Lorsque j'ai rencontré Toon le 25 novembre 2005, j'étais loin d'imaginer la direction que prendrait ma vie. Mon nouveau poste me plaisait et je ne pensais pas en changer avant 3 ou 4 ans. Ma petite semaine parisienne, que j'avais soigneusement planifié, a rapidement été bousculée. Malgré la distance, nous avons tenu bon. Parallèlement, les choses se sont détériorées très vite au boulot : je quittais un panier de crabes pour en retrouver un pire ! L'objectif principal devenait donc titularisation = départ. Les choses devenant plus que sérieuses avec Toon, la direction à prendre s'orientait vers la capitale (chose que je n'aurai JAMAIS faite il y a quelques mois !).

Voila bientôt un an que je cherche cette putain de mutation vers Paris. Malgré l'abondance de poste, les employeurs locaux peuvent compter sur une multitude de lauréats de concours ou de personnes immédiatement disponibles. Du coup, difficile de lutter ! Après les grandes vacances, l'idée a finalement germé. Il était temps de passer aux choses sérieuses.

Ainsi, je me suis fixé une date limite : le 31 décembre 2007, je serai parisien. J'ai demandé une mise en disponibilité à mon employeur, qu'il a accepté (comme le congé sabbatique, la dispo est discrétionnaire). Une prise de risque mesurée mais évidente car, à compter de cette date, je ne percevrai plus rien. Néanmoins, je ne me fais pas de soucis : mon CV intéresse et je n'ai aucun problème "moral" à aller bosser dans le privé. En plus, je n'aurai pas de préavis interminable pour être disponible.

Cette décision m'effraie pas mal, me fait gamberger depuis plusieurs jours, mais était nécessaire !

Ce matin, j'ai savouré le moment où j'ai révélé la nouvelle à quelqu'un au boulot qui sabrera certainement le champagne ce soir pour fêter mon départ... Si ça l'amuse... Moi, je me casse !