La MomeLa question trotte dans ma tête depuis que nous avons quitté la salle de cinéma avec mon Toon : comment parler de La môme ? D'autres blogueurs ont déjà pondu des articles fort intéressants et bien écrits à ce sujet ! Quel difficile exercice que celui de critique cinéma quand, en plus, le film en question relate l'histoire d'une icône de la musique française.

La môme aborde donc la vie d'Édith Piaf de son plus jeune âge aux dernières heures de son existence. Entre les deux, une véritable saga pour une chanteuse qui a définitivement marqué la chanson française. Elle connaît une enfance difficile : abandonnée par sa mère, confiée à mamie la tenancière d'un bordel puis récupérée par un père violent. Lors d'un spectacle de rue, elle comprend rapidement que sa voix -exceptionnelle- vaut de l'or. Ainsi commence Piaf...

Elle chante dans les bars miteux ou dans les rues de Paris. Déjà, l'alcool coule à flots ! Remarquée par un directeur de cabaret, elle commence rapidement à se faire un nom. Petit à petit, elle va gravir autant les marches de la gloire que celles des excès. Sa démesure semble être une revanche contre toutes les privations qu'elle a endurées.

En dehors des musiques, je ne connaissais pas Édith Piaf. Quelle surprise de voir autant d'alcool, de luxure et de débauche autour de cette femme qui a réellement brûlé la vie par les deux bouts une fois installée sur la route de la gloire. Le film révèle quelques moments très poignants de son existence. Il faut toutefois garder l'esprit vif pour suivre les multiples passages d'une date à une autre (le scénario n'étant pas linéaire). La bande-son reprend évidemment ses meilleures musiques de Piaf.

Marion Cotillard redonne vie à une Édith Piaf, fragile, démesurée, autodestructrice, passionnée, magnifique... Qui jusqu'au bout aura la passion pour son art.