Dès l’annonce de la suppression des avantages SNCF pour les familles nombreuses, j’ai su que la partie était loin d’être terminée. S’attaquer de front aux familles et à la politique familiale du pays est un combat difficile. Beaucoup s’y sont cassés les dents !

Car les associations de défense de la Famille disposent de réseaux puissants, profondément ancrés dans nos institutions et disposant de moyens importants. Des associations comme Familles de France prônent ainsi une vision archaïque et patriarcale de la famille : un père, une mère (au foyer) et des enfants. Défendant des concepts en vogue pendant l’Occupation, ils défendent une politique de natalité forte et tentent d’y imposer leurs idées : lutte contre l’avortement et la contraception, moralisation de la société, etc. L’Assemblée Nationale demande régulièrement l’avis de telles associations sur des questions de politique familiale… Pourtant, leur représentativité est à mettre en doute.

Je suis convaincu que la France doit maintenir une politique familiale ambitieuse. Cela contribue au dynamisme économique du pays. Pour autant, je suis farouchement opposé aux avantages attribués sans conditions de ressources. Car même des familles prestigieuses ont bénéficié de la carte SNCF… La suppression de la carte SNCF pour les familles nombreuses va fragiliser les ménages les plus démunis. Partir en vacances coûtera plus cher. Il suffirait pourtant d’un peu de courage politique pour conditionner les aides sociales (CAF, etc.) à un plafond minimum de ressources ! Malheureusement, chaque tentative d’aller dans ce sens se heurte à la vindicte des « bonnes familles »…

Y-aura-t-il une évolution ?