Mourir, ça fait réf léchir… Par exemple, cette semaine, j’ai perdu mon boulot, je suis morte dans un accident et, quand je me suis réveillée à la morgue, j’étais devenue une vampire. Bon, il y a des côtés positifs : je suis désormais super forte et les hommes semblent bien plus sensibles à mon charme de suceuse de sang. Il faut juste que je m’habitue à mon nouveau régime liquide…
Autre problème : mes amis du monde de la nuit disent que je suis une sorte de reine annoncée par une prophétie ridicule. Ils ont besoin de moi pour renverser un vampire assoiffé de pouvoir, au look trop ringard ! Le cadet de mes soucis ! Sauf qu’ils ont des moyens de pression efficaces, comme la nouvelle collection Manolo Blahnik ; une fille qui se respecte ne peut pas dire non…
Betsy – Elysabeth Taylor de son vrai nom (ne riez pas!) – est une caricature de la superficialité à elle-même : grande, blonde, jolie, pas très futée et accro au shopping. La vie de cette jeune fille va pourtant changer brusquement lorsqu’une voiture va la percuter et la tuer sur le coup. Lorsqu’elle se réveille à la morgue, tiraillée par une soif épouvantable, elle va très vite comprendre que son passage à trépas ne s’est pas passé comme prévu. Betsy se découvre de jolies canines, un charme ensorcelant et une force jusqu’ici inconnue. Normal : elle est devenue un vampire. Mieux ! Elle va vite découvrir qu’elle n’est pas un vampire comme les autres, lorsqu’elle se heurtera à la « vampirocratie » d’un chef de clan particulièrement belliqueux.
« Vampire et célibataire » est le premier ouvrage de la saga « Queen Betsy », écrite par Mary Janice Davidson. Disons le tout de suite : ce n’est pas de la « grande littérature », mais les histoires et les considérations de Betsy sont à hurler de rire. L’histoire se déroule principalement selon le point de vue de Betsy. Elle est jeune, superficielle et légèrement dépassée par tout ce qui lui arrive. En tant que lecteur, nous avons surtout le droit de connaître ce qu’elle pense à chaque instant… Et c’est tout simplement savoureux. Sa relation avec Eric Sinclair qu’elle déteste tout en le désirant secrètement (et quand je parle de « désir », c’est une façon très douce de décrire la chose), ses réparties face à un vampire hégémonique plusieurs fois centenaires ou ses discussions avec sa meilleur amie sont un régal.
C’est du easy-reading, c’est byatche, c’est drôle et l’histoire est bien plus sympa (et moins niaise) que Twilight. D’ailleurs, c’est ce croisement « Confession d’une accro au shopping » et « True Blood » qui m’a beaucoup plu. Ce livre est le compagnon idéal des voyages en métro. A découvrir !

Il est beau, riche et a un boulot de rêve. Sa vie n’est que restaurants chics, fringues de marque, salles de sport luxueuses, boîtes branchées et cocaïne (pour faire passer le tout). Parfois, il prend un Halcion, un Xanax ou un Valium pour supporter son entourage… Parfois, Patrick Bateman préfère torturer, tuer ou massacrer ceux qu’il déteste : les animaux, les pauvres, les étrangers, les homos ou les femmes. Patrick (Pat, pour les intimes) a ça dans le sang. Il aime voir la souffrance, savoir qu’il prend le pouvoir sur les pauvres créatures qu’il croise… Pat a de l’imagination. Vous n’imaginez pas tout ce qu’on peut faire avec un tube en plastique, un rat et quelques morceaux de brie ! Pat est complètement taré, désaxé, dans un monde que lui-seul semble comprendre. Pat est le héros du livre American Psycho.
Un soir, trois gamins fuient une soirée entre adultes et se retrouvent dans le jardin. Diane, son frère Jason et leur ami Tyler regardent les étoiles tout en bavardant. Soudain, c’est la nuit noire… En un instant, les étoiles et la lune disparaissent. Au petit matin, tout semble pourtant normal, à part que les satellites ne répondent plus… Les scientifiques découvrent que la Terre est désormais coupée du reste de l’univers par une sorte de barrière, le Spin. Derrière cette membrane invisible, le temps est comme distordu et avance à toute vitesse. Très bientôt, une cinquantaine d’année au plus, le soleil mourra et embrasera la galaxie.

Personne ne peut ignorer combien le travail est central dans la construction de son identité sociale. Un travail valorisant et reconnu permet au salarié d’apporter sa pierre à l’édifice collectif et d’en retirer les fruits personnels. Malheureusement, quand la machine dérape, quand les ordres et les contradictions pleuvent, quand les cadences s’accélèrent ou que des jeux pervers de pouvoir se mettent en place, le travail peut devenir un poison.
Ce tableau semble pourtant sans intérêt. Douze personnages de l’époque victorienne, les visages en pleine décomposition. Pourtant, cette oeuvre de Walter Waldegrave, un ami d’Oscar Wilde, sucite toutes les convoitises de la mystérieuse Cordelia Gray. Que cache ce portrait ? Quel est son secret ? Qui sont les douze personnes ? Vincent Pearson, un vendeur de tableau, va rapidement se retrouver confronté à des événements dépassant la raison humaine. Pendant ce temps, la police retrouve plusieurs cadavres écorchés vifs.
4h40. Voilà une heure que je tourne dans mon lit après avoir eu l’audace d’ouvrir un œil. Le réveil, lui, ne sonnera que dans deux heures. La tête pleine d’informations parasites, je tente une vidange en orientant mes pensées vers autre chose. Un verre de lait, un bouquin et me voici parti pour un peu de lecture…
Au hasard d’un profil Facebook curieusement dénommé « Cellendhyll de Cortavar » qui m’avait intrigué, j’ai découvert avec une recherche Google une série de romans héroïc fantasy plutôt sympathique : le cycle de « l’agent des Ombres », écrit par le Français Robert Michel. J’ai dévoré le premier tome, « l’Ange du Chaos », en un temps record… le deuxième est en train de subir le même sort !
Bien avant Sauron et la création de l’Unique et des anneaux de pouvoir, les Terres du Milieu étaient déjà la proie de guerres colossales. A peine Arda, la Terre, sort-elle de l’esprit d’Iluvatàr que déjà Melkor la convoite avidement. Pendant que les valars oeuvrent pour créer un monde magnifique et préparer l’arrivée des premiers elfes et des premiers humains, Melkor travaille sans relâche à pervertir et dénaturer leurs créations. Car Melkor désire plus que tout avoir un monde à lui et assujettir ses habitants. Il déteste les inventions de ses congénères et crée lui-même des abominations au plus profond d’Angband, sa forteresse ténébreuse.