N'en déplaise à ce pauvre Florian, je vais encore parler politique ;) !

Bayrou continue sa progression dans les sondages... Le voilà maintenant à 24% derrière Ségolène et ses 25%. Le très calme et démocrate Sarkozy est toujours à 26%. La stratégie du béarnais porte petit à petit ses fruits. Son maigre programme est compensé par un positionnement rassembleur. Les électeurs fatigués des matchs gauche / droite se reconnaissent dans ce discours. Ils apprécient aussi, sans véritablement l'admettre, ce combat de David contre Goliath. Les français aiment soutenir les petits poissons contre les gros. Le campagne de Bayrou, c'est donc avant tout (à mon humble avis) une stratégie basée sur le ressenti. Il peut aussi s'appuyer sur de véritables relais d'opinion. Les blogueurs influents (hormi LLM) lui vouent un culte quasi sans failles : un véritable buzz autour de ce personnage censé être novateur.

Si François Bayrou accède à la présidence le 6 mai (mon anniversaire en plus... quel cadeau de ...), je pense que certains réveils seront difficiles par la suite. Ce grand rassembleur dont les membres de son parti ont toujours été élus par la droite, qui a toujours suivi les politiques de droite, qui a signé la quasi-totalité des budgets de droite aura bien du mal à mettre une sucrette de gauche dans son futur gouvernement. D'ailleurs, il faudrait que les grands partis acceptent de le suivre au moment des législatives... Les idées de base semblent pourtant avouables : réunir le meilleur des deux camps. C'est une vision idyllique, la gauche, la droite, un peu d'astuce, d'espièglerie, c'est la vie de Candyyyyyyyyy !! Je doute pourtant qu'il soit possible de rapprocher des visions de société aussi opposées.

Je n'ai pas envie de jouer les apprentis-sorciers ou les alchimistes pour cette présidentielle... Pour la présidentielle, à défaut d'un vote d'adhésion pour la personne, je vote pour le parti et les idées. Je vote CONTRE Sarkozy (c'est évident) MAIS PAS CONTRE un candidat de gauche. J'appelle ça être cohérent. Et je ne pense pas être dans une logique de parti... sinon j'aurai voté "Oui" au Référendum de 2005. Mais entre le référendum oui/non et une présidentielle, les enjeux et ma façon de concevoir les choses ne sont pas les mêmes.