CD et DRMC'est es larmes au yeux, les violons et le trémolo dans la voix que le SNEP (Syndicat National de l'Edition Phonographique) a présenté hier les résultats du premier semestre 2007. La chute est importante : pas moins de 17% ! Le marché de l'offre numérique légale ne parvient même pas à endiguer la catastrophe (7 % des 317,8 millions d'euros de chiffre d'affaires). Les industriels de la culture ont - comme d'habitude - leur bouc-émissaire : le piratage.

La maison brule ! Faisons comme si de rien était et continuons de regarder ailleurs. Voila quelle pourrait être la maxime des producteurs et maisons de disques. Leur principale erreur aura été de ne pas anticiper la formidable opportunité du numérique et de ne pas avoir su s'adapter. De plus, depuis Napster, ils ont continuellement associé les internautes (consommateurs potentiels) à des pirates et préféré le bâton à la carotte.

  • en truffant l'offre légale sur Internet de DRM (verrous numériques), les producteurs rendent l'achat de musique compliqué. Difficile de faire comprendre qu'une musique légalement achetée soit plus contraignante qu'une musique piratée (impossible de transférer vers un baladeur, impossible d'utiliser le morceau pour du montage vidéo, etc.)
  • l'offre musicale s'est globalement appauvrie : combien de best-of creux, d'artistes bidons, d'albums avec deux morceaux audibles ont été commercialisés depuis plusieurs années ? Trop ! Les consommateurs en ont marre.
  • Les habitudes ont changé et les budgets, resserrés, se sont reporté sur d'autres usages : sonneries de téléphone, Internet, DVD, etc. Les consommateurs n'ont pas le porte monnaie extensible.

Les mentalités chez les majors évoluent toutefois très (trop) lentement. Il y peut-être un espoir...