La consommation au service de la stabilité française
Tout va mal partout dans le monde et pourtant, notre belle société jouit d’une stabilité exceptionnelle. TF1 et ses programmes laveurs de cerveau ne peuvent être les seuls facteurs de cette inertie ambiante… La réponse vient peut-être d’ailleurs.
La stabilité, c’est avant tout une question de repères et de rythme. Or, notre société consommatrice repose de plus en plus sur une partition bien rodée avec ses grands rendez-vous. Elle commence en janvier avec la semaine du blanc, puis les soldes. En février, on fête la Saint-Valentin. Après un petit creux, on attaque Cannes, Roland Garros puis les fêtes des mères et des pères aux mois de mai et juin. Rapidement, on se tape les soldes d’été, les vacances et le Tour de France avant de (déjà) penser à la rentrée scolaire. La Toussaint et Halloween approchent à grands pas et les fêtes de fin d’année trustent les derniers mois. Jamais un temps mort. On passe d’un évènement à un autre sans s’en rendre compte. Notre esprit est toujours occupé – bombardé – par des messages publicitaires qui donnent le tempo à notre vie. Pendant ce temps, on ne prend pas le temps de réfléchir au monde qui nous entoure. Cette frénésie constante est pourtant savamment bien orchestrée : médias et grands distributeurs ont délibérément créé ce rythme qui berce les consommateurs d’une cadence aussi rassurante que stable. Dormez, braves gens ! La Terre n’a pas besoin de vous pour tourner… Tout ce qu’il vous faut faire, c’est de vivre à son rythme… et de consommer, bien sûr !

Tu oublies Pâques entre la St Valentin et Cannes
Je confirme. Pour avoir bossé en relations publiques sur des biens de consommation pendant un moment, on passait d’un marronnier à l’autre sans jamais s’arrêter…
Cons, sommés de consommer, en somme.
@Leto : Et la Gaypride ! xD
@Zep : je suis plus ou moins d’accord avec toi.
) et on apprend à en perdre d’autres. Autrefois je fêtais la st jean, et aujourd’hui je ne sais même plus si ça existe, avant j’allais dans les kermesses, les fest noz, etc …
OK on fonctionne en cycle et ça profite à la société de consommation (et surtout à ceux qui la vende) mais je ne crois pas que ce soit un fait nouveau. Les festivités/évènements que tu décris existent pour certains depuis longtemps, d’autres depuis peu et les remplacement discrets sont légions. Un festival meurt, un autre apparaît à sa place. Une nouvel fête apparaît régulièrement (dernièrement la fête des admins réseaux
Le roulement c’est quelque de naturel, on cycle tout parce que notre monde est constitué de périodes cycliques : les années, les marées, les lunes, les saisons, les étoiles, les migrations des oiseaux … Autrefois les cycles étaient différents : c’était les vendanges, les cultures du maïs, des choux-fleurs, le marché des bêtes à paris, avant c’était les pèlerinages, avant encore c’étaient les campagnes de guerre en mars. Etc.
En soit, le rythme n’est pas forcément un mal, ça crée de l’activité.
Le rythme est certes toujours le même, mais l’intérêt c’est la possibilité de passer d’un instrument à l’autre et de choisir quelles notes on joue.
Je te rejoins quand même sur un point : la propension à utiliser les évènements comme support de pub est exécrable et le martelage est la meilleure technique de lavage de cerveau. Malheureusement