En attendant, je continue à rêver d’une offre légale et intelligente sur Internet.

En 2007, Nicolas disait…

Publié le Jeudi janvier 19 2012 à 12:53 par

C’était en 2007… Nicolas s’engageait… A lui d’en tirer les conséquences !

Les DDM : de l’énergie, du talent et du fun sur scène

Publié le Mardi janvier 17 2012 à 09:31 par

Ils dansent bien, font rire et sont beaux gosses. Ils sont les Drôles De Mecs ou « DDM ». J’ai découvert ces cinq danseurs complètement fous sur scène il y a deux ans grâce à un ami. Si au départ je n’étais pas forcément tenté (5 mecs qui dansent pendant une heure, ça ne me branchait pas trop en fait), j’ai été complètement conquis une fois le spectacle terminé.

Le show, endiablé et sans temps mort, met en scène un univers totalement inclassable, mêlant virtuosité technique, parodie et break dance. On ne s’ennuie pas un seul instant dans ce zapping à 100 à l’heure où s’enchaînent les musiques qui ont hanté nos petits écrans : Alerte à Malibu, Chapeau melon et bottes de cuir, Charlot, Matrix, Les blues brothers, bonne nuit les petits, Claude François… Les danseurs, eux, s’adaptent à chaque univers avec autant de prouesses techniques. Mais ce qui est vraiment génial, c’est qu’on voit qu’ils se marrent ! Combiner danse et break-dance avec des musiques dignes d’un zapping télé, il fallait oser !

J’ai eu la chance de les revoir il y a quelques jours et le spectacle est toujours aussi jouissif et détonnant… (et toujours aussi agréable à mat… regarder !)

A nouveau sur Twitter… mais autrement

Publié le Lundi janvier 16 2012 à 12:49 par

Autant Facebook ne présente qu’un intérêt mineur, en dehors de sa messagerie et de la gestion des évènements, autant j’ai ressenti un certain manque en ayant stoppé Twitter… Je tente donc l’expérience, surtout après les commentaires de Beur-Boy et les quelques mails que j’ai pu recevoir, de revenir, mais différemment. Exit le compte @zepretender ! Le nouveau compte est associé à ce blog ainsi qu’à son contenu : @nainsportentnwk. En sélectionnant mes abonnements différemment et surtout en gérant le compte différemment, j’espère pouvoir à nouveau retrouver ce qui faisait l’utilité première de Twitter : un fil d’information permanent, un outil de partage et d’échanges sur des sujets correspondant à mes passions.

Quel plaisir, en tous cas, de retrouver Nadine Morano :)

Merci Nicolas !

Publié le Vendredi janvier 13 2012 à 19:12 par

Merci Nicolas !

Cinq ans de décisions économiques aussi inutiles que coûteuses pour notre pays ! Tu opposeras que c’est la crise, et toussa… je te répliquerai qu’avant la crise, la Cour des comptes te critiquait déjà.

Merci Nicolas ! Rendez vous le 6 mai prochain pour en finir définitivement, je l’espère, avec toi et ta bande d’incompétents.

Au revoir, Twitter

Publié le Jeudi janvier 12 2012 à 16:35 par

Voilà quelques temps que l’idée me trottait en tête. C’est désormais chose faite : j’ai supprimé mon compte Twitter.

Utiliser Twitter a été l’occasion de débattre sur pas mal de sujets, de croiser des personnes qui sont devenues des amis (n’est ce pas, @djiouls) et de me tenir informé en temps réel sur les sujets qui me passionnent. Au départ réticent, j’ai vite trouvé mes marques : ma pseudo notoriété acquise avec ce blog, ainsi que la toile tissée avec d’autres (ex)blogueurs m’a permis de m’abonner à quelques bonnes sources d’information.

Mais depuis l’arrivée de Google+, mon utilisation de Twitter s’est toutefois réduite… Je trouve dans G+ les mêmes sources d’information, sans les « bruits parasites ». Ce qui me saoule dans Twitter, c’est l’impression de lire un MSN public, avec des choses qui mériteraient parfois plus de confidentialité. Tout comme Beurboy en son temps, certains aspects de ma timeline ont fini par me lasser : le cul omniprésent, des jeux de drague à peine voilés, des stéréotypes, les personnalités égocentriques… Je ne critique pas. Moi aussi j’ai joué aussi ma partition.

Certains me dirons : « choisis mieux tes sources et tes abonnements ». C’est vrai. Mais je ne voulais pas le faire avec ce compte. A ce jeu, je préfère la politique de la terre brûlée : faire table rase et recommencer… si j’en éprouve le besoin un jour. J’ai envie de prendre du recul, d’être moins dans l’immédiat, d’arrêter de suivre des flux interminables pour dénicher un truc intéressant (avec la perte de temps évidente que ça génère). Les amis, je les vois en vrai et les suis sur Facebook. L’information, je l’ai grâce à G+… le reste, c’est du temps de gagné !

Je vais regretter quelques personnes et les échanges que j’ai pu avoir… mais s’ils me lisent ici, ils savent qu’il n’est pas difficile de me retrouver ailleurs, bien que je compte aussi réduire drastiquement ma présence sur Facebook aussi et me limiter à quelques partages, quelques échanges… et surtout l’utiliser pour les évènements et le contact entre les amis.

Bons tweets à ceux qui restent !

Les marques, une nouvelle religion ?

Publié le Mercredi janvier 11 2012 à 18:52 par

« Aaron leur dit: ôtez les anneaux d’or qui sont aux oreilles de vos femmes, de vos fils et de vos filles, et apportez-les-moi. Et tous ôtèrent les anneaux d’or qui étaient à leurs oreilles, et ils les apportèrent à Aaron. Il les reçut de leurs mains, jeta l’or dans un moule, et fit un veau en métal fondu.  » (Exode 32)

Hier, Free, marque fétiche des internautes geeks, déchaînait les passions sur les forums et les réseaux sociaux avec le lancement de son offre mobile. L’entreprise a su parfaitement orchestrer sa communication en s’appuyant sur une armée de fidèles, prompte à relayer le message du chef charismatique, Xavier Niel. Dans une conférence aux allures de grand-messe, le PDG de Free a harangué ses adversaires et s’est posé en défenseur de consommateurs considérés comme des « vaches à lait » par les autres. Free est là pour vous défendre. Free, c’est « David contre Goliath ». Les réactions enthousiastes qui n’ont pas manqué de fuser ont parfois frôlé l’hystérie… Le pire apparaissant dans les réponses aux personnes pas forcément convaincues ou émettant un avis divergeant. Il faut être prêt à recevoir des coups quand on bouscule une idole.

Si l’arrivée de Free sur un marché sclérosé est une excellente chose et si, dans le passé, cette entreprise a su faire bouger les lignes dans le domaine de l’Internet, elle n’est toutefois pas plus vertueuse que les autres. Le « messie » n’est qu’une société opportuniste qui a su correctement se placer et innover. Néanmoins, dans le domaine d’Internet comme du téléphone, innover ne suffit pas : le facteur prix était indispensable pour se différentier d’acteurs puissants déjà en place. De plus, Free est loin d’être un « David »… C’est même une grosse entreprise, qui a souvent fait parler d’elle avec des problèmes liés au droit du consommateur, aux clauses contractuelles léonines, aux conditions de travail et respect du salarié… A voir toute cette agitation, j’ai parfois l’impression de voir des poules se ruant dans un nouveau poulailler pour échapper au soit-disant renard… qui se feront plumer par le fermier une fois enfermées…

Une communication basée sur l’affectif

Force est de constater que les temps ont changé. Les idoles d’autrefois se sont fait remplacer par de nouvelles, plus contemporaines : Apple, Google, Nike, Free… les marques à fort potentiel affectif se transforment en boussoles pour une société de consommation en manque de repères. L’homme se définit désormais par ce qu’il consomme. Avouons-le tout de suite, nous y perdons au change… Même athée et profondément iconoclaste, je trouve que des valeurs comme « aimez-vous les uns les autres » et « aime ton prochain » avaient plus de classe que « nouveau forfait à 19.99€ » ou « Just do it ». Las… L’homme a besoin de croire. C’est génétique, paraît-il. Face au déclin des religions, il a donc trouvé de nouvelles dévotions propres à satisfaire son besoin d’expériences mystiques, de reconnaissance sociale et d’appartenance. Les grandes marques l’ont compris et, derrière les innovations, communiquent avant tout sur le canal affectif et le sentiment d’appartenance à une communauté.

Je ne reproche pas à Free son arrivée sur le marché mobile, bien au contraire, je remercie Xavier Niel de donner un coup de pied au cul des trois autres. J’avoue même trouver les produits Apple remarquables (bien qu’inadaptés à mes besoins et convictions). Je reproche surtout aux individus d’avoir troqué leur libre arbitre contre une attitude consumériste – de suivisme passif – et de prendre la défense de marques comme on défendrait de grandes causes… de vraies causes. Mais à chacun sa religion, hein !

Découvrez les mystères de Spin

Publié le Mardi janvier 10 2012 à 16:19 par

Un soir, trois gamins fuient une soirée entre adultes et se retrouvent dans le jardin. Diane, son frère Jason et leur ami Tyler regardent les étoiles tout en bavardant. Soudain, c’est la nuit noire… En un instant, les étoiles et la lune disparaissent. Au petit matin, tout semble pourtant normal, à part que les satellites ne répondent plus… Les scientifiques découvrent que la Terre est désormais coupée du reste de l’univers par une sorte de barrière, le Spin. Derrière cette membrane invisible, le temps est comme distordu et avance à toute vitesse. Très bientôt, une cinquantaine d’année au plus, le soleil mourra et embrasera la galaxie.

Spin, de Robert-Charles Wilson, est un roman de science fiction comme je les aime. Les trois héros vont, chacun à leur manière, être pris dans la spirale du Spin. Leur vie en sera affectée. L’un deviendra l’un des experts les plus renommés sur ce phénomène, l’autre, boulversée, rejoindra des mouvements religieux pendant que le dernier tentera de garder le lien entre les deux. Partout ailleurs, personne ne peut ignorer que la vie terrestre est en passe de se terminer.

L’histoire oscille entre le présent, que l’auteur dévoile au de temps en temps au fil des chapitres, et le passé…  Au fil des pages, les deux temps vont toutefois se rejoindre. Action, politique et fin du monde : quel beau mélange pour un ouvrage très agréable à lire et très prenant ! Mon coup de coeur SF de ce début d’année. Idéal pour mon Cybook Odyssey :)

Disponible dans toutes les bonnes crèmeries en format papier et numérique.

Méthode Dukan ou doctrine Dukon ?

Publié le Lundi janvier 9 2012 à 14:37 par

Le nutritionniste millionnaire Pierre Dukan a récemment proposé au Président de la Républiqueune série de mesures-chocs pour réduire le problème du surpoids en France. Parmi elles, il recommande carrément de mettre en place « une option ‘poids d’équilibre’ au baccalauréat rapportant des points d’option pour ceux qui arrivent à garder un indice de masse corporelle compris entre 18 et 25 entre la seconde et la terminale. » En clair : si tu es gros au Bac, tu te tapes un zéro !

Dukan est avant tout connu pour son fameux régime hyper protéiné, encensé par ses fans, mais sévèrement critiqué par l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses), qui juge le manque d’apport de certains aliments comme dangereux pour la santé. Ce professionnel, ancien neurologue reconverti dans la nutrition, tenterait-il une incursion dans le domaine politique ? Une chose est certaine : il a su créer le buzz au moment de la sortie de sa nouvelle méthode.

Je trouve que ses idées et propos sont discutables, voir dangereux. Deux choses me choquent fortement.

La première est cette « méthode Dukan ». Si celle-ci semble efficace – on perd réellement du poids –, les quelques amis médecins que j’ai pu contacter sont extrêmement réservés à son sujet. Outre les carences générées par l’unique apport de protéines, la plupart des régimes Dukan observés se sont soldés… par une reprise de poids ! Selon l’un des amis médecin qui a eu la sympathie de me répondre, il faut une « volonté de fer » pour supporter les restrictions (Il y a donc autant de raisons de craquer). Il ajoute d’ailleurs qu’« il n’y a pas de bon ‘régime’. Il faut juste réapprendre à se nourrir correctement, c’est de l’éducation nutritionnelle plus qu’un régime qu’il faut envisager, ainsi qu’une augmentation des dépenses énergétiques avec un peu de sport. On bassine les gens avec le fait qu’ils doivent manger moins, on ferait mieux de les bassiner avec le fait qu’ils devraient bouger un peu plus… »

La promotion d’un conformisme physique

La seconde – la plus importante à mes yeux – est que Dukan sanctionne les obèses qui n’arriveraient pas à maigrir. Cette façon d’aborder ce mal – car c’est une souffrance pour certains, une vraie maladie – est dérangeante de la part d’un nutritionniste… pour ne pas dire scandaleuse. Elle promeut un conformisme physique déjà seriné par une certaine presse… Non seulement les causes de l’obésité peuvent être génétiques, mais elles peuvent aussi dépendre de l’alimentation imposée par les parents… Par les temps qui courent, bien manger coûte cher. Tout le monde a-t-il les moyens de Monsieur Dukan ou de ses adeptes ? Certainement pas. Selon mon pote médecin, elle risque d’encourager des « troubles du comportement alimentaires » de la part de jeunes déjà mal dans leur peau et stressés.  Pour avoir connu ce type de comportement l’année de mes 20 ans, juste pour « être dans la norme », je sais combien ce type de régime est éprouvant moralement pour soi comme pour l’entourage.

La prise de poids doit-elle être combattue lorsqu’elle présente un risque pour la santé du patient ou pour satisfaire un conformisme social de beauté ? Doit-on punir les gens ne pouvant (ou ne voulant) pas maigrir et vivant malgré tout tout à fait sainement ? Doit-on encourager un homme encourageant des comportements dangereux (via une méthode très contestée) juste pour se sentir « dans la norme » ? Je ne pense pas. Apprenons plutôt à mieux manger, vivre en accord avec soi, accepter les différences… et la société ira peut être un peu mieux.

La sérénade des 500 signatures

Publié le Dimanche janvier 8 2012 à 15:35 par

Elle a osé ! Ils ont encore osé ! Tous les cinq ans, le Front National ressort le vieux disque éculé des 500 signatures que le parti peine à obtenir. Tous les cinq ans, les médias couvrent cette farce grotesque. Cette année, elle éructe, la Marine, elle menace et brandit l’étendard démocratique. «  Si les choses continuent à ce rythme, je risque de ne pouvoir être candidate en avril prochain. Cette vérité les Français doivent la connaître », affirme-t-elle

500 signatures, pour quoi faire d’abord ? Dès la mise en place du suffrage universel, De Gaulle a souhaité mettre en place des règles pour éviter la multiplicité des candidatures à la course à la présidence, mais aussi et surtout pour éviter les candidatures fantaisistes. Au départ, il fallait 100 signatures d’élus… seuil relevé à 500 signatures d’élus provenant d’au moins 30 départements différents (50 signatures maximum par département). Les 36 000 maires, mais aussi les députés, les sénateurs, les parlementaires européens, les conseillers régionaux et généraux ainsi que des membres de l’Assemblée corse et des Assemblées d’outre-mer peuvent voter, soit une base de 47 000 signatures possibles. Le candidat parrainé à l’assurance d’avoir une assise suffisante dans le pays. Oui, mais le soutien au candidat est public ! Or, la tentation des grands partis de faire pression sur les petits élus est grande : chantage aux subventions, par exemple.

Je veux bien croire que le dernier argument soit important. Toutefois, il est impensable que les 47 000 élus soient tous sous la sellette des grands partis. La base électorale reste tout de même importante pour permettre à d’autres petits candidats de se présenter.

Marine Le Pen nous ressort donc l’éternelle sérénade d’un Front National luttant vaillamment contre le « Système UMPS » et les barrières qu’il lui oppose. Qu’importe si, comme d’habitude, le parti d’extrême droite présentera ses 500 signatures : cela conforte ses électeurs, les motive, les soude… Ce « seul contre tous » est la même méthode de communication utilisée par les sectes pour convaincre des fidèles : si le mouvement est martyrisé, n’est-ce pas parce qu’il détient la vérité ? Une chose est sûre : Le Pen père avait refusé des parrainages en 2007… preuve qu’il en avait suffisamment !

Il peut être choquant qu’un parti représentant 20% des suffrages exprimés (pas de la population, hein !) ne soit pas en course pour une élection présidentielle. Pourtant, si le Front National veut réellement disposer de 500 signatures, qu’il ait des élus locaux acquis à sa cause, qu’il arrête de présenter n’importe qui aux élections locales ! Et que Marine et son père arrêtent de nous casser les couilles avec ses stratégies éculées : ils ont les 500 signatures.

illustration : l’atelier de Denis

Le « sale mec » qui fâche… pour rien !

Publié le Mercredi janvier 4 2012 à 15:45 par

Ouf ! L’UMP, en mal d’idées pour masquer l’échec de 5 ans de sarkozysme, vient de trouver un nouveau cheval de bataille. François Hollande aurait qualifié le président-candidat sortant de « sale mec ». Immédiatement, les portes-flingues de Nicolas Sarkozy, Morano et Guéant en tête, ont accablé le candidat socialiste de critiques : « indigne d’un candidat à cette fonction » et j’en passe.

En réalité, les propos de François Hollande sont plus mesurés, même si le « sale mec » apparaît en effet. Lors d’un déjeuner, les journalistes lui demandent de se mettre dans la peau de son concurrent. Hollande réplique « Il va se présenter devant les Français et leur dire : Je suis un président en échec depuis cinq ans, je suis un sale mec, mais réélisez-moi parce que, dans cette période difficile, je suis le seul capable. »

Tant pis, la droite va s’approprier ses propos et faire feu de tout bois. Cette même droite oubliera certainement les saillies de son poulain à l’égard de ses homologues internationaux, des journalistes « Amis pédophiles, à demain », à ses concurrents… et même des Bretons !

Alors, chers amis de droite, arrêtez de jouer les pleureuses et nettoyez soigneusement devant votre porte. Non seulement les propos de François Hollande sont tirés de leur contexte, mais en plus votre chouchou de candidat a fait bien pire alors qu’il était déjà confortablement installé dans la fonction présidentielle. La seule vérité que j’en retire, c’est que vous n’avez rien à dire, aucun bilan à défendre… et que vous n’avez que l’invective pour exister. J’espère que les urnes vous enverront promener loin du pouvoir tant vous ne le méritez plus.

Quand l’industrie du livre s’enlise dans les mêmes erreurs que celle du ciné ou de la musique

Publié le Mardi janvier 3 2012 à 17:58 par

Me voici heureux propriétaire d’un eBook reader, liseuse électronique en français. Cette petite tablette à l’encre numérique (e-Ink) permet une lecture sans la fatigue oculaire généralement constatée sur les tablettes numériques (iPad et autres). J’avoue, c’est un véritable plaisir car l’outil se range facilement dans son sac, ne prend pas de place et contient déjà l’ensemble de ma bibliothèque papier. Je redécouvre les joies de la lecture dans le métro…

Mon choix s’est porté sur le Cybook Odyssey de Bookeen. Une magnifique tablette tactille et doté d’une technologie exclusive d’encre numérique rapide. Le Cybook Odyssey est surtout l’une des liseuses électroniques capables d’afficher le plus de formats : ePub, ePub protégés, PDF et j’en passe…

Le choix de la tablette ne fut pas facile car, encore une fois, les professionnels du secteur ont décidé de créer plusieurs écosystèmes, jalousement protégés par des DRM (digital right management ou verrous numériques) compliquant la vie des utilisateurs. Impossible, pour moi, d’acheter un livre numérique sur Amazon, puisque celui-ci ne sera lisible que sur sa tablette maison, le Kindle. Inversement, les possesseurs de Kindle ne pourront pas aller acheter leurs livres dans une autre boutique qu’Amazon. C’est pareil avec la boutique livre d’Apple : réservée aux iPads… Le client est donc piégé dans un écosystème totalement fermé et opaque. Le jour où l’utilisateur veut changer de système de lecture, les livres qu’il aura légalement acheté ne pourront pas être lus sur une plateforme concurrente… Voilà qui rend les choses bien compliquées…

Vous souhaitez acheter légalement un livre numérique ? Assurez vous d'abord d'être dans la boutique qui est autorisée sur votre liseuse !

Si ce choix se justifie pour l’industrie de l’édition, elle est carrément intolérable pour le consommateur. Quel intérêt d’acheter un livre numérique si l’achat de celui-ci nous lie définitivement avec une boutique ? Quel intérêt avons-nous à devoir acheter un terminal en fonction de la boutique, alors que celles-ci devraient proposer des solutions communes ? L’industrie de l’édition suit donc le même mauvais chemin que ses consoeurs de la musique et du cinéma, au mépris de ses clients.

Les DRM empêchent déjà de pouvoir prêter un livre comme on le souhaite, empêchent de partager… Si en plus ils empêchent d’acheter où on souhaite et nous lient à un matériel donné, c’est presque de l’arnaque ! Ces difficultés encouragent, une fois encore, le piratage. Avec un livre numérique à peine moins cher que sa version papier, on pouvait espérer moins de contraintes et plus de libertés, d’interopérabilité.

Heureusement, il existe plein de solutions (illégales, forcément) pour contourner ces protections. Un livre légalement acheté à la Fnac pourra ainsi rejoindre la bibliothèque Kindle et inversement.  Ask Google, si vous aussi vous avez un problème !

Et bonne lecture !

Le texte de Korben à ce sujet.

Once upon a time : et si la méchante sorcière avait gagné ?

Publié le Vendredi décembre 23 2011 à 16:01 par

C’est la fin d’un conte. Alors que Blanche Neige et son (délicieux) prince charmant sont sur le point de se marier, juste après le baisé salvateur et avant le « they lived happily ever after« , la méchante sorcière fait son apparition. Face à la foule médusée, elle ne s’avoue pas vaincue et promet une vengeance à la hauteur de l’affront. Elle et invoque une terrible malédiction, promettant à tous d’être emprisonnés jusqu’à la fin des temps dans une prison tout à fait particulière. Sans le savoir, les personnages du monde imaginaire vont se retrouver coincés dans la petite bourgade de StoryBrooke. Amnésiques, inconscients de qui ils sont en réalité, ils sont devenus « réels » et vivent une vie sans joie sous le regard de la méchante reine, devenu maire de la ville. L’arrivée d’Emma Swann, une jeune femme au passé trouble, dans cette bourgade va fissurer progressivement la malédiction. Le retour vers les fins heureuses ?

Once upon a time était l’une des séries les plus attendues outre Atlantique. Sept épisodes ont été actuellement diffusés. L’histoire oscille entre deux mondes : imaginaire et réel. Tous les personnages sont là : Blanche Neige, le petit chaperon rouge et sa grand-mère, le shériff, Jéminy Cricket… mais tous ignorent qui ils sont. Ils ont oublié. Même le temps s’est arrêté. Leur malheur quotidien fait le bonheur de Régina, méchante sorcière devenue maire tyrannique et la seule à ne pas avoir perdu la mémoire. Emma, d’abord incrédule face aux contes à dormir debout, va progressivement regarder les habitants – et le maire – d’un tout autre oeil.

Si l’idée est intéressante et que l’histoire se tient, la réalisation est assez moyenne. Les flashbacks vers le monde imaginaire donnent lieu à des effets spéciaux parfois trop cheap, des décors trop repérables et propres… Mais c’est dans le monde réel que la série prend tout son intérêt. Le spectateur s’amuse à reconnaître les détails et les contes qui parcourent Storybrooke, à hurler contre l’actrice principale qui continue de douter malgré ces mêmes détails qui s’entassent sous ses yeux. Qu’importe ! La magie est là… et on a hâte de savoir si la terrible malédiction sera brisée et la méchante Régina – véritable « biatche » brune – sera défaite.

 

Improvisation : premier spectacle de l’année

Publié le Dimanche décembre 18 2011 à 11:39 par

J’ai recommencé l’impro cette année dans une nouvelle structure, avec de nouveaux coéquipiers. Nous avons joué notre premier spectacle samedi 17 décembre. Au programme ? De la narration, une forme particulière d’improvisation, avec ses règles, imposant quelques étapes indispensables à la construction d’une scène. Si au début je me suis senti prisonnier d’un carcan, avec l’impression que ces règles bridaient l’imagination, je me suis finalement aperçu qu’on pouvait résolument les tourner à son avantage. Merci à Soeur d’avoir filmé les quelques scènes… où je joue :) En voici deux pour le fun (et pour la famille).

La Baby Sitter
Deux parents, un pingre et une généreuse… et l’obligation, dans la scène, qu’une baby sitteuse découvre des photos de ses précurseurs… toutes mortes ! Le film démarre à mon entrée sur scène.

La grande traversée
Juste « la grande traversée » en thème… et un savoureux voyage dans la jungle !

On fait de drôles de rencontres dans la jungle !

Concrètement, cinq ans de Sarkozysme et dix ans de droite, ça donne ça !

Publié le Mercredi décembre 14 2011 à 23:41 par

On pourrait penser que le site officiel de François Hollande manque d’objectivité quand il s’agit de tacler son adversaire… Il n’empêche : les chiffres sont issus de sources fiables et objectives. On est bien loin du satisfecit du président-candidat !

  1. De 1175.9 (1er trimestre 2007, Insee) à 1788 milliards d’euros à la mi-2012 (prévisions Bercy/Banque de France et rapport du projet de loi de finances pour 2012).
  2. Liste établie par le journal Le Monde sur la base des travaux de la commission des finances de l’Assemblée nationale présidée par Jérôme Cahuzac. Par ailleurs, les prélèvements obligatoires sont passés de 43.3% du PIB -818.9 milliards- en 2007 à 44.5% -920.9 milliards- en 2012 (Insee/conseil des prélèvements obligatoires et rapport du projet de loi de finances pour 2012).
  3. Hausse entre 2002 (Nicolas Sarkozy était ministre de l’Intérieur) et 2010 (rapport thématique de la Cour des comptes, 2011).
  4. En utilisant le seuil de pauvreté à 60 % du niveau de vie médian, chiffres Insee/Observatoire des inégalités. En 2008, 7.836 millions de personnes vivaient sous le seuil de pauvreté. En 2009, 8.173 vivaient sous le seuil de pauvreté.
  5. 66000 suppressions de postes entre 2007 et 2011 auxquelles il faut ajouter les 14000 suppressions programmées à la rentrée 2012.
  6. Classement mondial effectué par RSF.
  7. Rapport 2011 de Médecins du Monde.
  8. Chiffres de l’Insee (2010).
  9. De 9,5 milliards d’euros de déficit en 2007, nous sommes passés à 18.2 milliards à la fin 2011 (rapport du projet de loi de financement de la sécurité sociale).
  10. De 39.1 milliards d’euros de déficit en 2007, nous sommes passés à 75 milliards à la fin 2011 (prévisions Bercy).
  11. Le taux de croissance cumulé sur la période 2007-2011 est de 2.6% (avec un taux de 1.7% pour 2011). Fin 2006, le taux de croissance était à 2.5% (Chiffres Insee).
  12. En 2002, la France comptait 4.045.000 emplois industriels. Elle en compte 3.292.000 au troisième trimestre 2011, soit une baisse de 750.000 (chiffres de l’Insee 2011).
  13. Chiffres de l’Insee (2010).

Ne m’obligez pas à voler – Don’t Make Me Steal

Publié le Mardi décembre 6 2011 à 19:04 par

Le titre a de quoi faire sourire. Pourtant, c’est le nom d’un manifeste présent sur Internet qui commence à recueillir pas mal de signatures. Les internautes s’engagent à ne plus pirater de films ou de séries si des critères simples sont pris en compte par les Majors. Une bonne manière de réconcilier Internet et droit d’auteur ?

Prix, catalogue, disponibilité des titres, absence de DRM (verrou numérique) ou de restrictions, présence des bandes-son originales… autant de petites choses qui rendraient le piratage caduque. Pourquoi ? Parce que le consommateur aurait alors une plateforme pratique et facile, limitant de facto le besoin de pirater. Plus besoin de parcourir les sites de warez en espérant trouver un fichier de qualité (chose parfois difficile quand en plus on veut une VOSTFR). Qu’on le veuille ou non, Internet a complètement modifié notre manière de consommer. Il est illusoire de prétendre remporter la course contre le piratage en musclant toujours plus les verrous numériques. Le consommateur veut de la simplicité. Actuellement, il est plus simple de pirater un film que de s’appuyer sur les plateformes VOD en France ! Un comble ! Le succès de Spotify dans le domaine de la musique l’a pourtant prouvé : le consommateur est prêt à payer pour un service complet et qui marche. Certes, Spotify s’appuie encore sur des contenus protégés, mais il est aussi multiplateforme.

Partant de ces principes simples, des expériences commencent à voir le jour, comme Wakanim, qui propose à l’achat des séries d’animation asiatique en qualité HD et sans DRM ! Une fois acheté, l’utilisateur peut en faire ce qu’il veut : le lire sur son PC, le transférer sur sa tablette ou smartphone, quelque soit leur marque… Mieux ! Les délais de mise en ligne sont quasi simultanés avec la diffusion originale, en VOSTFR de qualité. A 1,60€ l’épisode, l’offre est intéressante…

Qu’un site comme Dpstream voit le jour, avec un catalogue aussi complet, avec des vidéos encodées proprement, en multilingue et avec la possibilité de les transférer librement sur mon téléphone, sans restrictions… eh bien je signe tout de suite. Le piratage n’est pas une fatalité : il se développe en grande partie face à l’absence d’une offre de services novateurs dignes de ce nom.

Dontmakemesteal.com