Les offres légales responsables du déclin de l’industrie musicale
Par Zep le lundi 22 octobre 2007, 21:57 - Con-Sot - Lien permanent
Les maisons de disque l’évoquent comme le fléau absolu. Pourtant, du haut de ses 18%, le piratage ne semble pas être l’unique raison de ventes moribondes. Une étude confidentielle menée outre-Manche par Cap Gemini pour la Value Recognition Strategy* pointe du doigt les offres légales de téléchargement. La boutique en ligne iTunes et ses concurrents seraient responsables de 75% des 688 millions d’euros de pertes subies par l’industrie musicale.
L’étude explique que les consommateurs ont changé d’habitudes de consommation. Ils préfèrent sélectionner et acheter les morceaux qu’ils aiment plutôt qu’un album entier. Dans l’espace virtuel, la notion d’album semble avoir disparu. Vive l’achat « à la carte ! ».
Cap Gemini conclu en affirmant que la lutte contre le piratage n’endiguera pas l’effondrement des revenus du secteur. L’industrie du disque doit repenser son mode de vente pour coller aux nouveaux comportements des consommateurs : offres groupées, abonnements, etc.
Qui aurait pu croire que les offres légales sur Internet seraient un jour pointées du doigt ? Malheureusement, les maisons de disque n’admettront certainement jamais les conclusions de cette étude, préférant continuer la chasse aux pirates sans remettre en cause leur modèle économique…
* Value Recognition Strategy : un groupe de travail créé l’été dernier pour analyser les possibilités de revenus dans le numérique.

Commentaires
Humm ! Pour ma part ca doit bien faire plus d'un an que j'achète effectivement mes morceaux que j'aime à l'unité sur Fnac Music...
Et de les mettre ensuite en Mp3 en plus ! J'aime pas le WMA !
L'un de mes thèmes de recherches pour mon BTS avait été le piratage informatique et notamment celle de la musique.
Il est intéressant de voir qu'à chaque fois qu'on nous parle de chute de vente de CD, ca sous entend, les CD physique. Et non, le nombre de morceaux.
Au final, ce qu'ils perdent d'un coté et largement regagné de l'autre. Merci Univer-sale !
De toute façon tant qu'acheter un CD voudra dire en donner plus des 3/4 au maisons de disque et non à l'artiste, je crois que ça ne marchera jamais !
Et pendant ce temps là, j'en connais une qui empoche des millions pour se passer, très prochainement, de cette barrière commerciale physique que représente une maison de disque.
:))