Bouh bouh ouin ouin...
Par Zep le mercredi 12 septembre 2007, 08:08 - Niouzes - Lien permanent
C'est es larmes au yeux, les violons et le trémolo dans la voix que le SNEP (Syndicat National de l'Edition Phonographique) a présenté hier les résultats du premier semestre 2007. La chute est importante : pas moins de 17% ! Le marché de l'offre numérique légale ne parvient même pas à endiguer la catastrophe (7 % des 317,8 millions d'euros de chiffre d'affaires). Les industriels de la culture ont - comme d'habitude - leur bouc-émissaire : le piratage.
La maison brule ! Faisons comme si de rien était et continuons de regarder ailleurs. Voila quelle pourrait être la maxime des producteurs et maisons de disques. Leur principale erreur aura été de ne pas anticiper la formidable opportunité du numérique et de ne pas avoir su s'adapter. De plus, depuis Napster, ils ont continuellement associé les internautes (consommateurs potentiels) à des pirates et préféré le bâton à la carotte.
- en truffant l'offre légale sur Internet de DRM (verrous numériques), les producteurs rendent l'achat de musique compliqué. Difficile de faire comprendre qu'une musique légalement achetée soit plus contraignante qu'une musique piratée (impossible de transférer vers un baladeur, impossible d'utiliser le morceau pour du montage vidéo, etc.)
- l'offre musicale s'est globalement appauvrie : combien de best-of creux, d'artistes bidons, d'albums avec deux morceaux audibles ont été commercialisés depuis plusieurs années ? Trop ! Les consommateurs en ont marre.
- Les habitudes ont changé et les budgets, resserrés, se sont reporté sur d'autres usages : sonneries de téléphone, Internet, DVD, etc. Les consommateurs n'ont pas le porte monnaie extensible.
Les mentalités chez les majors évoluent toutefois très (trop) lentement. Il y peut-être un espoir...

Commentaires
tu oublies de mentionner l'offre "qualitative" proposée actuellement sur le plan de la scène musicale francaise (voir internationale)
C'est clair que le jour où je pourrai trouver aussi rapidement sur un site payant l'album que je souhaite et sans DRM et à un prix raisonnable, bhein je l'achèterai. Pour le moment il y a du DRM de partout ou quasiment... mais les mentalités sont en train d'évoluer. Espérons que ça continue dans ce sens !
Beh ça "oblige" les artistes à faire des concerts plus régulièrement pour récupérer le manque à gagner.
Je sais pas si vous avez remarqué mais y a des Zenith qui se construisent dans plein de villes de France... Beh voilà, va falloir aprendre à mouiller un peu plus sa chemise plutôt que faire le tour des plateaux pour faire sa promo
Ou bien envoyer Pascal Nègre faire de la propagande anti-piratage en prime à la star ac... ah c'est déjà fait ?!
Autres explications :
(i) Le cycle de rachat des vinyles est terminé. Les discothèques ont mis plus de 20 ans à se reconstituer.
(ii) Les compilations ont fait leur temps et tout le monde en possède maintenant
(iii) Les majors et distributeurs ont pris le mélomane pour un con pendant des années en proposant les albums à un prix prohibitif en France alors qu’ils étaient bien plus abordables à l’étranger.
(iv) la qualité n’est pas au rendez-vous
(v) comme le disait un lecteur de télérama, « tiens, les ventes de voitures ont chuté de 15 %, on va encore accuser le telechargement »