Je suis reviendu de Montpellier où j’ai trouvé toute une bande de férus de jeux de société. J’ai beau être mauvais joueur, mauvais perdant, mauvaise tête et mauvaise graine, j’aime pourtant les jeux de société et l’ambiance qu’ils procurent dans un groupe d’amis. Bon, je ne reviendrai pas sur le difficile Horror of Arkham, dont les règles trop complexes font surtout le bonheur des joueurs chevronnés.
J’ai surtout eu le plaisir de découvrir des jeux qui sortent un peu des caciques que sont le Time’s up ou le Trivial Pursuit. Ils ont beau être de bons jeux, il en existe pourtant beaucoup – beaucoup – d’autres, proposant des mécanismes autres que la simple confrontation de culture générale.
Voici les quelques chouchous que j’ai découvert ou qui m’intéressent…
Nonsense
Je ne métais pas acheté de jeu de société depuis longtemps. Nonsense est le premier.
Etes vous prêts à raconter une histoire, fut-elle complètement tordue ? C’est tout le principe de ce jeu. Un joueur a une minute pour raconter une histoire en y plaçant jusqu’à 4 mots imposés. Bien entendu, il ne maîtrise pas le thème ! A la fin, les autres joueurs vont tenter de découvrir le ou les mots que le conteur a dû placer.

Nonsense est bien plus compliqué qu’il n’y paraît. Il faut une imagination solide, mais aussi un certain bagou pour perdre les joueurs dans une histoire suffisamment alambiquée pour noyer les mots imposés dans le récit. Le début est difficile mais on se prend vite au jeu.
Petits meurtres et faits divers
Bien que n’ayant pas joué à ce jeu, le concept en lui-même me paraît absolument génial. Il faut être entre 4 à 7 joueurs (6 est le top) pour en profiter réellement.

Un fait divers a eu lieu et un enquêteur va interroger les suspects. Parmi eux, se cache le coupable. Chaque suspect possède une liste de mots qu’il devra placer pendant l’interrogatoire… Les innocents possèdent les mêmes mots, seul le coupable possède une liste différente. A l’enquêteur de le démasquer, pendant que le greffier vérifiera que tous les mots sont bien cités.
Esprit de déduction, délire entre amis et bagou seront les éléments à réunir pour que cela marche. L’idéal étant de réunir des gens prêts à se mettre « dans l’ambiance », pendant les interrogatoires.
King of Tokyo
Six monstres se battent pour la domination de Tokyo. Chaque lancé de dés leur permettra de frapper les joueurs adverses, gagner des points « énergie » qu’ils pourront échanger contre de nouveaux pouvoirs ou régénérer leur santé. La partie s’arrête quand un joueur survit aux autres ou qu’un monstre obtient 20 points de victoire.
Le jeu est illustré magnifiquement, avec des dessins très « manga » du plus bel effet. On apprécie le mix savoureux entre une once de stratégie et une once de hasard (saleté de dés !).

Les règles, simples et efficaces, sont facilement assimilables… et on rigole à se balancer des « prends ça dans ta sale gueule, Godzilla !« .
Pix
Pix est un jeu de dessin « sans dessin ». A la place du crayon, les joueurs apposer des pixels sur une grille pour faire deviner des mots. Ne croyez pas que cela va simplifier la tâche des handicapés du gribouillage, bien au contraire ! L’usage de quelques pixels aurait plutôt tendance à la compliquer encore plus !

J’ajoute à cette liste deux jeux, que je n’ai pas testé mais dont l’intérêt me semble très sympa : M. Jack (à la recherche de Jack l’éventreur) et Dixit (un jeu presque poétique où l’imagination prend le pouvoir !).
Voilà ! Je rappelle que le 6 mai (qui n’est pas seulement le deuxième tour de la présidentielle) approche à grands pas… En dehors du Nonsense, que je possède déjà, la plupart des jeux se trouvent sur Philibert. Je dis ça… je dis rien !
Et s’il y a des joueurs parmi mes lecteurs, moi je kifferai bien me faire une partie de Loup-Garou (ou l’un des jeux sus-cités) dans une bonne ambiance !
