Jacques Chirac, notre Président de la République (on ne sait jamais, vous ne le saviez peut-être pas !), veut défendre notre belle planète et sa biodiversité. La conférence Biodiversité : science et gouvernance se déroule actuellement au siège de l'UNESCO à Paris et réuni de nombreux spécialistes, chercheurs, chefs d'états et représentants d'ONG. Le problème semble être pris très au sérieux : de nombreuses espèces sont en voie de disparition partout dans le monde. L'homme est une menace pour les autres espèces. Son espace a doublé en moins d'un demi siècle et ses besoins en ressources naturelles a été multiplié par six. Que font les autres espèces dépossédées de leur territoire ? Elles s'adaptent ou disparaissent... Certaines n'ont pourtant même pas été répertoriées par les scientifiques ! Si cela se trouve, des remèdes aux maladies graves de notre temps se trouvent dans cette biodiversité actuellement menacée.

Même si cette conférence ressemblera certainement aux précédentes (de grandes gesticulations pour pas grand chose), il est important de souligner qu'elle existe. La première du genre, en 1992 à Rio, n'a rien donné... les autres piqures de rappel n'ont pas suffit à faire comprendre l'ampleur du désastre à venir.

Il faut bien comprendre que derrière la "prolifération" humaine suit parfois des intérêts bassement économiques ! D'ailleurs les économistes ne s'y sont pas trompés. Libération révèle ainsi :

Des économistes proposent d'intégrer la protection de la biodiversité dans l'économie de marché, en considérant la nature comme source de biens et services, dont la valeur augmente en fonction de la raréfaction.

Pas de panique ! L'économie de marché se propose de prendre en main notre douce planète ! Les espèces non rentables seront priées d'être flexibles ou iront pointer... où elles veulent ! Quant à Jacques Chirac, il ferait mieux de donner un peu d'argent à la recherche publique en écologie car la sauvegarde de la biodiversité passe aussi par là. Un peu de cohérence que diable !