Comme vous vous en doutez, je déroule chaque jour mon agrégateur pour connaître l’actualité du jour et lire mes blogs préférés. Hier, deux grands sujets ont retenu l’attention de 99% des Français (les autres vivant sur mars ou au fond d’une grotte) : le divorce de Nicolas, les grèves.

Passons rapidement sur le divorce people de notre Président qui, à défaut d’avoir des choses à dire, nous sert un coup de « Voici » un jour de grève. La rumeur d’une séparation Nicolas / Cécilia se promenait déjà avant le 6 mai… Actualité sans intérêt sauf pour donner la larme à l’œil à la ménagère de moins de 50 ans.

Autre fait marquant : les grèves. Écoutant France Info presque toute la journée, j’ai suivi les minireportages sur le terrain. Ici une gare vide, là des bornes Vélib prises d’assaut par les Parisiens. Certaines personnes prennent la grève avec philosophie, d’autres sombrent dans le ridicule.

Oui, une grève c’est chiant ! Surtout quand elle affecte les transports en commun qui permettent à une majorité d’aller bosser. Maintenant, la grève était prévue et n’a pris personne par surprise. Remettons ensuite un brin d’objectivité : « je suis pris en otage » est un propos sorti sous le coup de l’émotivité (ou de convictions à droite). Être pris en otage, c’est être privé de ses libertés fondamentales. Être pris en otage, c’est être prisonnier et retenu. Que je sache, personne n’a vécu la même situation que Ingrid Bétancourt hier ! Certains ont marché, d'autres ont fait du stop, d'autre ont fait du vélo. Chiant oui, mais pas pris en otage !

Même si le blocage est chiant, je pense qu’il est normal que les cheminots défendent leur bout de pain. Ils cotisent plus, sur des salaires globalement inférieurs et on modifie désormais leur durée de boulot. N’importe quel salarié serait fortement mécontent. Eux, ils ont la chance de pouvoir faire un mouvement contraignant pour se défendre. Voilà bien longtemps que les salariés du privé ne peuvent plus (ou n’osent plus) faire de même… Mais soyons honnêtes : vous auriez ce pouvoir, vous feriez de même !

On en arrive au dernier point… Les réactions épidermiques sont, à mon avis, entachées de passion. Certains aimeraient pouvoir faire grève, mais ne peuvent pas. D’autres sont tout simplement jaloux et voudraient niveler à leur niveau… pas le bas ! D’autres sont colère et réagissent avec colère. D’autres sont de droite et vont nous servir le discours de l’égalité. Décidément, la droite n’a pas fini de m’étonner : l’égalité, c’est vraiment quand ça les arrange !

Bon week-end tout de même.