Le monde de Lyra ressemble fortement au nôtre tout en possédant quelques éléments distinctifs : le nom des pays, les moyens de transport ou certains termes diffèrent. La principale différence concerne l’âme humaine. En effet, l’âme de chaque être humain est visible sous la forme d’un animal – le Daemon. Un lien mystérieux unit l’homme à son daemon : l’un ne peut aller sans l’autre. Un trop grand éloignement peut alors causer une vive douleur aux deux entités.

Le Daemon prend sa forme définitive lorsque l’enfant atteint l’âge adulte. Sa forme animale correspond alors à l’esprit de l’être humain qu’il accompagne. Avant la puberté, il peut se métamorphoser à volonté.

Lyra et son Daemon Pantalaimon vivent à Jordan College, à Oxford, au milieu des Érudits. Cette petite fille téméraire et bagarreuse ne se doute pas un seul instant qu’elle va être l’héroïne d’une épopée extraordinaire. Son monde est en pleine effervescence. Le Magisterium, un organisme religieux et despotique, resserre son emprise sur les peuples et se livre à de sombres besognes au nom de la foi. Des enfants sont enlevés partout dans le monde et envoyés au Pôle Nord. Les gitans ont déjà perdu beaucoup des leurs. Lorsque les Enfourneurs enlèvent Roger, son meilleur ami, Lyra décide de partir à sa recherche…

Mais déjà, de nombreuses personnes sont à ses trousses. La belle et inquiétante Madame Coulter semble décidée à la capturer par tous les moyens. Quel est le destin de Lyra ? Quelles sont les abominations perpétrées à sur les enfants à Bolvangar ? Quels sont les plans du mystérieux Lord Astriel ? Quelle est cette mystérieuse Poussière qui déchaîne le Magisterium ? Quelle est cette étrange cité visible dans l’aurore boréale ? Existerait-il d’autres mondes ?

Dès les premières pages, le roman de Philipp Pullman accroche le lecteur par une histoire passionnante et vivante. On se surprend à imaginer un autre monde où nous serions accompagnés de notre propre Daemon. Chacun des personnages possède sa propre histoire, qui va évoluer au cours des 3 tomes que compose le cycle. De plus, l'auteur se permet une critique assez virulente de l'Eglise et de la religion au travers du Magisterium. A l'origine, le cycle était plutôt destiné aux enfants. Pourtant, il me semble que les références et les thèmes abordés soient plutôt tournés vers les adultes.
Je suis définitivement accro !

« À la croisée des mondes : la boussole : la boussole d'or » sortira cet hiver au cinéma avec une distribution de qualité. Comme d’habitude, quelle que soit la qualité du film, le roman sera certainement bien meilleur. Voici quand même la bande-annonce. Tout comme celles du "Seigneur des Anneaux" à l'époque, j'en ai des frissons à la regarder !

Et pour tous ceux qui veulent percer tous les secrets de Cittàgazze, je vous conseille le site de Nef, véritable mine d’or à ce sujet.