L’UMP ne cesse de le claironner : nous vivons au dessus de nos moyens, on dépense trop, etc. La crise est passée par là aussi depuis, avec les difficultés structurelles qu’elle fait peser sur le pays. Pour remédier à cela, il faut réduire – détruire – toujours plus les services publics et les moyens de la puissance publique. Il faut é-co-no-mi-ser !
Or, à bien y regarder, ce raisonnement n’est pas totalement vrai. Le problème de la France de Sarkozy est lié à un problème de recettes, pas à un un problème de dépenses.
C’est l’État qui fixe ses propres moyens en décidant des recettes qu’il va demander. Dès son arrivée au pouvoir, et bien avant la crise, Sarkozy a multiplié les cadeaux aux ménages les plus aisés et aux entreprises. Avec les six niches fiscales adoptées avant 2007 et sous sa présidence (régimes des sociétés mères et filiales, régime d’intégration fiscale, niche Copé, heures supplémentaires, TVA réduite sur la restauration et passage du bouclier fiscal à 50 % des revenus déclarés), la baisse de l’impôt sur le revenu, la baisse du taux d’imposition pour les sociétés et les niches sociales, ce sont plus de 196 milliards d’euros qui n’ont pas irrigué les caisses de l’État en 2009 et et cinq années de pertes de recettes non compensées… pour un résultat (très) discutable !
Le rapporteur UMP Gilles Carrez de la Commission des finances de l’Assemblée nationale estimait d’ailleurs en 2010 que les années 2000 étaient « dix années de pertes de recettes non compensées« . Merci la droite ! Grâce à votre action « courageuse », le pays n’a jamais été aussi fragile. Mais peut-être était-ce votre but ?
Le pays doit réduire son train de vie, c’est un fait. Mais Sarkozy a délibérément asséché les finances publiques pour mettre l’État, les collectivités locales et les services publics en difficulté, au pied du mur et à la merci des banques privées. Avant même que la crise arrive, la Cour des comptes avait déjà alerté le monarque sur ces faits… mais il n’en a eu cure.
Les difficultés que rencontre le pays ne sont donc pas forcément liées à trop de dépenses, comme le suggère l’exécutif en cassant les services publics, mais bien à des choix politiques, pris en connaissance de cause, contre l’intérêt général.
C’est ça, la droite. Et son candidat ose encore prétendre à la course suprême ?
Trouvées sur le Net, ces deux images résument bien ma pensée de l’UMP.
"Je vote républicain pour empêcher les étrangers, les minorités, les femmes, les socialistes, les gays et les libéraux de ruiner ma vie" - "Je vote républicain pour que empêcher que cet abruti voit que c'est seulement moi qui ruine sa vie."
L’image ci-dessus, bien que parlant du parti républicain aux USA, s’adapte parfaitement à la politique de l’UMP et sa défense des puissants.
La deuxième image illustre parfaitement comment l’UMP, mais aussi le Front National, compte lutter contre l’insécurité, surtout après la tuerie de Toulouse. Cette image est juste magnifique.
Je suis reviendu de Montpellier où j’ai trouvé toute une bande de férus de jeux de société. J’ai beau être mauvais joueur, mauvais perdant, mauvaise tête et mauvaise graine, j’aime pourtant les jeux de société et l’ambiance qu’ils procurent dans un groupe d’amis. Bon, je ne reviendrai pas sur le difficile Horror of Arkham, dont les règles trop complexes font surtout le bonheur des joueurs chevronnés.
J’ai surtout eu le plaisir de découvrir des jeux qui sortent un peu des caciques que sont le Time’s up ou le Trivial Pursuit. Ils ont beau être de bons jeux, il en existe pourtant beaucoup – beaucoup – d’autres, proposant des mécanismes autres que la simple confrontation de culture générale.
Voici les quelques chouchous que j’ai découvert ou qui m’intéressent…
Nonsense
Je ne métais pas acheté de jeu de société depuis longtemps. Nonsense est le premier.
Etes vous prêts à raconter une histoire, fut-elle complètement tordue ? C’est tout le principe de ce jeu. Un joueur a une minute pour raconter une histoire en y plaçant jusqu’à 4 mots imposés. Bien entendu, il ne maîtrise pas le thème ! A la fin, les autres joueurs vont tenter de découvrir le ou les mots que le conteur a dû placer.
Nonsense est bien plus compliqué qu’il n’y paraît. Il faut une imagination solide, mais aussi un certain bagou pour perdre les joueurs dans une histoire suffisamment alambiquée pour noyer les mots imposés dans le récit. Le début est difficile mais on se prend vite au jeu.
Bien que n’ayant pas joué à ce jeu, le concept en lui-même me paraît absolument génial. Il faut être entre 4 à 7 joueurs (6 est le top) pour en profiter réellement.
Un fait divers a eu lieu et un enquêteur va interroger les suspects. Parmi eux, se cache le coupable. Chaque suspect possède une liste de mots qu’il devra placer pendant l’interrogatoire… Les innocents possèdent les mêmes mots, seul le coupable possède une liste différente. A l’enquêteur de le démasquer, pendant que le greffier vérifiera que tous les mots sont bien cités.
Esprit de déduction, délire entre amis et bagou seront les éléments à réunir pour que cela marche. L’idéal étant de réunir des gens prêts à se mettre « dans l’ambiance », pendant les interrogatoires.
Six monstres se battent pour la domination de Tokyo. Chaque lancé de dés leur permettra de frapper les joueurs adverses, gagner des points « énergie » qu’ils pourront échanger contre de nouveaux pouvoirs ou régénérer leur santé. La partie s’arrête quand un joueur survit aux autres ou qu’un monstre obtient 20 points de victoire.
Le jeu est illustré magnifiquement, avec des dessins très « manga » du plus bel effet. On apprécie le mix savoureux entre une once de stratégie et une once de hasard (saleté de dés !).
Les règles, simples et efficaces, sont facilement assimilables… et on rigole à se balancer des « prends ça dans ta sale gueule, Godzilla !« .
Pix est un jeu de dessin « sans dessin ». A la place du crayon, les joueurs apposer des pixels sur une grille pour faire deviner des mots. Ne croyez pas que cela va simplifier la tâche des handicapés du gribouillage, bien au contraire ! L’usage de quelques pixels aurait plutôt tendance à la compliquer encore plus !
J’ajoute à cette liste deux jeux, que je n’ai pas testé mais dont l’intérêt me semble très sympa : M. Jack (à la recherche de Jack l’éventreur) et Dixit (un jeu presque poétique où l’imagination prend le pouvoir !).
Voilà ! Je rappelle que le 6 mai (qui n’est pas seulement le deuxième tour de la présidentielle) approche à grands pas… En dehors du Nonsense, que je possède déjà, la plupart des jeux se trouvent sur Philibert. Je dis ça… je dis rien !
Et s’il y a des joueurs parmi mes lecteurs, moi je kifferai bien me faire une partie de Loup-Garou (ou l’un des jeux sus-cités) dans une bonne ambiance !
Il existe des jeux hors norme, sortant totalement de l’ordinaire et proposant une expérience inédite. Journey, tout juste sorti sur PS3 (sur le Store), fait partie de ceux-ci. Créé par ThatGameCompagny, les mêmes développeurs à l’origine du très onirique Flower, Journey vous transporte dans un désert qui semble sans fin. Votre étrange personnage, masqué d’une longue cape, y apparaît. Dès le début, la mystérieuse montagne à l’horizon va vous attirer… Le voyage ne fait que commencer !
Dans le désert, d'anciennes ruines témoignent d'une ancienne civilisation.
Beau et étonnant sont les premiers mots qui viennent à l’esprit quand le jeu démarre. Le personnage déambule dans le désert, déplaçant le sable sur son chemin. Les choix graphiques sont assez étonnants, mais il en ressort une impression grandiose. Rapidement, le joueur va se confronter à d’anciennes ruines, d’anciens temples ou d’étranges divinités… La musique, totalement envoutante, renforce la beauté du paysage et plonge le joueur dans un monde solitaire, abandonné… avec cette montagne qui appelle au loin.
L’intérêt majeur de Journey se révèle dans un mode multijoueur très bien pensé. Un autre joueur va pouvoir se joindre à votre quête et vous accompagner dans ce voyage. La coopération est assez limitée, seule des petits sons, produits par les personnages, permettent de communiquer. Chacun peut suivre sa propre quête… ou accompagner l’autre. Le concept est assez étonnant.
C’est cette coopération qui donne une profondeur inouïe à ce jeu : vous vivez réellement une expérience totalement inédite avec votre compagnon de route. A mesure que les personnages approchent de la montagne, les difficultés du chemin arrivent crescendo. C’est là que le jeu devient autre chose… plus équipe, plus humain… plus poétique, presque. Jusqu’au final, tout juste grandiose !
Dépaysant seul, Journey tire sa force d'un mode "deux joueurs" étonnant.
J’ai littéralement « vécu » les derniers instants du jeu. Je les ai vécu avec un inconnu qui a partagé avec moi les moments difficiles, qui m’a défendu, qui m’a soutenu au moment où tout semble perdu. Jamais un jeu vidéo ne m’avait offert une telle claque… Pas seulement visuelle ou sonore, mais une claque « humaine ». Peut-on d’ailleurs encore parler de jeu lorsqu’on évoque Journey ? Oui et non. Il s’agit plutôt d’une expérience – d’une belle expérience – qui prend toute sa valeur et sa force lorsqu’un autre joueur arrive et partage une partie du voyage avec vous. Le jeu ne dure pas longtemps, 2 heures maximum… et pourtant, lorsque le générique de fin a démarré, j’avais encore le doigt sur ma manette pour « avancer », une larme à l’oeil. J’ai ressenti cette même chose qui serre le ventre après un bon film, quand le générique final démarre et qu’on est encore sous le choc. J’avais presque envie de dire « merci » à l’inconnu ayant fait le chemin avec moi.
Certains dirons que payer 12,99€ pour un jeu qui dure deux heures est très cher. Je répondrais qu’il est rare de vivre une telle expérience, presque épique et poétique, sur une console de jeu. Journey est une comète au milieu de jeux toujours plus violents ou standardisés. Une expérience à vivre et à partager. L’un des titres les plus étonnants qu’il m’ait été donné d’approcher.
L’UMP, Sarkozy et même Carla raillent fréquemment la presse française qu’ils accusent d’être de gauche ou partisane. Ce sont les mêmes qui louent la grandeur de notre président sur la scène internationale. Pourtant, la presse étrangère est loin d’être tendre avec notre président sortant…
Depuis le meeting de Villepinte, la presse raille le président candidat son virage à droite, la mise au ban de l’Europe afin de récupérer la France du non…
La presse internationale a largement abordé le meeting de Sarkozy à Villepinte
« La croissance économique de la France ralentit, le chômage augmente, la Grèce menace toujours de faire faillite, et l’euro, déstabilisé par la crise mais un peu plus rassurant ces derniers temps, n’est toujours pas sorti de sa crise existentielle. Malgré cette liste de graves problèmes qui inquiètent les électeurs français à l’approche de la présidentielle, le Président en campagne Nicolas Sarkozy a déclaré cette semaine que le premier sujet de préoccupation des Français, c’est la viande halal. Ah bon? »
Plus récemment, c’est le non moins sérieux Wall Street Journal qui rajoute une couche. Le journal s’interroge si « monsieur Sarkozy comprend que faire étalage de manière aussi transparente de son cynisme comme ici est ce qui l’a conduit dans la situation difficile où il est actuellement. »
Ces articles s’ajoutent à une longue liste qui raillaient le président pour son extrême peopolisation, ses coups de colère, son train de vie (le quotidien il Giornale titrait le 6 février dernier « Sarkozy e Carla imperatori. Degli sprechi » (« Sarkozy et Carla impériaux. Le gâchis« ), ou sa gestion catastrophique des roms (où la presse italienne le comparait au « fils de Pétain« ). Ambiance !
Nous somme bien bien loin de l’impertinence de Laurence Ferrari, osant interviewer le Monarque sur le financement de sa campagne…
Ridicule dans le monde, il reste encore et toujours supporté par son camp… Va-t-il enfin dégager ?
Voilà certainement la musique qui m’a le plus fait rire… Nouvel extrait de « The Book of Mormon ». Les Ougandais ont un dicton quand les choses vont mal… c’est un peu comme « Hakuna Matata »… mais en plus trash !
J’ai finalement vu The Book of Mormon en entier, dans sa version « filmée caméra au poing cachée dans un manteau ». Je comprends désormais pourquoi ce musical enflamme Broadway depuis des mois. Le show est absolument irrésistible, drôle et bien écrit.
Elder (frère) Kévin Price est un jeune mormon plein d’idéaux. À Salt Lake City, il apprend à présenter les enseignements du Livre de Mormon dans un centre de préparation missionnaire. Aujourd’hui est d’ailleurs un grand jour : il va savoir où il va partir en mission pendant deux ans et le nom de celui qui l’accompagnera. Par malchance, non seulement Price se voit affublé du balourd Arnold Cunnigham, son exact opposé, mais leur destination se révèle être… l’Ouganda. Une fois sur place, les convictions des deux missionnaires vont se heurter à la réalité de l’Afrique. Les autochtones ont trop de problèmes – famine, guerre, Sida et même « des asticots dans mon… » – pour s’intéresser à la parole divine… Pire ! Ils insultent joyeusement Dieu pour leurs malheurs quotidiens. Le salut viendra peut-être de celui qu’on attendait le moins.
Délicieusement politiquement incorrect
The Book of Mormon est une création originale de Matt Stone et Tray Parker, les créateurs de South Park. C’est une satire féroce, délicieusement politiquement incorrecte, mais jamais « méchante ». Les auteurs se moquent royalement de la religion mormone et de la rédaction du fameux livre sur lequel se basent toutes leurs croyances (« All-American Prophet »). Avec « Turn it off », ils raillent la capacité des mormons à simuler une vie heureuse, quitte à enfouir au fond d’eux leurs mauvaises pensées – y compris homosexuelles. Mais d’autres moments grandioses soulèvent des éclats de rire en pagaille, notamment l’exceptionnel « Hasa Diga Eebowai ». Les deux prêcheurs apprennent ce dicton adressé au ciel par les autochtones et utilisé lorsqu’il leur arrive une tuile. Quelle n’est pas leur surprise quand ils apprennent sa signification : « Fuck you, God ! ». Tout un programme ! Ajoutez à ça des dialogues irrésistibles et bourrés de références (les prêches du frère Cunnigham sont particulièrement géniaux, surtout quand il menace d’envoyer les pécheurs brûler « dans les flammes du Mordor ! »), la relation entre les deux héros, le show organisé pas les ougandais pour montrer leur compréhension du livre de Mormon… et vous obtiendrez une bombe d’humour atomique.
Plus de 8 mois d’attente pour assister au spectacle !
Pour moi, The Book of Mormon est LA révélation de ce début d’année. Non seulement les musiques sont absolument géniales et entraînantes, mais le spectacle en lui-même est tout simplement hilarant, bourré de références, de personnages cocasses ou de gags à répétition. Partant à New York au mois de mai, j’ai voulu réserver deux places pour aller le voir « en vrai », sur scène. Malheureusement, il est quasiment impossible de trouver des places avant… novembre ! Je vais donc devoir me contenter de mon screener pour l’instant, en espérant que le show arrive rapidement à Londres.
J’espère que cela vous donnera envie de découvrir le show « en vrai », c’est d’ailleurs le but, surtout pour les personnes ne maîtrisant pas bien l’anglais !
Je vous laisse chercher la vidéo associée (une petite recherche sur la baie du pirate devrait vous faciliter les choses) et vous encourage à découvrir le show. Exceptionnellement, la vidéo et le son sont bons.
Installez-vous et régalez vous. The Book of Mormon est LE show à voir, un concentré d’éclats de rires par les auteurs de South Park.
Merci à Matoo et à Srbislav qui m’ont aidé l’un et l’autre à traduire les passages en anglais ou en serbe.
Mourir, ça fait réf léchir… Par exemple, cette semaine, j’ai perdu mon boulot, je suis morte dans un accident et, quand je me suis réveillée à la morgue, j’étais devenue une vampire. Bon, il y a des côtés positifs : je suis désormais super forte et les hommes semblent bien plus sensibles à mon charme de suceuse de sang. Il faut juste que je m’habitue à mon nouveau régime liquide…
Autre problème : mes amis du monde de la nuit disent que je suis une sorte de reine annoncée par une prophétie ridicule. Ils ont besoin de moi pour renverser un vampire assoiffé de pouvoir, au look trop ringard ! Le cadet de mes soucis ! Sauf qu’ils ont des moyens de pression efficaces, comme la nouvelle collection Manolo Blahnik ; une fille qui se respecte ne peut pas dire non…
Betsy – Elysabeth Taylor de son vrai nom (ne riez pas!) – est une caricature de la superficialité à elle-même : grande, blonde, jolie, pas très futée et accro au shopping. La vie de cette jeune fille va pourtant changer brusquement lorsqu’une voiture va la percuter et la tuer sur le coup. Lorsqu’elle se réveille à la morgue, tiraillée par une soif épouvantable, elle va très vite comprendre que son passage à trépas ne s’est pas passé comme prévu. Betsy se découvre de jolies canines, un charme ensorcelant et une force jusqu’ici inconnue. Normal : elle est devenue un vampire. Mieux ! Elle va vite découvrir qu’elle n’est pas un vampire comme les autres, lorsqu’elle se heurtera à la « vampirocratie » d’un chef de clan particulièrement belliqueux.
« Vampire et célibataire » est le premier ouvrage de la saga « Queen Betsy », écrite par Mary Janice Davidson. Disons le tout de suite : ce n’est pas de la « grande littérature », mais les histoires et les considérations de Betsy sont à hurler de rire. L’histoire se déroule principalement selon le point de vue de Betsy. Elle est jeune, superficielle et légèrement dépassée par tout ce qui lui arrive. En tant que lecteur, nous avons surtout le droit de connaître ce qu’elle pense à chaque instant… Et c’est tout simplement savoureux. Sa relation avec Eric Sinclair qu’elle déteste tout en le désirant secrètement (et quand je parle de « désir », c’est une façon très douce de décrire la chose), ses réparties face à un vampire hégémonique plusieurs fois centenaires ou ses discussions avec sa meilleur amie sont un régal.
C’est du easy-reading, c’est byatche, c’est drôle et l’histoire est bien plus sympa (et moins niaise) que Twilight. D’ailleurs, c’est ce croisement « Confession d’une accro au shopping » et « True Blood » qui m’a beaucoup plu. Ce livre est le compagnon idéal des voyages en métro. A découvrir !
Au fur et à mesure que le premier tour approche, mes convictions d’homme de gauche sont ébranlées. Malgré mon vote pour Aubry durant les primaires socialistes, j’avais affirmé que mon soutien irai sans retenue à François Hollande, officiellement sacré candidat pour la présidentielle. Comme en 2007, le candidat présenté par le PS ne serait pas celui que je préférais, mais j’allais faire avec… Las…
Les semaines passent et j’ai parfois du mal à me reconnaître dans le projet de Hollande. Les hésitations, les changements de caps (subtiles, mais quand même) sur des sujets comme Hadopi, les prises de position sur le Mécanisme Européen de Stabilité (MES), le personnage… m’ont quelque peu échaudés. Le candidat est sérieux, le programme aussi… mais il ne fait pas rêver, loin de là. C’est peut être trop sérieux. Certes, le monde dans lequel nous vivons n’encourage pas l’utopie.
Depuis quelques temps, collègues et amis très marqués Front de gauche obligent, j’ai commencé à m’intéresser au programme de Jean-Luc Mélanchon – même si je n’aime pas particulièrement le personnage. Une de mes collègues s’est même empressé de me mettre le « petit livre rouge » du candidat entre les mains. Après l’avoir parcouru, j’avoue me retrouver bien plus dans sa vision de la société, que dans un programme se contentant de s’entêter à faire les mêmes erreurs que les précédentes décennies. J’aime aussi cette façon, même si elle n’est qu’un slogan, de placer « l’humain d’abord », dans un monde où l’économie et la finance nous ont réduit à des charges, des ressources humaines… ou des pauvres ! Les choix de société que le livre décrit sont ceux auxquels je crois : défense et revalorisation d’un service public fort, refus de marchandisation de secteurs stratégiques comme l’éducation, la santé ou l’énergie, refus de laisser la finance s’emparer de l’Europe, refus de l’égoisme. Cette même Europe qui me déçoit chaque jour toujours plus, en devenant de moins en moins démocratique, en imaginant des institutions surpuissantes et hégémoniques comme le MES, en bafouant le droit des peuples…
Le monde marche-t-il à l’envers ?
Bien sûr, j’ai du mal à croire que tout le programme sera applicable. Beaucoup dirons que ce n’est pas « raisonnable ». Et pourtant. Est-ce réellement « raisonnable » de vivre correctement avec moins de 1 000 euros par mois ? Est-ce « raisonnable » de faire payer un peuple pour les erreurs de ses dirigeants et des banques financières ? Est-ce « raisonnable » de ne pas se soigner sous prétexte que la santé devient de plus en plus inaccessible ? Où est la raison ? Dans cette politique de dérégulation massive, qui détruit des services publics, des emplois, des hommes et des femmes depuis des années ? J’ai parfois l’impression que notre monde marche à l’envers. Remettre l’humain au centre de nos préoccupations me paraît donc très « raisonnable ».
On rétorquera alors qu’il faut « voter utile » pour faire barrage au FN. La situation ne me semble pourtant pas identique à 2002… et les choix que nous devons faire pour changer de société doivent se faire maintenant. Mon vote oscille entre cœur et peur. Pour le moment, je doute que Hollande soit réellement en danger. Je pense même qu’il sera président. Pour une fois, j’aimerai voter selon mes convictions… pas à cause de l’épouvantail Le Pen. Affaire à suivre.
Sitôt proposé par Microsoft en téléchargement, sitôt installé. Je teste Windows 8 Consumer Preview depuis quelques jours sur mon ordinateur. Pour obtenir les meilleures performances, je lui ai réservé une partition sur l’un de mes disques dur (et débranché le disque dur contenant le système principal, histoire d’éviter les mauvaises surprises après l’installation). Microsoft affirme que l’évolution apportée par Windows 8 par rapport à la version précédente sera équivalente à celle de Windows 95 par rapport à Windows 3.1. Qu’en est-il ? J’ai voulu tester et faire ma propre idée. Bien entendu, cette version « preview » est à considérer avec du recul : elle est loin d’être terminée.
Metro, encore et toujours
Après une installation sans encombre et quelques paramétrages, j’arrive directement sur le nouveau bureau. Surprise : le célèbre bouton « Démarrer » a totalement disparu. Place à l’interface Metro, déjà utilisée dans les Windows Phone. Des carrés / rectangles de couleur, un fond uni très sobre… Déroutant ! Peut-être légèrement trop coloré…
Metro oblige, c’est toute l’expérience utilisateur qui change : ergonomie, accès aux paramètres, lancement des applications et basculement entre elles. Au départ perdu, j’ai toutefois vite trouvé mes marques. Metro offre ainsi un environnement plus cohérent à l’utilisateur. À la différence des icônes traditionnelles, les tuiles s’animent en fonction des informations mises à jour par les applications. Mail affichera le nombre de courriers non-lus quand Le Monde affichera les dernières news. Simple, efficace. À voir ce que ça donnera une fois des centaines d’applications installées.
Metro, le nouveau visage de Windows
Pour installer des applications, un passage par le Store est obligatoire. À l’instar de l’AppStore sur OSX, Microsoft officialise sa boutique sur Windows. Les applications développées pour Metro devront obligatoirement être installées via le Store. Le méfiant de nature que je suis n’apprécie pas beaucoup… mais il faut avouer que l’utilisateur lambda sera ravi d’installer, mettre à jour ou désinstaller des applications simplement, comme il le fait avec son smartphone.
En quelques clics, j’ai pu installer quelques applications « à la sauce Metro » : Le Monde, News Republic (étonnant !), Evernotes… Petit coup de cœur pour le Solitaire qui s’offre, enfin, un très beau lifting ! L’affichage en plein écran des applications est totalement nouveau. J’avoue avoir eu du mal à perdre l’habitude d’un affichage « fenêtré », où le zapping entre les applications se fait avec la barre des tâches. Néanmoins, l’affichage plein écran des sites par Internet Explorer 10 est superbe.
Ce Windows8 a clairement été pensé pour un écran tactile. L’utilisation à la souris n’est toutefois pas compliquée – au contraire. Seul le défilement latéral posera problème, vu que nos molettes « classiques » continuent d’imposer le défilement vertical.
L’ancien bureau est toujours présent
Microsoft a-t-il réellement tout changé de la cave au grenier ? Quid des applications n’ayant pas encore été développées / mises à jour pour Metro ? Pas de panique, une tuile permet d’accéder à l’ancien bureau Windows pour les installer « à l’ancienne ». J’ai ainsi pu installer Chrome et quelques logiciels indispensables. Les icônes viennent s’ajouter à l’écran de démarrage. Revenir à l’ancien bureau est presque dommage, tant le retour dans le « passé » est criant. Cela donne presque l’impression que Microsoft n’assume pas son choix d’évolution et qu’il fait cohabiter deux Windows. Néanmoins, cette possibilité rassurera les utilisateurs qui pourront continuer d’installer des applications sans passer par la boutique officielle ou accéder à l’Explorer de fichiers, mais aussi les développeurs. Le langage de développement pour Metro est en effet différent de celui utilisé jusqu’à présent. Chaque application doit être soumise à Microsoft avant de paraître dans la boutique. Néanmoins, il y a fort à parier que beaucoup souhaiteront être référencés dans la boutique officielle.
Simplifier !
Avec Metro, Microsoft souhaite simplifier l’utilisation d’un ordinateur personnel. C’est chose faite ! Réellement. J’ai beaucoup apprécié la sobriété des paramètres. Celui-ci se résume à quelques items quand l’ancien panneau de configuration noyait l’utilisateur dans des options parfois difficiles à comprendre. Les choix visuels et ergonomiques y sont aussi pour quelque chose.
Cette simplicité a un prix à payer : la restriction des libertés offertes à l’utilisateur. Le passage obligatoire par la boutique facilite grandement l’installation des applications, mais impose un commerçant unique, comme Apple a pu le faire avec son App Store. De même, s’il se cantonne à l’interface Metro, l’utilisateur n’a plus besoin d’afficher l’arborescence de son disque dur ou n’aura pas accès à tous les paramètres système. Toutefois, les utilisateurs chevronnés pourront toujours accéder aux fonctionnalités « classiques » via le bureau « classique ».
Conclusion
Avec Windows 8, Microsoft prend un risque énorme. Plus qu’une évolution de son système fétiche, Microsoft propose une expérience utilisateur nouvelle. Ces mêmes utilisateurs suivront-ils ou « débrancheront-ils » Metro pour revenir au bureau classique (Microsoft offrira la possibilité de désactiver Metro) ?
Si j’étais plutôt réservé au départ, je trouve que cette première expérience devient très vite agréable à l’usage. Les nouveaux réflexes se prennent vite et me suis surpris à jongler entre le nouveau système et l’ancien (notamment pour Chrome) sans réfléchir, simplement. Beaucoup de gens râlent déjà sur les forums spécialisés : « c’est moche », « c’est mal pensé », etc. Ce sont souvent les mêmes qui râlent (comme moi) des modifications dans la présentation de Facebook… Et, comme pour Facebook, Microsoft nous aura à l’usure, à la contrainte. Metro s’imposera progressivement, à chaque fois qu’une application sera proposée exclusivement sur la boutique. Autant s’y faire, surtout que le système est très agréable à utiliser, même avec une souris. Il le sera bien plus encore quand on ne sera plus obligé de faire cohabiter les deux mondes. Je reste toutefois sensible à la possibilité qui m’est offerte de pouvoir retourner à l’ancien.
Cette version « Preview » reste toutefois encore trop immature pour être utilisée au quotidien. Les applications buguent encore, certaines fonctionnalités ne sont pas implantées… Mais l’ensemble donne un bel aperçu de l’avenir.
Comme me l’a fait remarquer mon ami Gaulois, un grand homme est mort. Gérard Rinaldi est décédé. Celui qu’on connait d’abord comme étant l’un des Charlots (groupe musical parodique, révélé dans quelques films aussi navrants que drôles comme les Bidasses) avait aussi su changer de registre avec Marc et Sophie ou en donnant sa voix à plusieurs voix de séries US.
Mais Gérard Rinaldi, c’est aussi (et surtout) un grand souvenir lié à mes études. Une musique. Du bon goût. Je vous laisse découvrir ce merveilleux moment de chanson française.
Ma sœur… Les souvenirs d’enfance sont flous, diffus… Quand maman m’a annoncé la nouvelle de son arrivée, en 1983, j’avais 5 ans. Je me rappelle avoir été plutôt enthousiaste. Quelle erreur ! Si j’avais su ! Dès avril 1984, les années qui suivirent ont vu l’avènement d’un monstre caractériel. Non seulement je perdais le statut de « fils unique », mais en plus cette petite chose monopolisait mon espace. Du caractère, elle en avait à revendre… et ça n’a jamais changé ! C’est ma frangine. On n’habite pas loin, on s’appelle peu… mais c’est ma frangine ! Je suis son frère. Les liens du sang ont quelque chose de mystérieux.
Dans quelques jours, cette emmerdeuse va faire un petit coup d’éclat comme elle en a l’habitude. Elle part vivre loin, au Québec, pour rejoindre son chum qui bosse là bas depuis un an. J’ai beau la jouer relax, je dois avouer que ça serre un peu le ventre. Beaucoup même. Internet a beau réduire les distances, je sais que ma sœur part loin de moi, qu’il sera plus difficile de la voir…
Alors, chère sœur, sache d’abord que je t’emmerde, car c’était MON rêve d’aller au Québec. Je t’emmerde bien plus encore car tu as toujours eu un courage exemplaire : monter à Paris après le Bac, faire des choix de vie que peu auraient assumé… Là, tu oses encore et toujours aller de l’avant. Je t’emmerde car je suis fier de toi, fier de ma sœur, fier de voir que « l’emmerdeuse » est devenue quelqu’un qui force le respect par ses choix et son caractère. Je t’emmerde car j’ai les yeux humides quand je relis ce texte, bordel de merde. Tu vas me manquer … Ton frère est fier de toi.
Ps : on reparlera plus tard de l’hébergement quand je viendrai en vacances au Québec.
Voilà bientôt 4 mois que j’utilise un Windows Phone (WP) au quotidien. Après quelques semaines, l’enthousiasme reste intact !
La plateforme Windows Phone n’est pourtant pas dénuée de défauts. Il faut, par exemple, faire une croix sur certaines applications populaires – je suis ainsi fort déçu que Vianavigo ou ING Direct ne soient pas présents sur mon téléphone. Les développeurs, peu intéressés par une plateforme ayant une faible part de marché, privilégient d’abord iOS et Android. Business is business ! Je regrette aussi quelques détails comme l’impossibilité d’installer un navigateur alternatif (un vrai, pas un énième fork d’Internet Explorer), l’obligation de passer par Zune pour synchroniser l’appareil, l’absence d’un système de sauvegarde, l’absence d’un centre de notification complet, un agenda plus détaillé…
Mais sinon, Windows Phone est un plaisir à utiliser au quotidien. J’aime surtout la simplicité du système pour les tâches « basiques » comme la mise à jour d’un statut ou la prise de photo à la volée (le bouton photo, imposé par Microsoft aux constructeurs, est tout simplement génial !). L’interface Metro, claire, concise et informative, prend une part importante au plaisir d’utilisation. Metro reste mon choix préféré puisqu’il combine la simplicité d’iOS et la possibilité de personnalisation d’Android (mais avec une unité dans la présentation). Le système est fluide et réactif, malgré le processeur monocoeur de mon téléphone. L’accroche GPS est incomparable avec les téléphones et systèmes que j’ai pu avoir entre les mains : quasi-immédiate !
L’autonomie !
À la différence du système d’exploitation de Google, Microsoft a fait des choix draconiens en ce qui concerne les applications fonctionnant en arrière-plan. Si les développeurs ne peuvent pas faire ce qu’ils veulent, ces choix sont pourtant judicieux : la durée de vie de la batterie est incomparable avec Android, voire iOS. Sur mon téléphone, j’ai une mise à jour régulière de mes mails, mon agenda, mes contacts (et leurs statuts), Twitter, Facebook, le Monde, 20 Minutes, Youtube et mon gestionnaire de suivi de séries télé… et je tiens sans problèmes deux jours sans recharger. Sur Android, autant d’informations mises à jour au moyen de widgets auraient bouffé la batterie en moins de 12 heures !
J’attends énormément des futures mises à jour de Windows Phone. Apollo signera la convergence avec Windows 8. Les développeurs auront bien plus de facilités pour faire des portages d’une plateforme à l’autre. Une chose est certaine : face à un système aussi stable, fluide et agréable à utiliser, j’aurai beaucoup de mal à revenir sur Android, malgré tout le bien que j’en pense. Je réitère mes félicitations à Microsoft !
Sarkozy se présente comme le « candidat du peuple » et ose regarder les Français dans les yeux sans avoir honte. Sa campagne a les mêmes relents qu’en 2007 avec ses valeurs de travail, de mérite, de lutte contre l’assistanat ou l’immigration, de défense du pouvoir d’achat et j’en passe.
Je ne sais pas ce qui me paraît le plus désolant :
qu’il dise ça après avoir été, au contraire, le président des privilégiés pendant cinq ans, creusant le déficit du pays en ignorant toutes les alarmes.
que les Français soient assez dupes pour croire qu’il tiendra cette fois-ci ses promesses.
Certes, Hollande ne fait pas rêver et l’UMP s’acharne à décrédibiliser le candidat PS et son programme… Mais quand on est à la tête d’un bilan comme celui de M. Sarkozy, on devrait jouer profil bas… voire ne pas se présenter. L’UMP d’aujourd’hui représente bien toutes les valeurs qui me dégoûtent en politique : l’arrogance, le mensonge et l’invective.
Je voterai cette année encore contre un candidat, mais aussi pour sanctionner un bilan désastreux. Enfin, je voterai cette année pour demander une autre voie, plus juste. Car contrairement aux épouvantails agités par les pontes de l’UMP, le programme PS se tient. Il est juste trop libéral à mon goût… mais on ne peut pas tout avoir.
Après avoir brossé les riches dans le sens du poil, Sarkozy ose se prétendre le "candidat du peuple"... Et y en a qui y croient ?
Monsieur Sarkozy, vous n’êtes pas le candidat du peuple, mais celui d’une infime partie de celui-ci : les privilégiés. Et même si vous continuez d’agréger les racistes, les homophobes, les chasseurs ou ceux qui jalousent les « privilégiés » que sont les agents du service public (fonctionnaires, profs, etc.) ou les chômeurs, votre vrai fond de commerce reste et restera le même : les nantis, les vrais.
Je vous ai présenté le musical hilarant des créateurs de South Park appelé « The Book of Mormon » dans un précédent post. Sachez qu’une version filmée caméra au poing se promène sur quelques réseaux, certains observateurs l’aurait même vu passer sur une certaine baie du pirate. Pour les anglophones, aucun problème ! Pour les autres, comme moi, le challenge de comprendre ce show risque fort d’être difficile.
Qu’à cela ne tienne. Depuis hier, je me suis lancé dans la réalisation d’un fichier de sous-titres, adapté à la vidéo ! N’ayant trouvé aucun fichier de sous-titres en anglais, la traduction a démarré à partir du seul fichier trouvé… en Serbe ! Après une petite traduction sur Google Translate, je vérifie une à une les 2200 phrases, corrige les fautes, revérifie. Un ami Facebook serbe m’épaule sur les phrases les plus mal traduites par Google et j’ai toujours les paroles des musiques qui, elles, sont en anglais.
Avec ce travail de titan (à peine 20 minutes du film de traduites en 5 heures, il reste 100 minutes encore !), j’espère pouvoir offrir à la communauté un aperçu compréhensible de ce show absolument irrésistible et irrévérencieux ! Les plus fous n’auront plus qu’à prendre la direction de Broadway et le découvrir sur scène, une fois la trame bien comprise. Stay tuned !
Décidément, décider des deux musicals que mon mec et moi allons nous offrir à New York prochainement devient de plus en plus dur. Si le choix semble arrêté sur le classique Chigago et le somptueux Mary Poppins, ma dernière découverte vient semer le trouble. Les créateurs de South Park, Trey Parker et Matt Stone, se sont allié à l’un des co-auteurs d’Avenue Q, Robert Lopez, pour créer un musical aussi déjanté qu’acclamé : The Book of Mormon. Lancé en mars 2011, ce musical satirique et féroce a amassé nombre de prix à travers le monde.
Deux mormons aussi naïfs que croyants sont envoyés en mission en Ouganda, en Afrique, pour apporter la parole divine. Malheureusement, la population locale est bien plus préoccupée par des problèmes comme la famine, la guerre ou la pauvreté que par la religion.
L’idée de voir la religion (mal)traitée par les créateurs de South Park ne peut que m’attirer. Malheureusement, j’ai peur que mon niveau d’anglais ne me permette pas de tout suivre. Au prix des shows à Broadway (et le peu d’intérêt que mon mec leur porte), ce serait fort dommage de rien comprendre pendant plus de deux heures. Qu’importe ! Le show arrive prochainement à Londres et très certainement dans les salles obscures.
Pour les anglophones se rendant sur Broadway, n’hésitez pas à vous ruer vers cette petite merveille aux musiques entraînantes et hilarantes. Les critiques sont unanimes : c’est un must see !
Depuis le passage des Macs à l’architecture Intel, beaucoup de développeurs ont commencé à s’intéresser à Mac OS X, notamment son portage possible sur un PC « classique ». Le matériel équipant le Mac n’est pas très différent de celui de son cousin PC. Apple verrouille toutefois jalousement son système d’exploitation (OS) fétiche et a mis en place un certain nombre de protections (matérielles et logicielles) pour empêcher Mac OS X d’être installé sur un autre ordinateur qu’un Mac « officiel ». D’ailleurs, j’ai cru comprendre que le contrat de licence de Mac OS X interdisait explicitement de le faire.
Il n’en fallait pas moins pour que toute une communauté de bidouilleurs se forge autour de ce qu’on appelle des Hackintoshs (néologisme entre Hacking et Macintosh). Leur objectif est simple : faciliter l’installation de l’OS d’Apple sur un PC. Pour y parvenir, de nombreux sites donnent des conseils sur l’achat du matériel nécessaire (carte mère, disque dur, etc.) afin de reproduire l’équivalent d’un Mac. Des programmes simulent le bootloader (le programme d’amorçage) du Mac afin de faire croire au logiciel qu’il tourne bien sur un ordinateur « officiel ». Pour les plus motivés, on obtient l’équivalent d’un Mac avec un coût de 30 à 50% moins cher que le prix normal !
Le concept de Hackintosh : permettre de faire tourner le système d'exploitation d'Apple sur un PC "classique".
Ayant encore une copie d’OSX, je me suis donc amusé à suivre les tutoriels pour tenter de l’installer sur mon PC. Après tout, l’un des arguments qui n’avait pas joué en la faveur du Mac était son prix, largement surdimensionné. Malgré son esprit fermé, Mac OS X reste un excellent produit, que j’ai utilisé pendant presque 10 ans ! Après de multiples étapes, l’utilisation d’une machine virtuelle, de deux clés USB, de fichiers DMG en veux-tu en voilà (je n’écrirai pas publiquement la méthode ici, puisque c’est interdit ! Demandez à Google si cela vous intéresse), mon ordinateur a fini par démarrer sur OSX. A part un léger défaut sonore (une sorte de souffle constant), le système marche avec fluidité. Wow !
Le dur prix de l’imprudence
Tout jeu ayant une fin et ma frénésie du bidouilleur apaisée, j’ai rangé mes billes relancé mon ordinateur pour revenir sur Windows… Et là, surprise : l’ordinateur ne démarre plus. Le bootloader est corrompu – plus rien ne se lance. Après quelques manipulations, je parviens à démarrer Windows 7 et constate avec effarement que l’ensemble de mes données personnelles (12 ans de photos, notamment, mais aussi toutes mes vidéos) a tout bonnement disparu ! Kaput ! Plus rien !
La bidouille a un prix. L’imprudence aussi. Je n’avais évidemment pas pensé à sauvegarder mon système. Je dois mon « salut » à la communauté Ubuntu qui m’a aidé à trouver les outils pour accéder aux zones corrompues de mon disque dur et récupérer les dossiers les plus importants. Actuellement, mon PC se refait une petite santé. Je n’insisterai jamais assez sur l’importance des sauvegardes sur des disques dur externes, un incident étant si vite arrivé, surtout quand on réalise des opérations système complexes. J’ai failli tout perdre d’un seul coup.
Maintenant que j’ai compris mon erreur, je vais quand même insister, afin de faire cohabiter Windows, Ubuntu et Mac OS X sur mon ordinateur. J’aurai ainsi un monstre de guerre à bas coût, équipé des derniers systèmes que je pourrai utiliser à loisir. L’intérêt ? Le pur plaisir du geek… et ça n’a pas de prix
Le Conseil constitutionnel rendra aujourd’hui une décision capitale. Il va dire si la règle imposant de rendre publics les 500 parrainages d’élus nécessaires pour concourir à l’élection présidentielle est conforme à la Constitution. Le Front National attend beaucoup de cette décision, le parti d’extrême droite peinant à obtenir les 500 sésames indispensables pour présenter un candidat. Je ne reviendrai pas, une fois encore, sur le mensonge éhonté que constitue cette mascarade organisée à chaque élection par le FN…
Le Conseil constitutionnel rend aujourd'hui une décision capitale
L’absence du FN à cette élection ne serait pas « le rêve de la classe politique » comme le suggère Marine Le Pen. Au contraire : le Front National pourrait confirmer son rôle de martyr du « système » aux yeux de son électorat. Le vote FN pourrait alors exploser aux législatives. De plus, le candidat élu aurait une moindre légitimité si 20% du corps électoral (et non 20% de Français comme se plait à le répéter Mme Le Pen) ne pouvait s’exprimer.
Etre élu doit être synonyme de transparence
Je reste néanmoins fermement opposé à l’anonymat des parrainages : c’est une décision prise par une personne élue par le peuple – nous. Cette même décision doit donc être assumée avec transparence, dans le respect des citoyens. L’élu a des comptes à rendre devant ses électeurs et il me paraît donc normal de savoir pour qui mon maire (ou tout autre politique) accorde son parrainage. Si l’élu a peur pour son poste et de la réaction de son électorat, c’est peut-être parce que les idées véhiculées par le FN posent problème… il est certain que je sanctionnerai mon maire si d’aventure il allait flirter avec ce parti.
La loi électorale peut certainement être améliorée. Mais sauf à confier à une fraction de citoyens le soin de parrainer eux-mêmes les candidatures (idée du comité Balladur en 2007), les choix d’élus de la République doit être transparent, expliqué et assumé. De plus, est-il opportun de modifier les règles du jeu alors que la course est déjà lancée ?