Édit royal de la congrégation des Petites Sœurs du Saint Dépôt

Le XXVIII de l'an de grâce Deux Mil Sept en Paris XIII

La congrégation a décidé, sous la lumière bienveillante de notre Reine Activia 1ère, de réviser les titres habituellement décernés lors des tournois de Uno.

Le classement s’effectuera donc par ordre de préséance :

Reine du Uno : majesté incontestée du grand jeu, la Reine du Uno est amenée à régner sur ses sujets et tracer la voie de la congrégation. La Reine du Uno, de par son rang et ses prérogatives, est exempte de distribution de cartes pendant la durée de son règne.

Régente : en cas d’empêchement de la Reine, la Régente est autorisée à diriger expédier les affaires courantes et représenter la congrégation. Toutefois, son titre ne lui donne aucun pouvoir décisionnaire.

Princesse du Uno : jeune et candide, la princesse du Uno prétend à devenir reine un jour. Son titre ne lui confère aucun pouvoir et elle ne peut parler au nom de la Reine ou de la Régente. Ce rang autorise toutefois la princesse à se comporter comme toute princesse digne de ce nom : gâtée, pourrie, méprisante, etc.

Grande Prêtresse du Uno : que serait le pouvoir monarchique et temporel sans l’appui du pouvoir Divin et spirituel ? La Grande Prêtresse du Uno veille à la salubrité de l’âme de ses Sœurs et se doit d’être le pilier moral du groupe. La particularité de la congrégation autorise toutefois cette branche très particulière de la religion à avoir des rapports sexuels…

Bouffonne : la vie de la congrégation n’étant rythmée que par les prières et la cueillette de myrtilles fraîches, le rôle de la bouffonne est indispensable : apporter la lueur de la joie et du rire dans le cœur des sœurs.

Servante : toute hiérarchie sociale rime avec puissants… et petites gens. La servante veille aux basses tâches pour aider la congrégation. Sa vie rime avec labeur quotidien, sueur et pauvreté.

Gueuse : la gueuse n’a aucune existence véritable sinon sa carcasse physique. Dépossédée de tout titre et de toute dignité, la seule tâche de la gueuse est de subir les humiliations et le mépris de la société entière. La gueuse n’est même pas au pied de l’échelle sociale… c’est encore plus profond.

D’autres titres seront ajoutés en fonction des convives réunis autour de la prochaine réunion du Uno.

Fait pour valoir ce que de droit.