La scène se passe à Peillac, dans le Morbihan. Pour fêter le départ de 3 institutrice, on met les petits plats dans les grands : on reserve la salle polyvalente et on prépare une petite sauterie d'adieu. D'ailleurs, les enfants entonnent Adieu, monsieur le professeur pour marquer le coup. Tout le monde est heureux et la fête remporte un vif succès. Bien entendu, tout ceci est complètement gratuit (pas de droit d'entrée, etc.).

Surprise ! La directrice de l'école reçoit 15 jours plus tard une injonction de la Sacem. Pour ceux qui ne connaissent pas, la Sacem a pour vocation de protéger, représenter et servir les auteurs compositeurs et éditeurs de musique. Elle collecte les droits d’auteur et les redistribue aux ayants droit. Dans un français plus commun, elle pompe du fric... et du fric, la Sacem va en demander : 75 euros pour avoir repris en choeur une musique protégée par le droit d'auteur. On croit rêver ! La Sacem précise qu'elle a pris connaissance du délit en lisant la presse régionale.

Désormais, quand tu chantes en public, tu passes à la caisse ! Qu'importe la raison du spectacle, qu'il soit gratuit, a capella ou non... Cet exemple démontre bien la grande dérive sur les droits d'auteur vers laquelle glisse progressivement notre pays.

Vampires !