Dès l’annonce de la suppression des avantages SNCF pour les
familles nombreuses, j’ai su que la partie était loin d’être terminée. S’attaquer
de front aux familles et à la
politique familiale du pays est un combat difficile. Beaucoup s’y sont cassés
les dents !
Car les associations de défense de la Famille disposent de
réseaux puissants, profondément ancrés dans nos institutions et disposant de
moyens importants. Des associations comme Familles de France prônent ainsi une
vision archaïque et patriarcale de la famille : un père, une mère (au
foyer) et des enfants. Défendant des concepts en vogue pendant l’Occupation, ils
défendent une politique de natalité forte et tentent d’y imposer leurs idées :
lutte contre l’avortement et la contraception, moralisation de la société, etc.
L’Assemblée Nationale demande régulièrement l’avis de telles associations sur
des questions de politique familiale… Pourtant, leur représentativité est à
mettre en doute.
Je suis convaincu que la France doit maintenir une politique familiale
ambitieuse. Cela contribue au dynamisme économique du pays. Pour autant, je
suis farouchement opposé aux avantages attribués sans conditions de ressources.
Car même des familles prestigieuses ont bénéficié de la carte SNCF… La
suppression de la carte SNCF pour les familles nombreuses va fragiliser les
ménages les plus démunis. Partir en vacances coûtera plus cher. Il suffirait
pourtant d’un peu de courage politique pour conditionner les aides sociales
(CAF, etc.) à un plafond minimum de ressources ! Malheureusement, chaque
tentative d’aller dans ce sens se heurte à la vindicte des « bonnes
familles »…
Y-aura-t-il une évolution ?
Commentaires
Ce qui est certain, c'est que la suppression de la carte famille nombreuses ne va pas dans le sens de l'écologie...
En effet, le train reste, quoi qu'on dise, bien plus cher que la voiture (même si plus rapide), et pour les familles nombreuses, prendre le train coute la peau des fesses, même avec les avantages de la carte famille nombreuse... Supprimer cet "avantage", c'est surtout supprimer le peu de latitude qu'avaient certaines personnes de ne pas polluer inutilement et d'être un minimum indépendantes (pour les jeunes qui n'ont pas le permis, le train reste relativement pratique pour les longs trajets, et encore plus si on a des réductions).
Bref, au départ, la SNCF était un service publique au service du citoyen, mais désormais, c'est une entreprise privée qui n'as qu'un seul et unique but : s'en foutre toujours plus pleins les fouilles, et je crois que quoi qu'on fasse, cela ne seras jamais compatible avec service publique...
Mais comment se fait-il que cette idée de suppression ne soit pas passée entre les mains de notre super ministre de l'écologie, j'ai nommé Jean Louis Borlo, qui était sensé sauver la planète en validant chaque décision prise par l'Etat depuis le Grenelle tout aussi ambitieux...
Ver des Roches, de plus en plus convaincus que nous sommes vraiment gouvernés par des gens qui nous prennent pour des cons...
@Ver Des Roches : tu devrais nuancer un peu tes propos cela rendrait ton commentaire plus exacte. Il est vrai qu'il est plus rapide de prendre le train pour faire Paris- Bordeaux, Paris Lyon, Rouen-Marseille, ou Lille-Londres mais parfois, et surtout en région ce n'est pas toujours le cas.
Zep dit que le carte devrait être donner avec des conditions de ressources et je le rejoins totalement. Voir une famille habitant dans le 16ème arrt de Paris avec 5 enfants et gagnant 15000 euros par mois bénéficie de 75% de réduction sur le train et 50% sur le métro, je ne trouve pas cela normal. Et si dans cette famille, il y a un adolescent de 16 ans, il prendra quand même le train pour ses déplacements car sa famille a les moyens de lui payer.
Aussi, la SNCF est une entreprise publique qui a pour unique actionnaire l'Etat, seul décideur des orientations du groupe. Elle ne s'en met pas plein les fouilles comme tu le dis car une partie des bénéfices sont reversés sous forme de dividendes à l'actionnaire (l'Etat) et le reste est réinvesti dans le matériel roulant et l'entretien des voies (avec RFF).
Pour finir, les salariés ne touchent rien des bénéfices de l'entreprise comme dans le privé car l'intéressement n'existe pas encore.