Malgré mon statut d’homosexuel affirmé (certifié ISO 9669), j’avoue mes penchants pour des sonorités rock, voire rock qui gueule bien… J’aime notamment le rock gothique à la Nightwish ou Within Temptation (et ne crache d’ailleurs pas sur la découverte d’autres groupes de ce type). Un ami et moi nous sommes amusés à repérer ce qui faisait le succès de ces groupes : une mise en scène tout en noir et surtout des paroles dénuées de tout sens et intérêt. Qu’importe le texte tant qu’on arrive à placer des mots comme « sins » (pêchés), « pain » (douleur), « sorrow » (chagrin), « dark » (noir), « darkness » (ténèbres)… On prend tout ça, on mélange et on obtient une soupe incompréhensible, mais qui saura toucher l’âme des gothiques en mal d’émotions douloureuses.
Fort de cette découverte incroyable, nous avons immédiatement pensé à une artiste réputée pour son goût pour les mots compliqués. Une artiste dotée d’une voix inaudible, réalisant avec brio une soupe avec tous les termes les plus alambiqués du Littré. Le mélange final ne veut pas dire grand-chose, mais qu’importe. Plus c’est incompréhensible, plus elle touche au génie (dixit les fans). La légendaire petite larme les catapulte au septième ciel. Là encore, les fidèles sont touchés dans leur imaginaire. Ils ne sont peut-être pas habillés de noir, mais ils ont aussi leurs codes… Sacrée Mylène ! Je n’aurai jamais imaginé pouvoir la raccrocher un jour au rock gothique !
