Ségolène RoyalHier soir, Ségolène a passé son grand oral devant un panel de français représentatifs, menés par un PPDA en forme. Beaucoup attendait cette émission avec un mélange d’impatience et de peur : comment allait-elle se comporter ? Les questions allaient-elles être piégées ?

Deux heures d’exercice oral plus tard, Ségolène s’en sort plutôt bien ! Mobile et souriante, elle a répondu aux questions, exposé ses idées et réaffirmé sa capacité à être présidente. En effet, face à une femme lui demandant si elle avait la carrure pour ce poste, Ségolène Royal a exposé son parcours politique, non négligeable. Elle estime que n'importe quel homme qui aurait (son) itinéraire professionnel ne verrait pas constamment sa crédibilité remise en cause. Elle souligne toutefois son identité de femme et pense que le moment est venu pour la France d'avoir une femme à la présidence de la République.

Seul bémol lors de son intervention : merci d’avoir posé cette question ou vous avez raison répétés à tire-larigot ! Ségolène remercie tout le monde… même les plus virulents. Autre souci, lié aux intervenants : le festival des moi je. Mme Royal, je suis handicapé, que comptez-vous faire ?, Mme Royal, j’ai une sœur droguée, que comptez-vous faire ?, Mme Royal, mon chat urine sur mon canapé, que comptez-vous faire ?, Mme Royal, j’ai des corps aux pieds, que comptez-vous faire ?... Heureusement, le débat s’élève un peu plus par la suite.

Sa dernière tirade sur la moralité et les dépenses de l’État est exceptionnelle et clos magnifiquement l’émission. S’appuyant sur son exemple en région Poitou-Charente, elle affirme pouvoir incarner un pouvoir présidentiel moins coûteux et refuser désormais que les ministres et leur famille soient logés aux frais de la République. La femme d’un ancien ministre de l’économie devenu ministre de l’Intérieur a dû avoir quelques sueurs froides en entendant cela !

Exercice et résultat positifs, donc, pour moi (quoi qu’en dise l’UMP !).