Facebook, le mastodonte du réseau social, connait son premier essoufflement en Grande Bretagne. Après une croissance quasi-exponentielle, la fréquentation par visiteur unique a baissé de 5% entre décembre 2007 et janvier 2008. Il est encore trop tôt pour savoir si le phénomène est conjoncturel ou non. La baisse touche néanmoins des réseaux similaires comme Myspace ou Bebo. Comment expliquer le désintérêt progressif des utilisateurs ? Plusieurs pistes semblent rapidement se dévoiler.

Tout d’abord, il y a la gestion des données privées. Facebook et consorts amassent une véritable mine d’informations personnelles. Grace à son système de publicité mis en place en novembre dernier, le site inonde ses 64 millions d’abonnés de publicités adaptées à leurs profils. On ose à peine imaginer la valeur du fichier…

L’utilisateur peut ensuite se lasser des mails incessants générés par le système. La multiplicité des applications et des échanges finissent rapidement par saturer les boites et les esprits. Passé le premier l’effet de mode, les gens s’éloignent progressivement. L’intérêt de Facebook en lui-même est remis en cause. Combats de vampires, championnats de pinçage ou comparaison de photos : les activités se révèlent n’être pas des plus affolantes. Elles permettent d’occuper le temps… C’est déjà ça !

Certains avancent toutefois que la véritable raison du probable déclin des réseaux sociaux proviendra du nombre d’utilisateurs. 64 millions de personnes… de plus en plus d’occasions de tomber sur des collègues de bureau ou sa maîtresse ! Que faire si votre patron demande à être ajouté aux amis (et accéder ainsi à vos informations privées ??). Beaucoup laissent leur profil à l’abandon pour régler ce genre de situation.

L’avenir des réseaux sociaux passera-t-il par des sites plus ciblés (en fonction des centres d’intérêt, par exemple ?). Nous le saurons très rapidement : Internet va vite ! Très vite…

Plus loin…