Parfois, on a envie de délaisser un moment le traitement de texte et ressortir la bonne vieille plume pour écrire un courrier. L'écrit est plus personnel et chaleureux qu'une page imprimée. D'ailleurs, Mathieu avait fait un truc sympa sur son blog il y a quelques semaines... Bref, j'ai sorti mon bloc courrier, pris un joli stylo et me suis appliqué.

Manque de bol, le démon du perfectionnisme me colle à la peau. Quand j'écris, je veux que tout soit parfait : il ne doit pas y avoir une rature, une virgule de travers ou une lettre mal dessinée... Dès la première ligne, je rate le premier mot. Je change prestement de feuille et recommence. Au deuxième paragraphe, patatra ! J'écris "celui" avec deux "ll"... Vlan ! Même sentence...

Déjà, les nerfs commencent à monter. Ma main commence à écraser le stylo de plus en plus fort. Plus je m'énerve et plus je fais des conneries. Deux feuilles, trois feuilles, quatre feuilles passent. Au fil des erreurs, la rage s'empare de moi. Je déchire, chiffone et balance et gueule à tout va. Pause. Je vais voir Satis et la caline doucement. La pression retombe. Retour devant mon bureau pour entamer le dixième essai (je suis tétu !). Arrivé à la fin, le stylo bave... C'est l'explosion. Les six feuilles suivantes ne seront que coups de nerfs, erreurs d'orthographe et tremblements de la main. J'abdique... Il ne reste plus une page dans mon bloc.

Ecrire une lettre manuscrite me rappelle qu'on a trop tendance à céder à la facilité de l'ordinateur. Cette épreuve me fait surtout voir à quel point je peux avoir les nerfs à fleur de peau et combien mon perfectionnisme éhonté peut parfois me pourrir la vie. Je suis pareil au boulot et produit généralement des trucs de qualité mais au prix de multiples corrections.

Voila... Ce soir, LaKgole vient me voir. Avec un verre de Chardonney, la pression redevrait tomber ;) . Zep en colère Ce soir j'arrête... par respect pour les forêts que mon entêtement détruit !