Le iPhone est parti rejoindre un nouveau foyer, pendant qu’un Androphone a fait son apparition dans ma poche. Coût de l’opération : 0€. J’ai choisi un HTC Desire HD chez Phone House avec un abonnement Orange. Voici quelques impressions après quelques temps d’utilisation.
Out of the box
La boîte contient le strict nécessaire : une petite notice, le téléphone et le chargeur. Il contient déjà une carte de 8go avec quelques applications installées dessus. Premier coup de nerf, les petites trappes pour placer la batterie et la carte SIM. Si le téléphone est en aluminium du plus bel effet, les trappes, elles, sont en plastique. La finition me paraît légèrement à revoir. Quoi qu’il en soit, le téléphone n’a pas intérêt à tomber !
Première surprise à l’allumage : j’ai un bon réseau chez moi ! Je suis encore chez SFR dans l’attente de ma portabilité et… je suis à 3 barres sur 4, quand mon iPhone culminait à 1 barre (ou pas). L’iPhone est donc en tort. Mais ça se saurait si c’était un bon téléphone ! Le réseau s’active donc très vite, en 3G. C’est bonheur !
Android, mes premiers pas sont positifs
Mes premiers pas sur Android ont été assez faciles. C’est un univers qui tranche radicalement avec l’iPhone. Ici, presque tout est paramétrable. Dès l’allumage, le mobile va proposer un tas de customisations. Outre la base Android, HTC a ajouté sa couche maison : Sense. Cette interface se compose de plusieurs widgets et d’applications. Ainsi, le carnet d’adresses unifie Google, Facebook, Flickr et Twitter. A l’oeil, c’est joli.
Une fois sur le bureau, on commence à se perdre un peu. L’iPhone avait pour lui sa simplicité. Il faut l’admettre, avec le iPhone, l’utilisateur ne peut presque rien personnaliser. C’est donc une étape de moins pour maîtriser son portable. Sur Android, j’ai un peu galéré pour trouver mon chemin, mais j’ai rapidement installé mes premières applications, modifié mes écrans d’accueil (avec, enfin, mon agenda du jour en première page !) et adapté la présentation du téléphone à mes besoins.
A l’utilisation, Android répond pour le moment à ce que j’attendais d’un vrai smartphone : simple et très ouvert. Pas besoin d’iTunes pour déposer des fichiers sur la carte SD. Par souci de facilité, j’utilise l’excellent DoubleTwist pour synchroniser les playlists iTunes. Je peux toutefois ajouter manuellement un MP3 comme je le souhaite, utiliser un MP3 personnel comme sonnerie téléphone ou notification… Le fond d’écran « aquarium 3D », pêché sur le store, est du plus bel effet, avec des poissons qui bougent. Une chose est sûre : passée l’adaptation, le système tient ses promesses.
La grosse différence avec l’iPhone, c’est que les applications ne sont pas cloisonnées et peuvent communiquer entre elles. Ainsi, une photo prise peut directement être envoyée sur les réseaux sociaux, sans avoir à passer par chacune des applications dédiées. Le partage (par Bluetooth, mail, MMS, Facebook, Twitter et bien d’autres) est totalement intégré au système sur lequel reposent les applications. Du coup, j’ai l’impression d’aller plus vite dans ce que je fais. Les applications Google, notamment les cartes, sont intégrées facilement, partout.
Parlons des applications. Elles sont nombreuses. Le système de base offre tout ce qu’il faut, mais l’utilisateur est libre -LIBRE !- de changer d’application. D’autres navigateurs, de gestionnaires de SMS, de lecteurs audio existent sur le store, peut être plus adaptés aux attentes de l’utilisateur.
Pour l’instant, le peu que j’ai utilisé marche très bien : les logiciels fonctionnent réellement en multitâche. Pas le multitâche « mieux que les autres à la Apple », mais un vrai multitâche, pensé pour le mobile. Un système de notifications dans la barre de menu me permet de suivre les évolutions des logiciels ouverts. Simple, efficace.
Enfin… ce téléphone « régale » mon goût pour la bidouille. En 24h, il est déjà débloqué et paré à recevoir des systèmes alternatifs, optimisés, développés par des passionnés sur le code source ouvert fourni par Google. Une communauté de geeks veillent au grain. Mais là, on entre dans une catégorie qui n’intéressera que moi et un Androphone fonctionne très bien sans bidouille.
Rendons à César…
Parmi les choses qu’Apple fait mieux, je noterai uniquement la simplicité du système pour un grand débutant. L’avantage d’être dans un univers fermé, c’est de pouvoir baliser le terrain à loisir. Désinstaller une application, comprendre l’interaction entre le système et la carte SD, « tuer » des applications en arrière plan… tout ceci nécessite un apprentissage. Mais peut être que le geek que je suis en demande trop. Mon mec m’affirmait que n’importe qui peut utiliser Android sans avoir à mettre les mains dans le cambouis. Ce même apprentissage m’a paru plus simple sur iPhone, sans doutes parce que les opérations de base ont été très limités. L’ergonomie s’en ressent !
Autre point pour Apple, le clavier virtuel. Quand on a prit l’habitude du iPhone, on peine à passer ailleurs. Mais peut être est-ce une simple habitude.
Enfin, pour les applications « pintades », les Maraisiennes ne trouveront pas leur GrindR fétiche sur l’Android Market… Perso, je m’en tape, mais quitte à faire de la pub pour un excellent système, autant avertir des petits désagréments.
Conclusion ?
L’utilisateur habitué à être pris par la main sur un système Apple sera certainement perdu au départ. Mais à l’usage, c’est tellement plus simple, tellement plus joli et personnel. L’Androphone fait tout ce qu’on attend d’un smartphone moderne, sans rogner sur les fonctionnalités sous prétexte de « l’utilisateur est un neuneu » (oui, les SMS ont leur accusé de réception !).
Pour l’instant, le passage vers l’autre monde est une réussite ! Aucun regret d’avoir franchi le cap… sinon qu’il faudra que je recommence tous les niveaux à Angry Birds !
Je l’avais dit : il n’existe pas de « meilleur » téléphone, juste un téléphone adapté à ses besoins. Celui-ci répond à ça et ne heurte pas mes convictions (censure d’Apple, par exemple). L’iPhone reste un excellent portable. Limité, mais excellent.
