Sarkozy : une gestion des deniers publics "en bon père de famille"
Par Zep le vendredi 23 février 2007, 13:06 - Popolitique - Lien permanent
Le 3 mai 2004, Nicolas Sarkozy devient Ministre de l’Économie et des Finances. Quelques semaines avant, il indiquait la nécessité de gérer les affaires de l’État comme le ferait un bon père de famille
. L’installation princière, pour ne pas dire royale, de la famille Sarkozy dans les appartements de fonction à Bercy en dit long sur le caractère autocratique du candidat.
Pendant que les français sont invités à se serrer la ceinture, Nicolas et Cécilia prennent soin de leur petit confort. Ils s’installent, avec leur petite famille, dans les somptueux appartements de fonction du ministère (275m2 en duplex). Cécilia en profite pour faire livrer 5 téléviseurs plasma (3000 à 5000 euros à l’époque) pour équiper les pièces de la maison. En époux attentionné, Nicolas lui offre un petit bureau de 50m2 et trois secrétaires particuliers. Il gratifie son directeur de cabinet d’un appartement de 330m2. Toujours très généreux, il installe sa fille aînée dans un logement de 78m2 et installe un domestique et des policiers dans deux appartements de la même superficie. Le petit personnel, occupant généralement les logements de fonction, est prié d’aller se loger ailleurs. François Loos et Patrick Devedjian, respectivement ministres délégués au Commerce extérieur et à l’Industrie, ont été forcés d’émigrer vers de petits logements de fonction (155m2 en moyenne) sur l’Ile Saint-Louis (144000 euros pour le contribuable !).
L'amélioration du train de vie des proches de Sarkozy ne s’arrête pas là ! Les 42 membres de son cabinet ont vu leur bureau équipés d’un téléviseur et d’un réfrigérateur (contre 5 auparavant). Quatre Renault VelSatis et trois Peugeot 607 ont été mises à la disposition exclusive de la famille Sarkozy dont une spécialement utilisée pour emmener le petit dernier à l’école ! Les huissiers de cabinet étaient obligés de porter tout le temps leur tenue d’apparat avec queue de pie et chaîne en argent tous les jours (alors qu’ils travaillaient alors qu’en costume cravate). 24 policiers (contre 12 auparavant) veillaient à la sécurité du Maître des lieux et de sa famille.
Une note de service, diffusée auprès des fonctionnaires de Bercy, résumait bien la volonté de Nicolas Sarkozy de gérer son ministère en bon père de famille
.
Toute demande de Cécilia Sarkozy doit être honorée et qu'il ne soit jamais fait référence aux problèmes de coût ou de disponibilité de crédits
À son départ, le budget de l’État affichait le plus fort déficit de l’histoire de la Ve République. Alain Juppé l’avait même jugé calamiteux
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En bon père de famille
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Commentaires
Au delà des trains de vie fulgurant de l'Etat (et inutiles) la réflexion doit se poser sur : à quand un Etat moins princier au train de vie modeste comme on peut le connaître en Scandinavie ? Enfin, tout ça est honteux dans tous les cas mais pas vraiment étonnant. Il serait juste bon te préciser tes sources
Oui ce qui me vient tout de suite, comme Romain, c'est : quelles sont donc tes sources ???
Oh? Y'a des gens qui demandent aussi les sources...! J'avais peur de passer encore une fois pour un rabat-joie! :D
Le Canard Enchaîné du 5 mai 2004 avait révélé "l'affaire", jamais démentie par le Ministère, confirmé ensuite par "Le Parisien" qui avait aussi enquêté sur les attributions des logements de fonction par Mme Sarkozy.
L'article complet est reproduit sur ce site. De nombreux ouvrages ont fait référence à tout ça depuis sans jamais avoir été contredits...
Généralement, je fais des recherches avant de poster
Et le prix de la surveillance de Mazarine Pingeot par Tonton, ça coûtait combien par an aux contribuables ?
Mais sur le fond, je suis d'accord : sus aux gabegies ! A gauche, comme à droite !
@Lancelot : on peut remonter (encore une fois) très loin dans les exactions de nos hommes politiques. Il s'agit là d'un candidat à la présidentielle 2007, qui cherche à faire croire qu'il veut un Etat modeste, maitrisé, dont la gestion des deniers publics sera rigoureuse... Déjà en 2004 il sermonnait qu'il faudrait se serrer la ceinture... quelques semaines après il dépense sans compter ! Tonton, c'est déjà loin derrière... Sarkozy, c'est (peut-être) ce qui va nous tomber dessus bientôt !
Je n'en attendais pas moin, Zep
Exactions ? Rien que ça ? Tu n'y vas pas de main morte
Ce qui est marrant, c'est que tu ne relèves que mes critiques négatives, à croire que tu adores la contradictio par principe ...
Mon propos portait seulement et uniquement sur le fait qu'il faut appliquer les mêmes exigences à gauche que les critiques faites à la droite ... Crois-moi, pour avoir bosser pour Lang, je t'assure que la gauche n'a pas trop de leçon à donner sur l'utilisation des deniers publics ...
@Lancelot : oui, j'aime la contradiction. Mais tu mâche mes propos. Je suis parfaitement d'accord pour dire que la gauche comme la droite aime dépenser de l'argent. Mais là, je parle d'un candidat à la présidentielle qui a revétu une jolie parure de modestie alors qu'il a flambé à la manière d'un prince. ça n'enlève en rien ce qu'on fait les autres avant !
Sarko a aussi géré le ministère de l'intérieur en bon père de famille ... sa dernière visite à Quimper en tant que ministre de l’aménagement du territoire à l'automne dernier aura laissé un gout amer à nombre de quimpérois. Confondant sans doute la place st Corentin avec la dalle d'Aubervilliers, monsieur le ministre candidat en visite dans le Finistère avait décidé de déjeuner avec les forces vives du département (uniquement des proches du parti dont il est président), et pour sécuriser ces agapes pas moins de 500 policiers quadrillaient le centre ville, bloquant une grande partie de la journée toutes les rues adjacentes à la brasserie où mÔnsieur déjeunait avec ses amis, toute tentative de protestation de passants ou de manifestations d’opposants à la politique du gouvernement se terminait au poste après quelques coups de matraques, … de souvenir de quimpérois (et le quimpérois est quand même majoritairement à droite) aucune visite de représentant de l’état n’avait jamais donné lieu à Quimper à un tel déploiement de forces de l’ordre.