Emmanuelle MignonLes adeptes du lavage de cerveaux peuvent remercier Emmanuelle Mignon, directrice du cabinet de Nicolas Sarkozy. Selon un entretien accordé au journal VSD, elle aurait en effet affirmé que « les sectes sont un non-problème en France ». Elle ajouterait que « la liste établie en 1995 » par la commission parlementaire recensant les organisations religieuses classées comme sectes est "scandaleuse". Elle enfonce enfin le clou en parlant de la Scient.ologie. « Je ne les connais pas, mais on peut s'interroger. Ou bien c'est une dangereuse organisation et on l'interdit, ou alors ils ne représentent pas de menace particulière pour l'ordre public et ils ont le droit d'exister en paix ». Amen !

Emmanuelle Mignon a depuis formellement démenti avoir tenu de pareils propos. Elle explique toutefois dans Le Figaro du jour qu’elle « ne connais pas précisément le dossier de la Scientologie mais si ce mouvement ne crée pas de trouble à l'ordre public et s'il n'est pas à l'origine d'abus de faiblesse de gens, notre législation ne permet pas de l'interdire. » Elle ne connait pas ce dossier semble être une évidence !

On peut s’interroger vivement sur le rôle de cette personne auprès de Nicolas Sarkozy. Emmanuelle Mignon est, en effet, le "cerveau" du sarkozysme. C’est elle qui a conseillé le Président de se rendre au Vatican il y a quelques semaines pour rencontrer le pape. C’est elle qui tire les ficelles dans l’ombre pour détricoter patiemment la loi de 1905. Cette catholique pur jus, ancienne responsable d'un mouvement scout, avouait sans sourciller dans le Monde avoir « toujours été conservatrice » et aimer « l'ordre ». « Je crois à l'initiative individuelle, à l'effort personnel et, en matière économique, à la main invisible du marché. Par exemple, je suis pour une privatisation totale de l'Education nationale ».

Tous les rouages du sarkozysme prennent forme ici. Pendant ce temps là, des organisations autoritaires et dangereuses telles que la Scient.ologie profitent de l’effet d’aubaine et remercient publiquement la France… Quelle honte !

Photo DR - Reuters