Queen Betsy : on peut être reine des vampires et superficielle !

Mourir, ça fait réf léchir… Par exemple, cette semaine, j’ai perdu mon boulot, je suis morte dans un accident et, quand je me suis réveillée à la morgue, j’étais devenue une vampire. Bon, il y a des côtés positifs : je suis désormais super forte et les hommes semblent bien plus sensibles à mon charme de suceuse de sang. Il faut juste que je m’habitue à mon nouveau régime liquide…
Autre problème : mes amis du monde de la nuit disent que je suis une sorte de reine annoncée par une prophétie ridicule. Ils ont besoin de moi pour renverser un vampire assoiffé de pouvoir, au look trop ringard ! Le cadet de mes soucis ! Sauf qu’ils ont des moyens de pression efficaces, comme la nouvelle collection Manolo Blahnik ; une fille qui se respecte ne peut pas dire non…

Betsy – Elysabeth Taylor de son vrai nom (ne riez pas!) – est une caricature de la superficialité à elle-même : grande, blonde, jolie, pas très futée et accro au shopping. La vie de cette jeune fille va pourtant changer brusquement lorsqu’une voiture va la percuter et la tuer sur le coup. Lorsqu’elle se réveille à la morgue, tiraillée par une soif épouvantable, elle va très vite comprendre que son passage à trépas ne s’est pas passé comme prévu. Betsy se découvre de jolies canines, un charme ensorcelant et une force jusqu’ici inconnue. Normal : elle est devenue un vampire. Mieux ! Elle va vite découvrir qu’elle n’est pas un vampire comme les autres, lorsqu’elle se heurtera à la « vampirocratie » d’un chef de clan particulièrement belliqueux.

« Vampire et célibataire » est le premier ouvrage de la saga « Queen Betsy », écrite par Mary Janice Davidson. Disons le tout de suite : ce n’est pas de la « grande littérature », mais les histoires et les considérations de Betsy sont à hurler de rire. L’histoire se déroule principalement selon le point de vue de Betsy. Elle est jeune, superficielle et légèrement dépassée par tout ce qui lui arrive. En tant que lecteur, nous avons surtout le droit de connaître ce qu’elle pense à chaque instant… Et c’est tout simplement savoureux. Sa relation avec Eric Sinclair qu’elle déteste tout en le désirant secrètement (et quand je parle de « désir », c’est une façon très douce de décrire la chose), ses réparties face à un vampire hégémonique plusieurs fois centenaires ou ses discussions avec sa meilleur amie sont un régal.

C’est du easy-reading, c’est byatche, c’est drôle et l’histoire est bien plus sympa (et moins niaise) que Twilight. D’ailleurs, c’est ce croisement « Confession d’une accro au shopping » et « True Blood » qui m’a beaucoup plu. Ce livre est le compagnon idéal des voyages en métro. A découvrir !

L’histoire du cintre, du rat et de la tronçonneuse

Il est beau, riche et a un boulot de rêve. Sa vie n’est que restaurants chics, fringues de marque, salles de sport luxueuses, boîtes branchées et cocaïne (pour faire passer le tout). Parfois, il prend un Halcion, un Xanax ou un Valium pour supporter son entourage… Parfois, Patrick Bateman préfère torturer, tuer ou massacrer ceux qu’il déteste : les animaux, les pauvres, les étrangers, les homos ou les femmes. Patrick (Pat, pour les intimes) a ça dans le sang. Il aime voir la souffrance, savoir qu’il prend le pouvoir sur les pauvres créatures qu’il croise… Pat a de l’imagination. Vous n’imaginez pas tout ce qu’on peut faire avec un tube en plastique, un rat et quelques morceaux de brie ! Pat est complètement taré, désaxé, dans un monde que lui-seul semble comprendre. Pat est le héros du livre American Psycho.

Best seller sorti en 1991, écrit par Bret Easton Ellis, American Psycho conte les histoires de Patrick Bateman, 27 ans, golden boy de Wall Street. L’histoire est racontée à la première personne. Le lecteur suit les aventures de Patrick selon son propre point de vue. Au fil des chapitres, sa nature profonde va progressivement se révéler, pendant que le style deviendra de plus en plus obsessionnel, incohérent… Les hallucinations et ellipses de temps se multiplient. On se retrouve noyé dans l’esprit tortueux d’un psychopathe, où se mêlent violence et pornographie.

Ce livre est aussi étrange qu’entraînant, puisqu’on désire plus que tout savoir où cette folie va finir. Il soulève le coeur parfois et on le repose avec une impression malsaine… mais on continue quand même. American Psycho a fait l’objet d’une adaptation au cinéma, avec Christian Bale dans le rôle principal. Il semble toutefois que la folie du livre ait été édulcorée… Je ne l’ai pas encore vu pour vérifier.

En tous cas, le livre est excellent… Une plongée dans les années 80 dans la tête d’un monstre froid, voilà qui est original !

Leroy Merlin n'avait pas pensé à cette utilisation du pistolet à clou (image tirée du film)

Découvrez les mystères de Spin

Un soir, trois gamins fuient une soirée entre adultes et se retrouvent dans le jardin. Diane, son frère Jason et leur ami Tyler regardent les étoiles tout en bavardant. Soudain, c’est la nuit noire… En un instant, les étoiles et la lune disparaissent. Au petit matin, tout semble pourtant normal, à part que les satellites ne répondent plus… Les scientifiques découvrent que la Terre est désormais coupée du reste de l’univers par une sorte de barrière, le Spin. Derrière cette membrane invisible, le temps est comme distordu et avance à toute vitesse. Très bientôt, une cinquantaine d’année au plus, le soleil mourra et embrasera la galaxie.

Spin, de Robert-Charles Wilson, est un roman de science fiction comme je les aime. Les trois héros vont, chacun à leur manière, être pris dans la spirale du Spin. Leur vie en sera affectée. L’un deviendra l’un des experts les plus renommés sur ce phénomène, l’autre, boulversée, rejoindra des mouvements religieux pendant que le dernier tentera de garder le lien entre les deux. Partout ailleurs, personne ne peut ignorer que la vie terrestre est en passe de se terminer.

L’histoire oscille entre le présent, que l’auteur dévoile au de temps en temps au fil des chapitres, et le passé…  Au fil des pages, les deux temps vont toutefois se rejoindre. Action, politique et fin du monde : quel beau mélange pour un ouvrage très agréable à lire et très prenant ! Mon coup de coeur SF de ce début d’année. Idéal pour mon Cybook Odyssey :)

Disponible dans toutes les bonnes crèmeries en format papier et numérique.

Quand l’industrie du livre s’enlise dans les mêmes erreurs que celle du ciné ou de la musique

Me voici heureux propriétaire d’un eBook reader, liseuse électronique en français. Cette petite tablette à l’encre numérique (e-Ink) permet une lecture sans la fatigue oculaire généralement constatée sur les tablettes numériques (iPad et autres). J’avoue, c’est un véritable plaisir car l’outil se range facilement dans son sac, ne prend pas de place et contient déjà l’ensemble de ma bibliothèque papier. Je redécouvre les joies de la lecture dans le métro…

Mon choix s’est porté sur le Cybook Odyssey de Bookeen. Une magnifique tablette tactille et doté d’une technologie exclusive d’encre numérique rapide. Le Cybook Odyssey est surtout l’une des liseuses électroniques capables d’afficher le plus de formats : ePub, ePub protégés, PDF et j’en passe…

Le choix de la tablette ne fut pas facile car, encore une fois, les professionnels du secteur ont décidé de créer plusieurs écosystèmes, jalousement protégés par des DRM (digital right management ou verrous numériques) compliquant la vie des utilisateurs. Impossible, pour moi, d’acheter un livre numérique sur Amazon, puisque celui-ci ne sera lisible que sur sa tablette maison, le Kindle. Inversement, les possesseurs de Kindle ne pourront pas aller acheter leurs livres dans une autre boutique qu’Amazon. C’est pareil avec la boutique livre d’Apple : réservée aux iPads… Le client est donc piégé dans un écosystème totalement fermé et opaque. Le jour où l’utilisateur veut changer de système de lecture, les livres qu’il aura légalement acheté ne pourront pas être lus sur une plateforme concurrente… Voilà qui rend les choses bien compliquées…

Vous souhaitez acheter légalement un livre numérique ? Assurez vous d'abord d'être dans la boutique qui est autorisée sur votre liseuse !

Si ce choix se justifie pour l’industrie de l’édition, elle est carrément intolérable pour le consommateur. Quel intérêt d’acheter un livre numérique si l’achat de celui-ci nous lie définitivement avec une boutique ? Quel intérêt avons-nous à devoir acheter un terminal en fonction de la boutique, alors que celles-ci devraient proposer des solutions communes ? L’industrie de l’édition suit donc le même mauvais chemin que ses consoeurs de la musique et du cinéma, au mépris de ses clients.

Les DRM empêchent déjà de pouvoir prêter un livre comme on le souhaite, empêchent de partager… Si en plus ils empêchent d’acheter où on souhaite et nous lient à un matériel donné, c’est presque de l’arnaque ! Ces difficultés encouragent, une fois encore, le piratage. Avec un livre numérique à peine moins cher que sa version papier, on pouvait espérer moins de contraintes et plus de libertés, d’interopérabilité.

Heureusement, il existe plein de solutions (illégales, forcément) pour contourner ces protections. Un livre légalement acheté à la Fnac pourra ainsi rejoindre la bibliothèque Kindle et inversement.  Ask Google, si vous aussi vous avez un problème !

Et bonne lecture !

Le texte de Korben à ce sujet.

[Réédition] A la croisée des Mondes

Petite réédition d’un article paru il y a 4 ans déjà… mais pour en avoir discuté récemment, j’avais envie de m’y replonger… comme ça, pour le plaisir.

Le monde de Lyra ressemble fortement au nôtre, tout en possédant quelques éléments distinctifs : le nom des pays, les moyens de transport ou certains termes diffèrent. La principale différence concerne l’âme humaine. Celle-ci est en effet visible sous la forme d’un animal – le « Daemon ». Un lien mystérieux unit l’homme à son daemon : l’un ne peut aller sans l’autre. Eloignez-les trop et les deux entités ressentiront une vive douleur. Le Daemon prend sa forme définitive lorsque l’enfant atteint l’âge adulte. Sa forme animale correspond alors à l’esprit de l’être humain qu’il accompagne. Avant la puberté, il peut se métamorphoser à volonté.

Lyra et son Daemon Pantalaimon vivent à Jordan College, à Oxford, au milieu des Érudits. Cette petite fille téméraire et bagarreuse ne se doute pas un seul instant qu’elle va être l’héroïne d’une épopée extraordinaire. Son monde est en pleine effervescence. Le « Magisterium », un organisme religieux et despotique, resserre son emprise sur les peuples, tout en se livrant à de sombres besognes au nom de la foi. Partout dans le monde, des enfants sont enlevés et envoyés au Pôle Nord. Les gitans ont déjà perdu beaucoup des leurs. Lorsque les « Enfourneurs » enlèvent Roger, son meilleur ami, Lyra décide de partir à sa recherche… Mais déjà, de nombreuses personnes sont à ses trousses. La belle et inquiétante Madame Coulter semble décidée à la capturer par tous les moyens.

Quel est le destin de Lyra ? Quelles sont les abominations perpétrées à sur les enfants à Bolvangar ? Quels sont les plans du mystérieux Lord Astriel ? Quelle est cette mystérieuse Poussière qui déchaîne le Magisterium ? Quelle est cette étrange cité visible dans l’aurore boréale ? Existerait-il d’autres mondes ? Dès les premières pages, le roman de Philipp Pullman accroche le lecteur par une histoire passionnante et vivante. On se surprend à imaginer un autre monde où nous serions accompagnés de notre propre Daemon. Chacun des personnages possède sa propre histoire, qui va évoluer au cours des 3 tomes que compose le cycle. De plus, l’auteur se permet une critique assez virulente de l’Eglise et de la religion, personnifiée par le Magisterium. A l’origine, le cycle était plutôt destiné aux enfants. Pourtant, il me semble que les références et les thèmes abordés soient plutôt destinées aux adultes. Je suis définitivement accro ! « À la croisée des mondes : la boussole : la boussole d’or » sortira cet hiver au cinéma avec une distribution de qualité. Comme d’habitude, quelle que soit la qualité du film, le roman sera certainement bien meilleur. Voici quand même la bande-annonce. Tout comme celles du « Seigneur des Anneaux » à l’époque, j’en ai des frissons à la regarder !

Et aujourd’hui ?

18 août 2011… 4 ans plus tard. Le film a été un véritable ratage. La très bigote Nicole Kidman ayant exigé de bannir toutes les références à la religion, « l’oeuvre » finale n’en a été que défigurée pour être un énième film plat et sans intérêt. Depuis, j’ai évidemment lu les trois tomes, et ils ont été l’une des plus belles histoires que j’ai pu jamais lire… à m’en donner les larmes aux yeux, lors des dernières pages. Aujourd’hui, je me dis que je me replongerai bien dans cette fabuleuse histoire, juste pour retrouver ce goût du rêve qui m’a bercé et envouté… au point d’en contaminer jusqu’à ma mère.

2011 et pas une ride. Si vous voulez tenter l’aventure, oubliez le désastreux film et osez les Royaumes du Nord.

Quand le travail tue

Personne ne peut ignorer combien le travail est central dans la construction de son identité sociale. Un travail valorisant et reconnu permet au salarié d’apporter sa pierre à l’édifice collectif et d’en retirer les fruits personnels. Malheureusement, quand la machine dérape, quand les ordres et les contradictions pleuvent, quand les cadences s’accélèrent ou que des jeux pervers de pouvoir se mettent en place, le travail peut devenir un poison.

J’ai eu la chance de rencontre Marie Pezé dans le cadre d’une interview. Cette psychanalyste du travail a fondé, en 1997, la première consultation liée à la Souffrance au travail à l’hôpital de Nanterre. Elle va ainsi intervenir face à l’encadrement de mon employeur pour rappeler les liens entre le travail, les modes de management « toxiques » et de véritables pathologies.

La souffrance au travail frappe sans aucune distinction. Elle touche les salariés du privé comme du public, quelque soit l’échelon hiérarchique ou la catégorie socio-professionnelle. Elle peut conduire à des maladies reconnues, voire à des suicides. Plusieurs disciplines (psychanalystes, médecins du travail, magistrats, etc.) travaillent de concert pour endiguer ce problème et protéger – voire extraire du lieu de travail – les salariés.

L’entreprise (et les administrations) sont pourtant responsables de la santé de ses salariés sur le lieu de travail. Différentes jurisprudences confirment la primauté de l’obligation de sécurité sur le pouvoir de disciplinaire de l’employeur. Elles reconnaissent la notion de harcèlement managérial.

Pourquoi en parler ? Car j’ai connu dans un précédent poste une forme de harcèlement managérial. Négation de la personne, utilisation de la peur pour obtenir des résultats, mise en concurrence systématique, dénigrement public des plus faibles, voire harcèlement et chantages étaient mon lot quotidien. Tout le monde courbait l’échine et toute personne osant se rebeller perdait le soutien de ses collègues. Les syndicats fermaient leur gueule. Les départs se multipliaient. Je me souviens des soirs où j’angoissais à l’idée d’y retourner. Je perdais le sommeil. Je me rappelle des cachets pour affronterles réunions ou pour dormir la nuit… J’ai réussi à tenir avec l’appui de mon ex et la volonté de me barrer au plus vite.

La souffrance au travail est une réalité et non le fait de personnes faibles. Elle est plus complexe qu’on ne l’imagine. J’invite d’ailleurs ceux qui s’intéressent à ce sujet à lire les témoignages accablants que Marie Pezé a compilé dans un livre « Ils ne mourraient pas tous mais tous étaient frappés » (Poche / Flammarion). Impressionnant.

La peur du Clown

Couverture de CaMon intérêt pour les romans d’épouvante a commencé par hasard en librairie. Alors que je regardais les couvertures, mon regard s’est attardé sur cette image d’un garçon le bras coincé dans une bouche d’égout. Au-dessus de lui, un clown le regardait avec un sourire diabolique. J’ai acheté le livre et me suis plongé dedans. « Ça » de Stephen King restera un souvenir impérissable de mes jeunes années.

Tous les 27 ans, à Derry, Il revient. Tous les 27 ans, des enfants de la ville disparaissent. Nul ne connait réellement son vrai visage. Cette entité maléfique prend l’apparence des pires peurs de ses victimes. Mais c’est sous la forme d’un clown qu’il apparaît le plus souvent et aime attirer les enfants dans ses filets. Sept d’entre eux l’ont déjà vaincu alors qu’ils étaient jeunes. Ils étaient alors le « Club des ratés ». Ils ont fait la promesse de revenir si d’aventure le clown revenait.

Cette histoire a profondément marqué mes jeunes années. J’avais entre 11 et 13 ans très certainement. J’ai encore souvenir de cette scène mythique où Georgie, le frère d’un des héros, se fait tuer dans une bouche d’égout alors qu’il tentait de récupérer un bateau de papier. Dans la vraie vie, le jeune garçon que j’étais avait alors commencé à éviter soigneusement les bouches d’égout, surtout les jours de pluie. Je me rappelle avoir de nombreuses fois accéléré le pas quand un bruit suspect réveillait mes sens.

Le téléfilm adapté du roman est plutôt raté. Il a toutefois le mérite de mettre un visage sur l’ennemi. Il ne m’a pas fait le même effet que le livre. La meilleure façon d’avoir peur est de laisser son imagination vagabonder. En livre, Ça m’offrait tout le loisir d’imaginer les pires choses.

Aujourd’hui, j’ai délaissé Stephen King pour d’autres auteurs comme Dean R. Koontz et bien sûr Graham Masterson. Mais Ça garde une place à part dans mon imaginaire : le premier roman de ce type, les premières vraies frayeurs transposées dans ma vraie vie… Aujourd’hui, quand je vois un clown, je ne peux m’empêcher de faire le rapprochement.

Pour celles et ceux qui ne connaissent pas encore ce monument de la littérature d’épouvante, je ne saurais trop vous le conseiller. Nous flottons tous ici en bas… et bientôt, vous flotterez vous aussi !

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Le portrait du mal

Ce tableau semble pourtant sans intérêt. Douze personnages de l’époque victorienne, les visages en pleine décomposition. Pourtant, cette oeuvre de Walter Waldegrave, un ami d’Oscar Wilde, sucite toutes les convoitises de la mystérieuse Cordelia Gray. Que cache ce portrait ? Quel est son secret ? Qui sont les douze personnes ? Vincent Pearson, un vendeur de tableau, va rapidement se retrouver confronté à des événements dépassant la raison humaine. Pendant ce temps, la police retrouve plusieurs cadavres écorchés vifs.

Graham Masterson, écrivain de littérature fantastique, signait en 1987 le Portrait du mal. L’ouvrage s’inspire du célebre Portrait de Dorian Gray d’Oscar Wilde où le personnage principal échappait à la mort en immortalisant son âme dans une toile. Pendant que Dorian Gray restait éternellement jeune, son portrait vieillissait et pourrissait à mesure de sa vie décadente.

L’auteur écossais ajoute toutefois sa petite patte. Le lecteur y trouvera une histoire contemporaine et rondement menée. L’univers est plus glauque avec des meurtres impitoyables. Le lecteur ne pourra qu’être entraîné vers la fin du livre pour rassembler les pièces du puzzle et découvrir l’horrible vérité sur les Gray… Accéder à la vie éternelle nécessite quelques petits sacrifices. Avec force de détails, Masterson dérange. Les situations sont toujours plus épouvantables. Il se permet même quelques passerelles avec le roman d’Oscar Wilde.

Deux jours m’ont été nécessaires pour finir ce livre. Je l’ai littéralement dévoré. J’ai retrouvé toute l’ambiance que cet auteur avait insufflé à Démence, l’un de ses autres ouvrages. Je ne peux que le conseiller, surtout à celles et ceux qui ont apprécié l’oeuvre de Wilde, qu’il ne bafoue à aucun moment.

Maman, est-ce que ta chambre te plait ?

4h40. Voilà une heure que je tourne dans mon lit après avoir eu l’audace d’ouvrir un œil. Le réveil, lui, ne sonnera que dans deux heures. La tête pleine d’informations parasites, je tente une vidange en orientant mes pensées vers autre chose. Un verre de lait, un bouquin et me voici parti pour un peu de lecture…

On ne se rend même plus compte qu’on est en train de traiter les malades et les vieux comme on traiterait mécaniquement des boîtes de conserve. On gère à flux tendus en comptant sur la bonne volonté, on économise, on sabre là où on peut : dans leur dignité, dans leur santé, dans leur droit à une vie décente.

Cette phrase est tirée de « Maman, est-ce que ta chambre te plait ? » de William Réjault (connu aussi sous le pseudonyme de blogueur Ron l’infirmier). Elle m’a particulièrement frappée et préfigure d’ores et déjà de la suite. Le prologue est tout simplement édifiant. Une maison de retraite, l’une des plus chères d’Île de France, réalise de petites économies, toutes petites… au point de risquer la vie de ses habitants et de son personnel avec une chaudière mal entretenue. Cette mise en bouche résume bien le malaise qui touche les professions de santé actuellement.

La droite n’a de cesse de vouloir privatiser un secteur qui ne devrait pas l’être. Les établissements de santé et les hôpitaux doivent désormais tenus de se soumettre à des critères de rentabilité au lieu de soigner les malades. Personnel incompétent et sous-payé, démotivation, abaissement des règles d’hygiène et de sécurité, économies de bout de chandelle : même les riches établissements sont frappés. Les problèmes de maltraitance surgissent pendant que le peu de personnel motivé tente de colmater les brèches.
Ce voyage étonnant – déprimant – fait froid dans le dos et pose la question de la place de la vieillesse dans notre société… Et surtout, quelle place aurons-nous dans quelques années. William Réjault, comme à son habitude, use de son style direct et sans emphase. Comment vouliez-vous que je dorme sereinement ensuite ?

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L’Ange du Chaos

Au hasard d’un profil Facebook curieusement dénommé « Cellendhyll de Cortavar » qui m’avait intrigué, j’ai découvert avec une recherche Google une série de romans héroïc fantasy plutôt sympathique : le cycle de « l’agent des Ombres », écrit par le Français Robert Michel. J’ai dévoré le premier tome, « l’Ange du Chaos », en un temps record… le deuxième est en train de subir le même sort !

Le monde des Plans est constitué d’un plan neutre, ou « primaire », appelé Territoires Francs. Autour de lui gravitent une quantité de plans satellites conquis par les grandes puissances que sont la Lumière et les Ténèbres. Bien que les guerres passées soient finies, une bataille plus sourde continue pour conquérir le Plan primaire. Car celui qui contrôlerait celui-ci obtiendrait la domination des autres Plans. En effet, afin d’assurer son existence, chaque Plan est accordé sur le Plan Primaire. Au centre de cette guerre, une troisième puissance observe silencieusement : le Chaos. Nul ne connait ses intentions…

Cellendhyll de Cortavar est un ancien soldat de la Lumière. Déchu pour un crime qu’il n’a pas commis, laissé pour mort par ses pairs, il est sauvé par le Chaos qui en fait l’un de ses agents les plus doués. Dix ans après, il est renvoyé sur les Territoires Francs pour une mission secrète. Après des siècles, la Lumière semble décidée à réaliser une opération de conquête du Plan Primaire. Les Ténèbres s’allient donc momentanément avec le Chaos pour contrer cette expansion. Cellendhyll aura fort à faire pour atteindre son but et, par la même occasion, se venger de ses anciens amis.

Des batailles, du sexe, des rebondissements, de la magie, de l’humour, du fantastique, des sorciers, des méchants, des gentils « pas si gentils »… les deux premiers tomes sont assez prenants ! Personnellement, l’histoire m’a convaincu !

A découvrir ici

La Librairie de l’Avenue

Dès l’entrée, on sent que cette librairie n’est pas comme les autres. L’organisation diffère d’une FNAC… Ici, pas de lumières aguichantes, de grands posters ou de couleurs chatoyantes. Bienvenue à la Librairie de l’Avenue avec ses 600m2 de livres, cachée au cœur des Puces de Saint-Ouen !

Dans les librairies telles que la FNAC, la durée de vie d’un livre est généralement courte. Ils quittent les rayons au bout de quelques mois et ne sont ensuite disponibles que sur commande. La Librairie de l’Avenue, elle, conserve tout… Elle récupère les livres d’occasion, tous les livres, des plus connus aux plus… exotiques ! Des milliers de livres, anciens ou récents, se côtoient dans les allées de cette boutique. La responsable est une véritable passionnée qui connait l’univers des livres sur le bout des doigts. Elle évoque son métier avec passion et apporte ses conseils pour les recherches.

À l’heure d’Internet et de la culture « fast-food », j’apprécie de savoir qu’un tel endroit subsiste. Prenons certains classiques de la science fiction : ils sont parfois bien difficiles à trouver. De plus, j’apprécie me plonger dans un livre pour vivre une histoire. Je redécouvre en ce moment le « Seigneur des Anneaux ». Le livre révèle une histoire plus profonde, passionnante, poétique et enivrante que le film… Seul le libre permet à l’esprit d’imaginer les scènes, les détails et les personnages. Quelque soit la qualité d’un film, il n’est que la vision de son réalisateur et le spectateur s’enferme dedans. Ne parlons pas des grosses mains d’Hollywood qui dénaturent les histoires pour des raisons marketing (« je suis une légende »).

Je n’ai jamais été un grand lecteur et découvre le plaisir des livres depuis quelques mois maintenant. La Librairie de l’Avenue est donc mon petit coup de cœur perso.

Le Silmarillion

Bien avant Sauron et la création de l’Unique et des anneaux de pouvoir, les Terres du Milieu étaient déjà la proie de guerres colossales. A peine Arda, la Terre,  sort-elle de l’esprit d’Iluvatàr que déjà Melkor la convoite avidement. Pendant que les valars oeuvrent pour créer un monde magnifique et préparer l’arrivée des premiers elfes et des premiers humains, Melkor travaille sans relâche à pervertir et dénaturer leurs créations. Car Melkor désire plus que tout avoir un monde à lui et assujettir ses habitants. Il déteste les inventions de ses congénères et crée lui-même des abominations au plus profond d’Angband, sa forteresse ténébreuse.

La venue des elfes, puis des premiers humains ou la création des Silmarils se fera dans des moments sombres de l’histoire des Terres du Milieu et nombreux sont les chants qui content ces moments…

Bien avant le Seigneur des Anneaux, JRR Tolkien a imaginé la naissance d’un monde, des divinités, des peuples, des langages, des faits héroïques ou des histoires tristes ou joyeuses. Le Silmarillion, dans lequel je me plonge tous les matins, raconte ces histoires des temps reculés. Très difficile à lire, avec de nombreux noms ou de multiples traductions (je passe mon temps à aller à l’index pour être sur de capter), ce livre révèle toute l’œuvre de Tolkien qui semble avoir réellement connu les Terres du Milieu tant les détails fourmillent. Incroyable, beau, passionnant, envoutant : autant de superlatifs qui me viennent à l’esprit quand je pense à cet ouvrage. Indispensable à tout passionné du Seigneur des Anneaux !

Le Silmarillion sur Wikipédia

Sur Amazon

A l’assaut des armées de Morgoth

Après avoir dévoré le dernier ouvrage de la trilogie des Dieux de Bernard Werber (et après avoir dévoré les Thanatonautes et l’Empire des anges), je me suis demandé ce que ma boulimie de livres allait pouvoir engloutir… Depuis la sortie de Harry Potter en juillet dernier, je dévore livres après livres. Mais après avoir épuisé les Orson Scott Card et les Pullmann (la Croisée des Mondes), il y avait comme un vide. Que lire ?

Je me suis donc replongé dans les oeuvres de Tolkien, auteur du fabuleux Seigneur des Anneaux. Tous les matins, pendant que la foule va et vient à chaque station de métro, je me plonge dans les Enfants de Hùrin et affronte les armées du redoutable Seigneur Noir… Bien avant Sauron, l’ombre de son maître Morgoth planait déjà sur les contrées de la Terre du Milieu. Les elfes et les hommes ont versé beaucoup de sang et de larmes pour chasser son ombre malfaisante hors du monde. Lorsque Hùrin, l’un des rois du monde des hommes, défie Morgoth, celui-ci lance une malédiction sur sa famille et ses enfants… C’est leur histoire qui se conte dans cet ouvrage !

Comme d’habitude, Tolkien nous ouvre la porte d’un monde exceptionnellement riche. Son oeuvre fourmille de détails et la Terre du Milieu semble avoir une véritable histoire avec ses hauts faits, ses guerres, ses héros et ses ennemis. Tolkien a ainsi créé ex-nihilo de véritables généalogies qu’il est parfois difficile de suivre. L’ouvrage, tout en restant passionnant, est très difficile à suivre. La multitude des personnages, les renvois vers des faits cités dans des lettres ou livres tels que le Silmarion rendent parfois la compréhension ardue. Mais j’aime !

Quel sort va s’abattre sur les enfants de Hurin ? Wait & see !

Le Meilleur des Mondes

((/blog/public/images/.MeilleurDesMondes_s.jpg|Meilleur des mondes|L))C’est une société parfaite : chaque être y trouve sa place, la compétition a été abolie et tous jouissent d’un bonheur sans entraves. Réuni sous la houlette de l’État mondial, ce monde idyllique offre une stabilité exemplaire. Les guerres et les maladies font désormais parties du passé. Vieillir n’est plus une tare. Les meilleurs ingénieurs s’emploient à conserver tout le monde heureux et en bonne santé. Si les soucis arrivent, un demi-gramme de Soma plonge la personne dans un état de béatitude et de « congé » pour quelques heures. Bienvenue dans le « Meilleur des Mondes » d’Aldous Huxley, un roman d’anticipation écrit en 1931 et pourtant impressionnant… Nous sommes en l’an 632 de Notre Ford. Jadis, la « Guerre des neuf ans » a obligé les habitants de la Terre a remettre leur sort à l’État mondial garantir stabilité et bonheur. La société s’est donc articulée autour des loisirs. Chaque être se doit de participer aux activités sociales et sexuelles. « Chacun appartient à tous les autres » clame la devise répétée des milliers de fois par procédé hypnopédique aux enfants lors de leur conditionnement. Car pour garantir la stabilité, le gouvernement mondial a organisé la société en castes : les Alphas (décideurs), les Bêtas, les Gammas, les Deltas et les Epsilons (main d’œuvre). Pour éviter tout souci de conception (la nature est tellement imprévisible !), chaque individu est créé en laboratoire puis conditionné. Les Epsilons seront ainsi petits et repoussants, les Alphas intelligents et résistants. Les relations amoureuses et la reproduction sexuée sont interdites. D’ailleurs, le conditionnement rend ces concepts innommables. Le sexe n’est plus qu’un loisir. Le but ultime de cette société est de conserver une économie forte en poussant sans cesse à la consommation de loisirs ou d’objets. Toute activité solitaire est prohibée, même si ce besoin a été aboli grâce au conditionnement. Le Soma, drogue massivement distribuée à la population, permet de gommer les éventuels petits défauts du conditionnement. Évidemment, dans ce monde parfait, quelques personnages vont faire office de grain de sable… Et c’est là tout l’intérêt de ce formidable roman ! Face à une société aseptisée et conditionnée, certains vont tout de même se poser des questions. L’arrivée d’un « Sauvage » de l’Ancien Monde changera-t-elle la donne ? Difficile à lire, cet ouvrage n’en reste pas moins passionnant ! À lire sans réserve ! > »- Le monde est stable à présent. Les gens sont heureux; ils obtiennent ce qu’ils veulent, et ils ne veulent jamais ce qu’ils ne peuvent obtenir. (…) Ils sont conditionnés de telle sorte que, pratiquement, ils ne peuvent s’empêcher de se conduire comme ils le doivent. Et si par hasard quelque chose allait de travers, il y a le soma. Il nous faut choisir entre le bonheur et ce que l’on appelait autrefois le grand art. Nous avons sacrifié le grand art. Nous avons à la place le Cinéma Sentant et l’orgue à parfums. >- Mais ils n’ont aucun sens! >- Ils représentent pour le spectateur un tas de sensations agréables. (…) Cela exige l’habileté la plus énorme. Nous fabriquons des voitures avec le minimum d’acier, et des oeuvres d’art avec pratiquement rien d’autre que de la sensation pure. »

Dexter

C’est un homme d’une apparence avenante. Bien habillé, bonne allure, le sourire vissé sur un visage plaisant : il serait presque le gendre parfait ! Spécialiste médico-légal du sang à la police de Miami, il aime les manger équilibré, faire un peu de sport et utiliser son petit canot pour s’évader en mer… Pourtant, Dexter Morgan est une coquille vide. Totalement dénué d’émotions, Dexter simule à l’envie tout ce qu’on attend d’un « homme normal » en société : rires, chagrin, angoisse ou amour… Dexter n’a de passion que pour son petit « hobby » qu’il pratique généralement de nuit. Accompagné de son Passager Noir, sombre conscience nichée dans son cerveau, il traque les serials killeurs pour « s’amuser » ensuite avec eux. Dexter possède en effet une vision bien particulière de la justice. Après avoir réuni suffisamment de preuves sur sa future victime, il passe à l’attaque et démontre son extrême habilité au maniement du bistouri. Méticuleux et très propre, il prend un soin particulier à ne laisser aucune trace de sang derrière son passage et empaquette soigneusement les morceaux qu’il découpe. Je n’ai jamais vu la série, mais j’ai découvert les récemment les romans dont elle est tirée. Jeff Lindsay, l’auteur, y décrit un monstre assoiffé de meurtre, mais avec des principes : il ne tue que les coupables… ceux qui échappent à la police. Tout au long de l’histoire, on ne se lasse pas de s’amuser de ses commentaires sur la vie de tous les jours. Alors qu’il se fait ouvertement draguer par une collègue, Dexter pense avec délices à sa prochaine virée nocturne. Quand sa sœur tombe en sanglots, Dexter s’interroge sur l’attitude la plus appropriée pour paraître humain… Son humour corrosif, ses simulacres « d’homme normal » et sa vision de la société rendent presque le monstre attachant ! Décalé et inquiétant, Dexter est un roman passionnant et déroutant. La série parvient-elle à faire ressortir toute la complexité du personnage ? Je ne manquerai pas de vous le dire après en avoir vu quelques épisodes !

Cittagazze interviewe Pullman

Les p’tits gars de __[Cittagazze.com|http://www.cittagazze.com/|fr]__ se sont offerts une ballade du côté d’Oxford pour s’y entretenir avec Philip Pullman. L’auteur du cycle «  »A la croisée des mondes » », dont le premier opus sortira au cinéma cet hiver, répond avec franchise et humour aux questions sur le film, sur les personnages et sur ses projets. Il livre notamment son point de vue concernant le choix de Nicole Kidman pour interpréter l’inquiétante Marisa Coulter. Il dévoile enfin qu’elle serait l’histoire qu’il raconterait à «  »Ailes Gracieuses » » s’il devait un jour la croiser… __[Il était une fois... à Oxford|http://www.cittagazze.com/livre/rencontre-pullman.php|fr]__

La dernière fenêtre se ferme…

Et voila… je viens de fermer le dernier tome du cycle « A la croisée des mondes » avec un mélange de mélancolie et de larmes. Cet ultime livre était riche en rebondissements et m’a procuré des émotions nouvelles pour quelqu’un qui, comme moi, n’est pas forcément un grand lecteur. J’ai eu le coeur serré en « vivant » le départ vers le monde des morts, les larmes aux yeux en refermant la dernière fenêtre entre le monde de Lyra et Will… Désormais, le banc du jardin botanique d’Oxford dont m’ont parlé [Thanos|http://gfthanos.net/|fr] et [Nef|http://www.cittagazze.com/|fr] prend tout son sens ! J’ai aimé cette histoire pleine de références à l’âme humaine… Prochain livre et changement de ton : « La guerre olympique » de Pierre Pelot ou comment concilier la paix mondiale, le chauvinisme des peuples, le contrôle de la démographie, la lutte contre la délinquance et l’amour du sport. Changement de ton en vue !

Dernier coup de baguette pour Harry Potter

J’ai découvert la saga de Harry Potter pendant mes formations professionnelles. Il fallait bien occuper le temps intelligemment le soir à l’hôtel. J’ai accroché dès le premier livre, dévorant les volumes les un après les autres. Après « Harry Potter et la coupe de feu », j’ai dû, comme de nombreux fans, attendre les suivants patiemment. Dur défi ! La version anglaise sortant avant la française, il fallait lutter contre la tentation de connaître les bribes de l’histoire. Par chance, je n’avais pas eu vent de la fin du {{Prince de sang-melé}} et avait donc pu profiter de la surprise finale. Les choses allaient toutefois être plus compliquées avec l’ultime opus : de nombreux journalistes ou blogueurs semblaient décidés à livrer les secrets du dernier tome. J’ai donc tenté l’aventure en anglais et me suis plongé dans l’histoire. Pour quelqu’un qui ne lit pas l’anglais habituellement, le défi était assez important. Heureusement, un bon dictionnaire et quelques sites Internet dédiés au jeune sorcier permettent de comprendre certaines traductions (notamment les noms). Une semaine passée au mépris de toute vie sociale… Des veillées tardives pour finir « un chapitre de plus » pendant que Sœur claironnait fièrement avoir terminé au bout de 4 jours. Mais j’en suis venu à bout ! Que dire de cet album final ? Je dirais qu’il tient ses promesses avec son lot d’émotions, de rebondissements et de secrets dévoilés. L’auteur tient le lecteur en haleine en plongeant les héros dans des situations toujours plus dangereuses. Au fur et à mesure de l’histoire, l’espoir d’une fin heureuse diminue et le désespoir s’installe. Puis les 200 dernières pages s’accélèrent pour une fin exceptionnelle ! Fin de l’histoire… Etrange sentiment. Je ne souhaite pas que l’auteur donne de suite mais, en même temps, ça pince le cœur de se dire qu’après tant d’aventures tout doive s’arrêter là. Pour rester dans le magique, je vais me mettre à lire {{La Croisée des Mondes}} de Philipp Pullman et qui sortira dans les salles obscures à la fin de l’année.

Dégueulasse !

Certains blogueurs ne manquent pas de toupet en révélant des pans entiers du dernier ouvrage de Harry Potter… Toutefois, je doute lire le même livre que [Chondre|http://chondre.free.fr/blog/?p=384|fr]…

Maître Eolas publie les futures couvertures d’Harry Potter !

Je suis encore sous le choc ce matin au moment où je rédige ces lignes. Habituellement auteur de textes aussi sérieux qu’intéressants, [Maître Eolas|http://maitre.eolas.free.fr|fr] quitte momentanément la justice pour afficher sur son blog… __[Les couvertures US et britannique du prochain Harry Potter|http://maitre.eolas.free.fr/journal/index.php?2007/03/29/589-les-couvertures-anglaises-du-dernier-harry-potter-revelees|fr]__ (dont j’ai failli vous révéler la fin depuis peu ha ha ha !!!). Les Horcruxes seront bien sûr à l’honneur puisque le médaillon de Serpentard trône bien en évidence. Autre détail de poids, sur la couverture anglaise, Ron tient une épée sertie d’un rubis rouge dans la main. La marque de Griffondor ? J’ai hââte !!!