L’avocat d’Eric Woerth clame que rien n’accuse son client. Pénalement, rien ne peut (encore) lui être reproché. C’est certainement vrai. Je ne suis pas assez calé en droit des affaire mention « ès cols blancs » pour juger. D’ailleurs, si jugement il y a, il sera rendu par un juge.
Mais force est de constater que l’été n’a pas permit au « soufflé Woerth » de retomber. Les suspicions de clientelisme, de favoritisme et de passes-droit en tout genre s’accumulent. Entre un Patrick De Maistre qu’il ne connait officiellement pas mais dont il demande la légion d’honneur quand même, entre la vente douteuse de terrains à Gentilly, et j’en passe, le « plus honnête de tous » devient le visage de ce qu’est la Sarkozie : un monde où les gens de bon aloi ont tous les droits quand tous les autres peinent en silence.
Et pendant ce temps, la politique de casse des solidarités, des retraites et de la confiance continue. Je ne serai pas sur Paris, mais j’aurai une pensée très particulière pour les mouvements que j’espère massifs le 7 septembre prochain. Sarkozy a montré son vrai visage. Le « mérite » et le « travail » vantés par les Jeunesses Pop n’amènent à rien. Si tu n’es pas le « fils de » ou si tu n’es pas « Mamie Zinzin », tu n’es rien.
Monsieur Woerth, si vous étiez un homme d’Etat respectable, les simples suspicions qui pèsent sur vous auraient dû vous conduire à la démission. Par vous-même. A bon entendeur.
