Vendredi matin, je prends les transports en commun vers la banlieue parisienne. Objectif emploi. Un entretien m'attend dans une commune de l'Ile de France. J'ai tout préparé. Mon argumentaire est rodé, adapté aux problématiques de la ville et du poste visé. J'ai bouquiné la presse municipale pour connaître quelques actualités brulantes et montrer mon intérêt pour le territoire que je vise. Par souci d'anonymat, vous ne saurez rien de la ville.

L'arrivée dans le bâtiment m'intrigue. Outre le choix architectural particulier des lieux, je suis accueilli par une hôtesse des plus... étonnantes ! Savoureux croisement entre un blonde et une roue de tracteur, elle me regarde arriver de son regard bovin. Je demande la direction pour le bureau de l'entretien. "Je finis mon café Monsieur". Ambiance. Désireux de ne pas faire d'esclandre, je laisse madame finir sa gorgée et obtient ensuite le renseignement attendu.

Ca commence bien...

Entretien. Deux personnes me font face. Comme d'habitude, je débite mon parcours et mes motivations pour le poste. Face à moi, l'une ne me regarde pas et l'autre semble agacé. Une fois mon argumentaire fini, la femme me regarde interloquée et demande à voir le profil de poste sur lequel je me base. "Il y a quelque chose qui cloche Monsieur Zep" me dit-elle. Après avoir parcouru le papier que j'ai obtenu de la DRH, elle regarde le responsable RH et lui dit "C'est pas ce poste ! C'est l'ancienne annonce diffusée en interne !". Le responsable RH prend la mouche. Piqué au vif, les questions deviennent plus virulentes. La femme est plus posée. Nous discutons de son poste et voyons que mes compétences correspondent tout de même...

Petite séance test. On me présente des documents de communication et me demande un avis critique. Difficile d'être critique, les docs sont superbes et bien pensés. "Vous ne voyez pas le clin d'oeil ?" me demande-t-on ? Quelques illustrations font référence a un certain courant politique. J'angoisse. Est-ce un piège pour tester mes opinions. J'avoue ne pas vouloir glisser sur ce terrain car j'ai habité une commune avec les mêmes références. Le responsable RH sort sa grosse voix, argant qu'il est là pour faire respecter la loi et que JAMAIS au grand jamais il ne recrute sur des opinions politique. Je donne ma vision. Elle pourrait marcher mais ce n'est pas exact.

L'entretien se termine. Je ressors amère... Perdre une journée de boulot pour rien, ça me gave (car il va falloir rattraper ce vendredi !). NEXT ! Comme dirait-l'autre...