Faut-il coucher ou pas le premier soir ?

Billet publié par le Lundi 25 janvier 2010 à 10:28

Parmi les grandes questions existentielles qui animent mon quotidien, il y a « qui de la poule ou l’œuf est arrivé le premier ? » ou « où allons nous ? » ou « pourquoi Bachelot n’a-t-elle pas osé les Croc bleues après l’épisodie de grippe A ? ». Vous connaissez aussi mes interrogations (légitimes) sur la place du SMS après un rendez-vous… La dernière question à la mode est « coucher le premier soir ruine-t-il toute possibilité de relation sérieuse ensuite ? »

Cette réflexion a été mise en avant depuis fort longtemps par des courants philosophiques opposés, notamment l’institut F. Bonney-de-Baucaire d’une part et la Fondation pour les vieilles souches qui parlent, de l’autre. Quand l’un affirme que coucher dès les premières secondes – après le verre d’eau règlementaire – ne nuit pas à la possibilité d’une relation à long terme (et qu’on peut sortir la grosse artillerie dès la première nuit), l’autre soutient mordicus que certaines étapes précises sont nécessaires (frôlement de main le premier jour, œil coquin le second, piou le troisième etc.). Je reconnais que ce paragraphe frise la private joke que peu de lecteurs comprendront.

Pourquoi réfléchir à un sujet si capital ? Tout simplement parce qu’un garçon m’a sorti que malgré la « belle rencontre », « coucher dès le premier soir (lui créait) un blocage pour une éventuelle suite à donner ». Pourtant, ce jeune-homme n’était pas du tout rencontré à cette fin et ce sont plutôt les mojitos qui ont commandé les neurones ce soir là. Les mauvaises langues y verront une excuse cousue de fil blanc pour éviter de me revoir… J’accorde toutefois le bénéfice du doute. Chacun ses blocages. Moi, ce sont les fans des Télétubbies ou de Nicolas Sarkozy qui me grippent.

Ami(e)s hétéros ou homos, même combat ! Qu’en pensez-vous ? Personnellement, je n’ai pas d’idées sur la question. Je trouve que c’est vraiment se faire mal au crâne pour pas grand chose. Le sexe n’empêche pas de respecter ou d’avoir envie de continuer de découvrir quelqu’un. Mais je conçois qu’il existe des courants divergeants.

Croyez-vous comme certains qu’un « plan cul » ne peut se transformer en belle histoire ? Est-ce que coucher après minuit peut-il être considéré comme le premier soir puisqu’on est déjà le lendemain ? Pensez-vous que le sexe parasite la découverte de l’autre ? Et purquoi Roselyne Bachelot ne s’habille-t-elle pas chez Uniqlo ?

(et merci à Madame le Ministre d’illustrer cet article sur la sexualité… ;) )


Billets similaires :

10 commentaires à “Faut-il coucher ou pas le premier soir ?”

  1. Il me semble ab-so-lu-ment évident que coucher ou pas le premier soir ne change rien à l’avenir de la relation.
    En plus, je ne vois vraiment pas l’intérêt d’attendre le soir.

  2. Cela dit, si je regarde le ratio :
    nbre du garcon qui est devenu mon mari
    DIVISE PAR
    nbre de garcons avec qui j’ai couché le premier soir

    .. cette statistique m’indique que la probabilité d’avoir une histoire après un plan cul est faible. Très très faible.

  3. Lithis

    Arf dur question que ne comprendrons jamais ceux qui ne s’en posent pas (en amour en tout cas !) Effectivement est il sérieux de sortir avec un mec qu’on peut baiser facilement ? S’il a fait ca avec moi il l’a peut etre fait avec la moitié du marais ? Ai-je vraiment envie de collectionner les mst comme des pokemons ? (Tous ceci n’est pas significatif bien sur mais on part du principe que « je » se pose beaucoup de question…)
    C’est agréable aussi quand il y a de la resistance ! D’une ca fait monter la pression ! De deux …. c’est tellement agréable un gars qui ne se donne pas trop facilement ! On a l’impression qu’il nous prend au sérieux, qu’on va pas etre le 10 000 ème nom sur la liste des mecs qui lui sont passer dessus ! (et y en a encore plus a venir ! d’ailleur pas sur qu’il se rappel de ma tete dans un mois !) Enfin j’dis ca mais c’est le genre d’idée qui traversera jamais la tete d’un gay !

    Donc, je penche pour la deuxieme solution ! Surtoutqu’il y a alcool ! Y a des mecs que ca rend amoureux pour la vie et plus rien le lendemain !!!

    Bref ménage ta santé Zep et dit toi que la baise… heu… bein… c’est la baise…

  4. +1 avec Erwan, tout simplement. ;)

  5. MikMax

    Je ne sais si on peut parler de premier soir , c’était le premier rdv mais on avait eu occasion de parler auparavant, en tout cas cela fait plus de 6 ans que je suis avec mon Mec et coucher le premier soir ne nous a en rien gêné.La complicité que l’on dégage au lit peut tout aussi bien permettre de démarrer l’apprentissage de l’autre que les simples frottis de main , ceux là continuent même après avoir couché ^^ Je ne vois pas l’interêt de se retenir si l’alchimie se fait et que l’on en crève d’envie simplement pour se dire , on l’a pas fait le premier soir même si on en avait très envie :p Je pense que ce qui fait qu’un couple dure , n’a rien à voir avec le fait de coucher ou non le premier soir , c’est une lente évolution trop complexe pour être déterminé par un paramètre , hormis l’Amour qu’on ressent pour l’autre et le « nous ».

  6. Snooze

    Je ne pense pas que le précepte très Nadine de Rothschild (dont tu aurais pu parer ton article au côté de la Roselyne) « à coucher dès le premier soir, l’existence d’un mari prendra retard » soit fondé.
    Par contre l’un des points majeurs du fondement de la relation suivie est pour ma part celui de l’âge. Plus on vieillit (et tout le monde doit y passer, malgré ce que certaines petites idiotes pensent), plus on a d’attentes, d’exigences, plus on a de peurs également ainsi que de plans (Q) sur la comète. Tout ça ne facilite pas l’établissement durable pas plus que le côté impérieux du temps qui passe et qui fait que l’on veut tout, tout de suite (cad le mec qui nous fait rire, qui baise comme un dieu, qui est intéressant en société et au quotidien, qui est d’une beauté confondante, qui nous met en valeur, qui fait que tous nos amis envient notre bonheur etc.) sans laisser le temps à la relation de s’installer. Là encore, ces histoires de coup de foudre, d’étincelle, de passion effrénée sont tellement marginales qu’il faut arrêter d’y croire.
    Avec l’insouciance de la jeunesse et une certaine désinvolture, il arrive qu’après la rencontre (qu’on ait couché ou non dès le premier soir), on ne se pose (presque) aucune question existentielle, qu’on se laisse ainsi porter sans même penser au lendemain (pour ne pas dire à l’avenir) et que l’on se réveille 18 ans après au côté de la même personne avec un immense plaisir et une joie non dissimulée de tordre le coup à certaines images d’Épinal sur les couples homos.
    But remember: Love is a battlefield ! :)

  7. Papa

    Salut
    Il faut profiter de chaque jours qui passe, personne ne peut dire de quoi sera fait demain
    Mieux vaut prendre une gifle que de regretter.
    Bonne journée

  8. Bassklar

    Bien d’accord avec Erwan et avec MikMax. J’ai eu une relation de plus de 3 ans avec un mec avec qui j’ai couché dès le premier soir.

    Bon, après sur le ration plans culs / relations, comme une relation durable c’est forcément la perle rare, il est nécessairement bas (sauf, bien entendu, à refuser absolument les plans cul).

  9. - Je vous préviens: Je ne couche jamais le premier soir. – Et le dernier? Car dans l’affirmative, nous pourrions tout à fait envisager de ne plus nous revoir à partir de demain…
    (P Geluck)

    Et si je dis que j’aimerais bien coucher le premier soir, moi, est-ce que j’ai l’air désespéré? Oui? Bon, je sors.

  10. Jarod_

    Moi je pars du principe que le mec qui ne te saute pas dessus direct pour baiser, bhein ça veut dire qu’il a du respect et qu’il sait attendre le bon moment. Du coup il m’apparait tout de suite comme une valeur sûre. A contrario le mec qui te touche la bite alors qu’il connait à peine ton prénom et qui se frotte sur ta jambe attendant avec impatience le moment du couchage, bhein là je me dis que le mec aura vite fait d’aller voir ailleurs dès que j’aurai le dos tourné…. Après, je n’aime pas faire des généralités !


Laisser un commentaire