Gros Pen nous rechante son éternelle ritournelle du complot ourdi à l'encondre du Front National. A l'approche du 16 mars, date finale du dépôt des signatures, le président du parti xénophobe et néo-fasciste continue de hurler qu'il risque de ne pas pouvoir se présenter. De nombreuses personnes s'interrogent : est-ce démocratique de refuser la candidature d'un homme qui pèse 5 millions d'électeurs ?

Voila le grand défaut de la démocratie : tolérer des partis ou des hommes qui lui vouent pourtant une haine féroce. La vision de Gros Pen de la société a un air de déjà vu dans l'histoire... Les promesses sociales sont conditionnées au renforcement de l'Etat et d'un recentrage sur la patrie. Un régime autarcique, un sentiment patriotique renforcé et une épuration des divergences. Gros Pen est un homme dangereux qui a menacé les élus de la république à de nombreuses reprises (quand il ne les a pas aggressés).

Son absence de la présidentielle 2007 ne me pose donc absolument aucun problème. Face au danger des extrèmes, la République doit pouvoir se défendre. Qu'importe les 5 millions d'abrutis qui votent pour lui. Qu'ils votent en connaissance de cause ou en croyant ses promesses, ils sont des dangers publics avec une carte d'électeur.

Les militants FN pourront toujours dire que je suis anti-démocratique mais ce n'est pas grave ! Gros Pen, ce n'est pas la démocratie. Gros Pen, c'est celui qui un jour a dit que les chambres à gaz n'était qu'un point de détail et les attentats du 11 septembre un simple accident. Rien que pour ces détails, je comprends que des élus ne veuillent pas lui donner des parrainages !