L'actualité qui brûle !
Par Zep le vendredi 19 octobre 2007, 08:16 - Niouzes - Lien permanent
Comme vous vous en doutez, je déroule chaque jour mon agrégateur pour connaître l’actualité du jour et lire mes blogs préférés. Hier, deux grands sujets ont retenu l’attention de 99% des Français (les autres vivant sur mars ou au fond d’une grotte) : le divorce de Nicolas, les grèves.
Passons rapidement sur le divorce people de notre Président qui, à défaut d’avoir des choses à dire, nous sert un coup de « Voici » un jour de grève. La rumeur d’une séparation Nicolas / Cécilia se promenait déjà avant le 6 mai… Actualité sans intérêt sauf pour donner la larme à l’œil à la ménagère de moins de 50 ans.
Autre fait marquant : les grèves. Écoutant France Info presque toute la journée, j’ai suivi les minireportages sur le terrain. Ici une gare vide, là des bornes Vélib prises d’assaut par les Parisiens. Certaines personnes prennent la grève avec philosophie, d’autres sombrent dans le ridicule.
Oui, une grève c’est chiant ! Surtout quand elle affecte les transports en commun qui permettent à une majorité d’aller bosser. Maintenant, la grève était prévue et n’a pris personne par surprise. Remettons ensuite un brin d’objectivité : « je suis pris en otage » est un propos sorti sous le coup de l’émotivité (ou de convictions à droite). Être pris en otage, c’est être privé de ses libertés fondamentales. Être pris en otage, c’est être prisonnier et retenu. Que je sache, personne n’a vécu la même situation que Ingrid Bétancourt hier ! Certains ont marché, d'autres ont fait du stop, d'autre ont fait du vélo. Chiant oui, mais pas pris en otage !
Même si le blocage est chiant, je pense qu’il est normal que les cheminots défendent leur bout de pain. Ils cotisent plus, sur des salaires globalement inférieurs et on modifie désormais leur durée de boulot. N’importe quel salarié serait fortement mécontent. Eux, ils ont la chance de pouvoir faire un mouvement contraignant pour se défendre. Voilà bien longtemps que les salariés du privé ne peuvent plus (ou n’osent plus) faire de même… Mais soyons honnêtes : vous auriez ce pouvoir, vous feriez de même !
On en arrive au dernier point… Les réactions épidermiques sont, à mon avis, entachées de passion. Certains aimeraient pouvoir faire grève, mais ne peuvent pas. D’autres sont tout simplement jaloux et voudraient niveler à leur niveau… pas le bas ! D’autres sont colère et réagissent avec colère. D’autres sont de droite et vont nous servir le discours de l’égalité. Décidément, la droite n’a pas fini de m’étonner : l’égalité, c’est vraiment quand ça les arrange !
Bon week-end tout de même.

Commentaires
Effectivement en ville, le terme "pris en otage" est trop fort. mais pensons un peu à la province. Imaginez le gars qui avait prévu de longue date à voyage pour paris, réservé son billet de train, etc. Mettons qu'il parte assister à un concert ou truc du genre (billets non remboursables). Il n'a plus qu'à prendre sa voiture et se taper 6-7 heures de trajet ? prendre l'avion et payer trois fois le prix du train ? abandonner le projet et perdre sa place de concert ? Comptez pas sur quelqu'un dans ce cas, même à gauche et habituellement solidaire des cheminots, pour aprouver cette action.
Au fait, question : la sncf rembourse les billets de trains achetés en cas de grève ? même les Prems ?
bon il ya aussi des avantages aux grèves, côté positif dans mon taff, je vois pas tous les cons de bureau, et autre avantage je deguste actuellement "travailler avec des cons" en attendant de les retrouver lundi
en attendant rtt couette et lecture 
le site de cet auteur qui sevit sous le pseudo de "Tonvosin Debureau" cela m'avait marquée chez son passage chez ruquier, : http://www.travailleravecdescons.co...
et un conseil , lisez le c'est ENORRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRME
Anne
Tant que je peux aller au boulot, ça ne me dérange pas plus que ça... C'est sûr que quand on est proche, voir un peu éloigné avec option vélib pas trop loin de chez soi, c'est jouable.
Côté blasé !
Par contre si je vivais en banlieue un peu plus éloignée avec obligation de prendre le RER,comme ma collègue, et qui donc va encore louper une journée de taf', donc perdre des sous, parce que le service n'est pas assuré... Même en se débrouillant de mille et une manières, les gens ont vraiment le droit de raler autant qu'ils le souhaitent, avec passion ou haine. Mais quand même, je trouve que les gens le prennent plutôt avec le sourire en général (de ce que j'ai vu depuis hier)
Perso j'ai essayé le métro ce matin car à 6h30, le site de la RATP indiquait une rame sur trois. Résultat, mon métro était bondé (et en arrivant au boulot je vois que c'était une rame sur cinq finalement), mais alors tellement que des gens poussaient des gosses à l'extérieur pour pouvoir monter... De grands moments !
Donc ce soir, je retourne à mes 7 km à pied !
@Thomas (Nef) : oui la SNCF rembourse les billets achetés en période de grève même les prem's...ça été dit et redit aux infos (radio et TV).
et ton concert les grévistes ils en ont rien à foutre et je leur donne raison : non mais sérieusement eux défendent leur croûte et toi tu cherche la petite bête pour faire chier le monde...
@ ZEP : j'adore la nouvelle déco surtout cette petite phrase "devenir reine du UNO et humilier la gueuse", mais ma cherie, jamais tu seras reine du uno tu as pas les qualités requises pour assumer cette tâche, en revanche je te vois bien en gueuse ça te va à ravir... vivement samedi.
Je ne rêve pas d'avoir le même "pouvoir" que les cheminots. Loin de là.
Au contraire, je suis fonctionnaire depuis peu et c'est mon premier job et je suis certain que mon statut sera ammené à être modifié dans le temps. Moi, ca ne me pose pas de problème, je l'accepte, c'est la vie. D'autant plus que ma direction générale est dans le pif de Sarko...
Je pars juste du principe que tout doit pouvoir être modifiable, même les acquis, à un moment donné car le pays (économie, démographie...) change et je l'accepte. Je ne rentre pas dans les détails de la mesure envisagée, car ce n'est pas le sujet du post ni du commentaire (on parle de la grève).
Je n'ai pas trop eu à souffir hier, malgré un retour depuis Rennes, mais je crois qu'à Paris cela a bien été galère...
Je relèverai juste ton attaque "zepienne" de toute bonne fois sur les gens de droite en étant moi aussi de bonne foi : pourquoi est ce que ce genre de réflexion n'a même pas été entamé quand la gauche était au pouvoir!??
(tacle amicale)
le mot otage est sans doute excessif, tout comme le mot victime trop fort sans doute , mais dire qu'ils peuvent faire grève parce qu'ils défendent leurs droits sans dire que c'est quand même en empêchant d'autres d'exercer leur droit au travail dans des conditions décentes est aussi réducteur! la grêve , historiquement pénalisait le gréviste et son "exploiteur"maintenant elle permet surtout à des mécontents d'en faire d'autres et ainsi créer une force de pression supérieure ! n'y a t'il pas d'autres façons?
Ce qui me dérange le plus dans cette histoire, c'est qu'on pointe du doigt une catégorie de travailleur (assez minoritaire que je sache?!) alors qu'en terme d'inégalité, c'est "l'arbre qui cache la forêt".
Avant les présidentielles, les députés ont votés un allongement plus que considérable de leurs indémnités en cas de perte de mandat...
Si on veut réformer le système, pourquoi pas, mais que ce soit fait honnêtement !
Concernant le divorce d' "Adrénaline et talonnette": m'en tape !
Il ne devait pas être trop collant avec elle, vu son problème narcissique, je l'imagine ne faire l'amour qu'à son mirroir !
Comme je l'indiquais dans mon billet sur le mouvement social, je ne suis pas d'humeur à rentrer dans le débat, chacun a ses raisons et je ne me permettrai pas de juger. Je continue mon écriture toujours sur les conséquences du mouvement. Manifester est un droit. La grève est un droit fondamental et heureusement. Je préférerais qu'on ne se trompe pas de cible. Car je ne suis pas sûr que ce soit les décideurs des projets qui subissent le plus, pour ceux qui ont lu mon post, ils comprendront et c'est toujours facile de trouver une escorte pour passer, coute que coute. Ce que je sais c'est que ces trois jours me mettent professionnellement dans une situation très difficile , proposant à mes collaborateurs de tenter de venir aujourd'hui avancer un peu pour continuer de servir les utilisateurs ADSL.Certains n'avaient aucun moyen pour venir jeudi, ni vendredi. Moi je suis privilégié, j'ai les moyens d'avoir un scooter même si cétait plus dur.Bien sûr cette journée ne sera pas une journée en heures supplémentaires mais une journée de rattrapage, subtile nuance de la Direction. Et si moi, j'ai envie de faire grève, je peux. Mais le mois d'après je suis convoqué à un EPL,mise à pied disciplinaire et je me fais virer. Oui, c'est un choix. Et donc ce n'est plus professionnel mais personnel.