Pour changer, les salariés de la SNCF, d’Air France et d’EDF sont encore au centre d’une polémique. Leurs prétendus énormes avantages suscitent la convoitise de l’URSSAF qui rêve de récupérer une dime pour éponger son déficit. Les journaux nous ressortent donc la ribambelle de privilèges dont jouissent les cheminots, gaziers et personnels aériens. Les foyers sont choqués par tant de fastes…

Taxer les avantages en nature ? Pourquoi pas ! Mais taxons tout le monde alors ! Entreprises privées comme publiques. Taxons les militaires et leur réduction de -75% sur les transports. Taxons les gendarmes logés aux frais de la princesse. Taxons les logements des pompiers, généralement à tarifs réduits. Taxons les avantages qu’offrent les grandes entreprises privées à leurs salariés (je pense aux salariés des opérateurs mobiles, internet, etc.). Taxons les cadres qui utilisent leurs voyages en avion pour gonfler leur carte de fidélité personnelle.

Qu’une entreprise offre des avantages à ses salariés, ça ne me gêne pas : c’est une manière d’attirer, motiver et retenir le personnel. Ce n’est pas avec le salaire « astronomique » versé aux cheminots que la SNCF fidélisera ses troupes. Alors, il y a les avantages. En passant : la grande majorité des cheminots ne profitent pas de leurs billets gratuits. Au-delà du voyage, il y a aussi l’hébergement sur le lieu de destination.

Là où je suis écœuré, c’est de stigmatiser encore et toujours les mêmes personnes. Toutes les entreprises de grande taille offrent des avantages en nature. Pourquoi ne taper que sur une catégorie ?

Au lieu de taper sur les salariés, l’URSSAF devrait réclamer l’argent des baisses de charges que le gouvernement offre à tout va aux entreprises. Là, ce serait plus juste ! Mais comme d’habitude, ce sont les petits qui vont payer !