NausicaRegarder une œuvre de Hayao Miyazaki, c’est plonger dans un monde empli de poésie et de finesse. Nausicaa de la Vallée du Vent n’échappe pas à cette règle.

Voilà 1000 ans que la Terre a été ravagée par les dieux guerriers. Les derniers survivants humains survivent aux abords du Fukaï, une mystérieuse forêt toxique qui ne cesse de croître et dévorer petit à petit le territoire des hommes. Seules quelques contrées échappent à sa croissance, mais celles-ci ne pensent qu’à se faire la guerre. Le salut des humains reposerait-il sur la princesse Nausicaä ? Celle-ci semble avoir l’étonnante faculté de communiquer avec la nature.

Encore un film qui se savoure du début à la fin. On sent qu’il n’est pourtant pas récent. Miyasaki renoue avec ses thèmes fétiches : le respect de la nature, l’aviation, l’enfance. Comme dans Princesse Mononoké, le voyage de Chihiro ou le Château Ambulant, ce maître de l’animation japonaise nous plonge dans un univers à la fois sérieux, intelligent, plein d’humour et de poésie. J’oserai presque parler de délicatesse. Certains détails ou références mythologiques échapperont certainement aux spectateurs occidentaux, mais Miyasaki aborde généralement des thèmes universels qui toucheront tout le monde.

Après un tel film, on se sent presque léger.