Windows Phone : l’ombre du doute

Mais que fait Microsoft ? Alors que la société de Redmond n’arrive pas à réellement imposer ses Windows Phone, malgré les succès commerciaux de Nokia, les erreurs de communication ou stratégiques semblent s’empiler les unes aux autres.

Ces dernières semaines, nous avons assisté à un cortège de rumeurs affirmant (ou infirmant) que les terminaux actuels ne pourraient accueillir la prochaine version du système (Apollo ou Windows Phone 8). Si Microsoft confirme que l’ensemble des applications actuelles tourneront sur le futur système, il n’a toujours pas annoncé officiellement l’avenir de nos téléphones. Face à ce cafouillage, les ventes risqueraient de s’en ressentir. Quel intérêt d’acheter un téléphone incapable d’évoluer ?

Microsoft continue les bourdes en fermant les possibilités de « déverrouiller » son système. Une solution autorisée, Chevron, avait pourtant permis à des milliers de personnes (dont moi) d’installer des homebrews, applications développées par des développeurs indépendants, sans passer par le Market. Souvent, ces mêmes homebrews ajoutent des fonctions indisponibles sur le système de base (comme la tuile « batterie », fort utile). Nous avons appris que les téléphones débloqués se « rebloqueront » dans 120 jours. Classe ! Merci : 10€ jetés en l’air !

Face à tous ces cafouillages, il y a les développeurs… qui attendent… attendent… trainent les pieds… et je les comprends. Quel intérêt de s’investir sur une plateforme qui a du mal à se vendre ? Oui mais, quel intérêt de rejoindre une plateforme où les applications manquent ? Le serpent se mord la queue.

Microsoft a bien tenté de développer lui-même les applications dont l’absence aurait fait lourdement défaut aux utilisateurs… mais leur rendu n’est pas aussi bien que les applications officielles (Facebook…) et leur mise à jour ne suit pas toujours. De plus, Microsoft n’assure même plus ses exclusivités sur Windows Phone : certains titres sont aussi développés sur iOS et Android (Kinectimals, XBox Companion, etc.).

J’aime toujours autant Metro et Windows Phone reste un système exemplaire et fourmillant de bonnes idées. MAIS… le geek que je suis est de plus en plus frustré de ne jamais voir les applications les plus populaires développées sur ma plateforme. Windows Phone 8 est encore loin d’arriver… et son succès est soumis à interrogation.

Pour la première fois depuis que j’ai changé d’univers, l’idée de revenir sur Android ne me paraît plus incongrue. Ce serait sacrifier le plaisir de l’ergonomie Metro, mais ne plus souffrir des limitations propres à ce jeune OS.

Et votre smartphone était une maison ?

Quand Engadget, célèbre site geek compare trois systèmes de smartphones sur l’angle esthétisme/ergonomie : Android, iOS et Windows Phone. J’aime leur façon de présenter les choses.

Aesthetically speaking, we sometimes think of Android as a house that you build yourself: the base materials are relatively neutral, but there’s plenty of scope for personalization in the way you fit them together. Meanwhile, iOS is like somebody else’s house, built by a super-creative person with strong opinions who really doesn’t care if you love it or hate it. So what about Windows Phone? Well[...] it too feels like a house built by somebody else — but this time it’s the handiwork of someone who’s primary goal is to make you happy.

En clair : Android vous loue une maison avec quatre murs et c’est à vous d’assurer la décoration, quelque soient vos goûts et la qualité des matériaux que vous utilisez. Chez iOS, vous seriez plutôt locataire d’un meublé loué à un architecte à forte personnalité, qui n’aurait cure de savoir si vous aimez ou détestez la façon dont il a décoré l’intérieur – vous n’avez d’ailleurs le droit de modifier la déco qu’à la marge. Enfin, avec Windows Phone, vous êtes aussi locataire d’un meublé, sauf que le propriétaire a tout fait pour que vous vous y sentiez chez vous et heureux.

Je trouve clairement cette analogie très bien vue. Chaque utilisateur adopte le « logement » qui correspond à ses attentes. Certains vont adorer la maison D&Co et tout construire de la cave au grenier (même si le tableau avec la scène de la chasse au dessus de la cheminée est moche et mal accroché), d’autres vont adorer le design de leur logement (même s’il manque les toilettes, le locataire imaginera certainement que cet oubli est l’acte d’un visionnaire), d’autres apprécieront leur petit intérieur personnalisé (malgré le manque de fournitures et la mauvaise réputation du proprio).

J’avoue apprécier, en ce moment, mon petit meublé… Le contrat du propriétaire m’empêche de faire pas mal de choses, mais à la différence de l’architecte, il autorise quand même quelques modifications dans le logement (en clair : le jailbreak est autorisé, encouragé et les premiers travaux sont très intéressants). J’attends de voir Ice Cream Sandwich et les matériaux proposés par Google avec sa nouvelle version. Pour l’instant, j’ai les valises entre deux logements :)

Le Nokia Lumia 800 s'appuie sur le savoir faire du géant finlandais en terme de hardware et sur Windows Phone pour le système d'exploitation. Un hit à venir ?

Premiers pas concluants avec Windows Phone 7

Depuis son lancement, et surtout depuis la mise à jour Mango distribuée en octobre, Windows Phone 7 (WP7), le système d’exploitation pour mobiles de Microsoft m’attire. Malheureusement, je n’ai personne dans mon entourage qui possède un tel téléphone et il est hors de question d’en prendre un neuf au risque de ne pas aimer. En plus, je reste très attaché à Android et mon Desire HD. J’ai donc récemment acheté un LG Optimus 7 sur Priceminister pour découvrir WP7 à moindre prix. Et rapporter mon expérience dans un monde mobile (trop) largement dominé par Apple et Google.

Je ne ferai pas le test du mobile en lui-même. Microsoft impose en effet un cahier des charges assez strict concernant la fabrication des appareils. Ils possèdent beaucoup de points communs et les marges de manœuvre du constructeur pour personnaliser l’interface utilisateur sont minces. Je vais donc me concentrer sur l’expérience utilisateur.

L'interface Metro innove en tous points par rapport à la concurrence

Metro : une interface réellement révolutionnaire

Jusqu’à présent, les smartphones reposaient sur un postulat simple : une icône = une application. De Symbian à Android, en passant par iOS, cette équation n’a pas beaucoup varié. WP7 innove avec son interface Metro. D’une ergonomie enfantine – de gros blocs de couleurs -, Metro permet à la fois de démarrer des applications, mais aussi d’afficher des informations : agenda, contacts sélectionnés, météo, nombre de messages, flux d’actualité… Quand iOS compartimente les informations dans autant d’applications, Metro propose une présentation plus réfléchie et personnalisable. Les mises à jour sont en temps réel.

Cloud et réseaux sociaux intégrés

Twitter et Facebook sont profondément intégrés dans le système. La fiche contact de chaque correspondant (ou groupes de correspondants) affiche historique des communications, statuts, photos publiées… Les applications officielles ne sont même plus indispensables ! Mes données Google (agenda, contacts et mail) sont synchronisées tout le temps. Il y a quelques couacs (notamment la difficulté à synchroniser plusieurs agendas Google), mais avec un peu de recherche, c’est nickel. Evidemment, Microsoft oblige, les produits de la marque sont tous bien intégrés : Live, Skydrive et ses 25Go de stockage, etc.

Fermé, mais plus ouvert qu’Apple

Microsoft va plus loin qu’Apple. Si le système est bel et bien verrouillé pour la plupart des utilisateurs, une porte secrète existe pour les plus téméraires. On peut facilement accéder à de nouvelles fonctions, dont l’édition de la fameuse base de registre. Microsoft a souhaité montrer sa volonté d’ouverture aux développeurs et hackers. La firme de Redmond adopte une attitude nouvelle et quelque peut décalé par rapport à Apple. Le jailbreak d’un appareil WP7 est donc autorisé.

Un Marketplace en recul

C’est le seul point noir de ce système. Le Marketplace de WP7 est largement moins fourni que ceux d’Apple ou de Google. Beaucoup d’applications manquent. Les gays seront malheureux d’apprendre que Grindr n’existe pas sur WP7. Dans les faits, c’est légèrement inexact : j’ai retrouvé la plupart des applications populaires que j’utilise… mais leur suivi semble moins bon que chez la concurrence. Normal ! Les développeurs préfèrent miser sur des plateformes où ils sont sûrs de pouvoir vendre à un maximum de personnes. Concurence frontale oblige entre les géants, toutes les applications Google sont absentes… dont Google+.

Zune, un « ami » bien embêtant

Zune, c’est un peu l’iTunes de Microsoft en moins bien. Zune est le logiciel obligatoire pour transférer musiques, images, vidéos et programmes sur le téléphone. Je suis encore dubitatif, car je le trouve légèrement compliqué. Mais parfois, j’ai tendance à trouver dur des trucs faits pour être simple ! Toujours est-il que, pour le coup, la palme de la simplicité revient à Android : brancher, copier les fichiers directement via l’Explorer et en profiter.

Conclusion

Je suis réellement surpris et conquis par ce système. S’il est bien plus limité qu’Android, il propose une expérience utilisateur bien plus intéressante et complète qu’un iPhone. L’interface Metro est simple, fluide et accessible à tous. Microsoft a fait de l’excellent travail. Reste maintenant à convaincre les développeurs de venir travailler sur cette plateforme. L’arrivée de Nokia dans la course fera-t-il changer les esprits ? Je ne peux que l’espérer. Désormais, j’en suis convaincu : l’innovation est clairement dans le camp de Microsoft. Rappelons que cet OS n’a juste qu’un an et, déjà, c’est une réussite. Je vais continuer à utiliser le système pour le moment, car je le trouve très agréable à utiliser. Quand Ice Cream Sandwich sera adapté sur mon portable, je changerai peut être.

J’aime :

  • le système innovant, simple, ergonomique et fluide
  • le bouton physique pour prendre des photos : il devrait être obligatoire dans tout appareil !
  • le home très informatif, permettant de voir les informations qu’on souhaite d’un simple coup d’oeil
  • le hub « Contacts » regroupant l’ensemble des activités des amis, avec l’intégration des réseaux sociaux

J’aime pas :

  • L’obligation, comme sur iPhone, d’utiliser un logiciel pour transférer des fichiers
  • Un Market encore pauvre
  • L’intégration des outils Google très pauvre (iOS le fait pourtant très bien de son côté!)

Et si mon smartphone était… un parc d’attraction ?

Comment différencier cet outil indispensable qu’est devenu notre smartphone des autres ? Tout simplement en comparant les divers écosystèmes… à des parcs d’attractions !

iPhone est Disneyland
Chez Disneyland, rien n’est le fruit du hasard. Le parc, les attractions, les cheminements des visiteurs : tout a été pensé, testé, organisé et vérifié. Le parc mise avant tout sur une ambiance de divertissement familial, dans un environnement le plus sécurisé possible. Les attractions sont peu nombreuses, mais chacune est le fruit d’un intense travail pour en fignoler les moindres détails. Les Cast Members contrôlent avec le sourire les visiteurs et l’accès à l’envers du décor est quasiment impossible. L’un des principaux objectifs est de diriger le visiteur vers les boutiques ou les restaurants, tous gérés par le Parc,  afin d’y vendre un maximum de produits dérivés à forte marge. Il est défendu d’amener son pique-nique.

Android est le parc Astérix
Nous sommes dans un environnement avec une identité reconnue, mais l’immersion est moindre que chez Disney. Les attractions sont multiples – il y a, par exemple, plusieurs montagnes russes –, mais toutes n’ont pas le même niveau de qualité. Qu’importe, il y en a pour tous les goûts et le parc mise avant tout sur le fun. Parfois, certaines attractions font quand même cheap, comme les stands de minijeux ayant peu de rapport avec l’univers d’Astérix, mais ceux-ci remportent un franc succès avec les groupes. Le personnel du parc est présent, mais leur nombre semble moindre qu’à Disneyland. On y a dénombré quelques incivilités, mais rien de bien méchant au final. L’accès au parc est moins cher que Disney et de nombreux tarifs sont proposés aux CE. On peut y manger son propre pique-nique.

Windows Phone 7 est The Wizarding World of Harry Potter (Orlando)
Vous ne connaissez pas The Wizarding World of Harry Potter ? Normal ! Peu connaissent Windows Phone 7 ! Ici, tout a été réfléchi et travaillé dans les moindres détails pour offrir au visiteur une expérience nouvelle, dans un univers complètement travaillé autour du monde du célèbre sorcier. Attractions grandioses, boutiques : on en prend plein la vue… Le ticket reste cher pour un parc de cette taille. Toutefois, l’expérience se poursuit ailleurs. The Wizarding World of Harry Potter n’est en effet qu’une part d’un parc bien plus grand : Universal Orlando. Peu de gens y sont allés pour pouvoir apporter plus de témoignages, mais les visiteurs connus semblent avoir adoré.

RIM / Blackberry est Walibi
Parcs familiaux très connus il y a désormais quelques années, Walibi continue d’accueillir ses fidèles avec de grandes attractions phares comme le Boomerang. Les parcs sont toutefois connus pour être propres, accueillants et très sécurisés. Nous ne sommes pas dans un univers thématique comme Disney ou Astérix, mais cela reste de très bonne facture. Néanmoins, l’arrivée des concurrents lui a fait beaucoup de mal et si ses jours ne sont pas encore comptés, l’avenir paraît incertain.

iPhone 4S : une déception à la hauteur des attentes

La déception est à la hauteur de l’attente. Hier soir, Twitter vomissait des messages de frustration ou d’agacement après la keynote d’Apple. Le monde attendait l’iPhone 5, Cupertino a présenté un timide iPhone 4S. Alors que la concurrence n’a jamais été aussi acharnée, on est en droit de se demander quelle mouche a bien pu piquer Apple.

Écran plus large, puce NFC, fonctionnalités nouvelles et révolutionnaires : tout le monde attendait la réaction d’Apple face la progression inouïe d’Android. Tim Cook, le nouveau patron dela Pomme, a préféré présenter une version survitaminée de son iPhone 4. Plus de mémoire, meilleure capacité, meilleure batterie, meilleur appareil photo, meilleures performances : l’iPhone 4S rattrape le retard technologique face aux ténors comme le Galaxy S II. Mais c’est sur les fonctions que le bât blesse… Les possesseurs d’iPhone seront ravis… mais se contenteront de se mettre à niveau sur des fonctions existant déjà ailleurs.

L'iPhone 4S ne révolutionne pas grand-chose et se contente de se mettre à niveau par rapport à ce que fait déjà la concurrence.

iOS 5, le système qui sera proposé sur le téléphone, se contente de quelques fonctions phares, certaines largement pompées sur le système de Google. La plus criante est le système de notifications, véritable copier/coller d’Android. iCloud, lui, se contente aussi de suivre ce qui se fait déjà. A part une application pour envoyer des cartes postales (ce n’est pas une blague !) et Siri, l’assistant personnel par la voix intégré au portable… les nouveautés ne sont pas nombreuses !

Siri sera d’ailleurs la seule fonctionnalité impressionnante. Il est désormais possible de « converser » avec son téléphone. « Quel temps fait-il ? », « mets le réveil à 6h00 », « Appelle Monique ». Le téléphone comprend la phrase et donne sa réponse. La fonction reprend ce que les téléphones Android font depuis longtemps, mais la capacité de « raisonnement » de Siri est indiscutable. Mais tout ceci reste aussi puissant que… gadget.

Microsoft, dernière entreprise à réellement innover ?
Même pour quelqu’un qui ne porte pas Apple dans son cœur, cette keynote est décevante. Apple est souvent synonyme de réelles innovations. Cette entreprise a su donner le « la » à tout un marché à de nombreuses reprises. Cette mise à jour rattrape à peine la concurrence sur le plan de la technologie et des fonctionnalités. Pire, elle déroule un tapis rouge à Google et Microsoft pour la prochaine année. Beaucoup de contrats d’engagement venant à terme, beaucoup seront peut être tentés de découvrir le futur Nexus Prime (présenté par Google la semaine prochaine) ou l’interface révolutionnaire du Windows Phone 7, dopée par la mise à jour Mango et bientôt par Nokia.

D’ailleurs, soyons honnêtes, la seule vraie innovation provient désormais de Redmond. Microsoft a été la seule entreprise à oser une interface nouvelle, bien pensée et dont la presse spécialisée a salué la dernière mise à jour (Mango). Apple aurait tout intérêt à se concentrer sur ses produits plutôt que de tenter de bloquer ses concurrents. L’iPhone 4S n’expliquerait-il pas finalement l’acharnement d’Apple à interdire les produits Samsung ? Ou bien, comme le souligne Atypik, Cupertino n’aurait-il pas sciemment retardé la sortie de son iPhone 5 pour éviter de l’exposer à la contre-attaque de Samsung concernant les brevets 3G ?

Les brevets « douteux » d’Apple et Microsoft contre Android

David Drummond, Senior Vice President et Chief Legal Officer chez Google, a posté sur le blog officiel de l’entreprise son point de vue sur la guerre des brevets, que j’ai abordé dans un post précédent. Son coup de gueule a le mérite d’être clair et de mettre tout le monde devant ses responsabilités.

Quand les brevets attaquent Android

« Je travaille dans le secteur les nouvelles technologies depuis plus de vingts ans. Microsoft et Apple se sont toujours entre-dévorés, donc le jour où ils commencent à se rassembler en meute vous devez vous demander ce qui est en train de se passer. Voila ce qui se passe :

Android fait un carton. Plus de 550,000 appareils Android sont activés chaque jour, au travers d’un réseau de 39 fabriquants et 231 opérateurs. Android et les autres plateformes sont dans un état de concurrence extrême, et cela équivaut pour le consommateur à des nouveaux appareils cool et des applications mobiles incroyables.

Mais le succès d’Android a déclenché quelque chose d’autre : une campagne organisée et hostile contre Android dirigée entre autres par Microsoft, Oracle et Apple et centrée autour de brevets douteux.

Ils y arrivent en se réunissant pour acquérir les brevets de Novell (le groupe “CPTN” dans lequel Microsoft et Apple sont présents) ainsi que les brevets de Nortel (le groupe “Rockstar” dans lequel Microsoft et Apple sont présents), pour s’assurer que Google ne les gagne pas. Ils cherchent par là à imposer une taxe de licence de 15 dollars pour chaque appareil Android (système que nous fournissons gratuitement aux fabricants), les rendant plus cher à produire pour les fabricants de téléphones qu’en choisissant Windows Mobile. Ils intentent même un procès à l’encontre de Barnes & Noble, HTC, Motorola et Samsung. Les brevets étaient destinés à encourager l’innovation, mais récemment ils ont été utilisés comme une arme pour l’arrêter.

Un smartphone pourrait engendrer jusqu’à 250,000 (chiffre sujet à discussion) dépôts de brevets, et nos concurrents veulent imposer une sorte de « taxe » grâce à ces brevets douteux qui rendent les appareils Android plus chers pour les consommateurs. Ils compliquent la tâche aux constructeurs pour vendre des appareils Android. Au lieu d’être compétitifs en créant de nouvelle fonctionnalités ou de nouveaux produits, ils se battent à coups de litiges.

Cette stratégie anticoncurrentielle fait aussi grimper le prix des brevets bien au dessus de leur valeur réelle. Microsoft et Apple ont remporté le portefeuille de brevets Nortel pour 4.5 milliards de dollars ce qui équivaut à presque cinq fois plus que l’estimation d’avant enchère s’élevant à 1 milliard de dollars. Heureusement la loi voit d’un mauvais œil l’accumulation de brevets douteux à des fins anticoncurrentielles, ce qui veut dire qu’il y a de bonnes chances que ces transactions meurent lors des examens réglementaires, et cette bulle éclatera.

Nous ne sommes pas naïfs, le secteur des hautes technologies est un monde difficile et en perpétuelle évolution et nous travaillons très dur pour rester concentrés sur notre métier et faire de meilleurs produits. Mais dans ce cas précis nous avons pensé qu’il était important de nous exprimer publiquement sur le sujet et d’insister lourdement sur le fait que nous sommes déterminés à préserver Android comme un choix compétitifs pour les consommateurs, en arrêtant ceux qui essayent de l’étouffer.

Nous étudions en détail un certain nombre de manières d’arriver à notre but. Nous déjà sommes contents de voir que de la justice a forcé le groupe dont j’ai parlé plus tôt à vendre les licences des brevets Novell dans des termes raisonnables, et qu’elle étudie maintenant le caractère anticoncurrentiel de l’achat des brevets Nortel par Microsoft et Apple. Nous étudions également comment de réduire les menaces anticoncurrentielles à l’encontre d’Android en renforçant notre propre portefeuille de brevets. A moins d’agir, les consommateurs risquent de voir le coût des appareils Android augmenter et moins de choix à l’achat de leur prochain téléphone.

David Drummond, Senior Vice President and Chief Legal Officer »

 

texte recopié sur l’excellent site Presse-Citron

Les smartphones pistent leurs utilisateurs… et tout le monde trouve ça normal ?

C’est donc acquit. Les iPhones et Androphones pistent leurs utilisateurs. Grâce à la triangulation des antennes GSM, des réseaux Wifi ou du GPS intégré, nous sommes suivis à la trace. Sur les téléphones pommés, un mystérieux Consolidated.db enregistre méticuleusement votre position, et ce, même si vous avez désactivé l’option de géolocalisation. Deux fois par jour, ce fichier est transmis vers les bases de données d’Apple, au moyen d’un identifiant anonyme. Impossible, selon Cupertino, de savoir qui vous êtes… Par contre, la régie publicitaire iAd connaît votre terminal, et pourra proposer des publicités ciblées. Chez Apple, on affirme que ce fichier est aussi utilisé par les applications pour faciliter l’accès au service de recherche. Sa longue mémoire serait due à un « bug » de programmation.

Ce qui me gène, c’est que ce fichier est transmis à Apple sans autorisation de l’utilisateur (enfin, si, mais c’est indiqué dans les caractères en tout petit, ceux qu’on ne lit pas ou qu’on ne peut refuser !). Google se contente de le garder sur les Androphones… mais ce fichier reste chiant, quand on aime la vie privée.

Et ce qui m’agace le plus, qui m’énerve au plus haut point, ce sont tous ces abrutis défenseurs d’Apple ou de Google qui tentent d’expliquer en quoi ce type de fichier n’est pas dangereux. « C’est anonyme », « on s’en fout quand on n’a rien à cacher », etc. Dans notre société moderne, on fait désormais confiance aux entreprises, pourvu qu’elles soient hypes. On accepte les excuses comme paroles d’Evangile. On laisse de plus en plus que des entreprises dévorent notre vie privée. Je ne prête pas à Apple ou Google de mauvaises intentions… mais quand même ! On parle de business. Et la vie privée, c’est quelque chose de précieux, quoi qu’en disent certains.

Ce « mouchard » qui n’en est pas un reste tout de même très gênant et révèle, encore une fois, l’acceptation passive de pratiques de plus en plus inquiétantes.

 

HTC verrouille ses nouveaux téléphones Android

La nouvelle a fait l’effet d’une bombe dans les milieux autorisés. Le fabricant de portables HTC a verrouillé le bootloader de son dernier Incredible S. Pour les geeks, ce revirement d’une marque habituellement ouverte est inquiétante.

Qu’est-ce qu’un bootloader ? Tout simplement le programme qui initialise le téléphone : le  premier programme qui démarre à l’allumage, qui va lancer le système d’exploitation. Un bootloader ouvert signifie que l’utilisateur peut, au moyen d’opérations parfois complexes, remplacer le système d’exploitation fourni par le constructeur, la Rom, par une version alternative entièrement développée de A à Z par des passionnés. Par exemple, sur mon Desire HD, j’ai remplacé depuis longtemps le système de base par une rom Cyanogenmod ou Miui (selon mes caprices du moment !), bien plus performantes. Ces roms alternatives sont un véritable vivier de talents, d’idées et de fonctionnalités nouvelles. Fermer le bootloader, c’est bloquer l’utilisateur sur le seul système du constructeur, le rendre dépendant de l’agenda des mises à jour du fournisseur… qui organise généralement l’obsolescence de ses appareils, comme Apple !

Miui, une rom développée par des développeurs chinois et qui combine le meilleur d'Android et d'iOS, ne peut être installée que sur des terminaux dont le bootloader est libre d'accès.

La raison invoquée par le constructeur est la pression exercée par les opérateurs, excédés par les retours SAV de téléphones « briqués » (dont le fonctionnement est rendu impossible en raison de modifications système profondes). Car tripatouiller les entrailles de son téléphone n’est pas sans risques.

Pourtant, HTC n’en est pas à son ballon d’essai. Mon Desire HD a vu sa protection augmenter depuis la dernière mise à jour. Progressivement, le constructeur verrouille ses terminaux…

L’intérêt d’Android commence à s’estomper : ce système, très apprécié des défenseurs du libre, voit son intérêt s’effriter par la politique des constructeurs. Leur intérêt est de vendre de nouveaux portables régulièrement, pas de laisser les utilisateurs installer leurs propres mises à jour et ainsi retarder un nouvel achat !

C’est bien dommage !

Mes applications Android chouchoutes (et parfois même achetées !)

Android est un excellent système qui permet des possibilités quasi infinies. Il peut aussi bien convenir au débutant, qui restera dans des sentiers assez bien balisés que pour le nerd qui pourra, lui, mettre les mains dans le cambouis. Petit tour de mes applications fétiches et en me concentrant sur les moins connues (inutile de mettre Facebook ou Angry Birds !)

Titanium Backup – [root] [gratuit] [payant]
Un logiciel tout simplement indispensable pour réaliser des sauvegardes/restaurations sélectives des applications et des paramètres. À la différence des logiciels fournis par les constructeurs (ou iTunes pour l’iPhone) Titanium Backup permet d’avoir un véritable contrôle sur ce qu’on veut sauvergarder ou restaurer. Un must have que j’ai même payé !

Lien vers le Market

FlexT9 – [payant]
Encore un des avantages d’Android : le choix. Si le clavier fourni avec le système ne vous plait pas, pourquoi ne pas tenter FlexT9 ? Ce clavier vous permet, de manière très intuitive, d’écrire par simple glissements de doigts. Mais le plus incroyable ? La possibilité de dicter vos messages, courriers, statuts, etc. Par les créateurs de Dragon Naturally Speaking. À la différence de l’application iPhone, ce clavier Android est intégré au système, donc accessible par toutes les applications. Pour moi, le must du must.
Lien vers le Market

Dolphin HD Browser – [gratuit]
Navigateur alternatif, simple, personnalisable et extensible avec un système de plugins.
Lien vers le Market

Pure Calendar Widget – [payant]
Afficher vos agendas sous forme de widget sur votre bureau. Le plus customisable du Market. Ce qu’il manquait définitivement, pour moi, à l’iPhone.
Lien vers le Market

DroidWall – [root] [gratuit]
Ajoutez un parefeu à votre mobile et sélectionnez quelles applications vont pouvoir accéder à Internet en fonction du type de connexion (Wifi ou 3G). La batterie vous dira merci (et en plus, vous évitez que des données ne soient envoyées par l’application).
Lien vers le Market

Battery Widget Monitor – [gratuit]
Affichez simplement et clairement les données propres à votre batterie : consommation en Ma, estimation de durée, historique de consommation, etc.
Lien vers le Market

SMS Backup & Restore – [gratuit]
Sauvegardez et restaurez vos SMS. Simple, basique, efficace.
Lien vers le Market

Androidify – [gratuit]
Un nouveau délire des ingénieurs de Google. Créez, habillez et personnalisez votre Bugdroid. Inutile, donc indispensable !
Lien vers le Market

Shush ! – [gratuit]
Désactive votre sonnerie pour la durée de votre choix. Idéal au cinéma si vous avez tendance à oublier de remettre la sonnerie après le film !
Lien vers le Market

Minisquadron – [gratuit] [payant]
Jeu d’avion très addictif où il vous faudra abattre des vagues d’ennemis plus féroces les uns que les autres.
Lien vers le Market (gratuit)

Et vous ? C’est quoi vos applications préférées ?

Android, les constructeurs, les opérateurs

Cet article suit le petit coup de gueule lu sur le site Frandroid à propos de l’attitude des constructeurs et des opérateurs vis à vis d’Android. Depuis l’achat de mon Desire HD, j’ai beaucoup avancé : « rootage » du terminal (qui permet de m’accorder des droits intégraux sur l’ensemble du système) et application d’une version alternative d’Android, optimisée par des passionnés. Pour ce faire, j’ai du « casser » la protection imposé par HTC sur son terminal. Et là, on touche à un problème central dans l’informatique d’aujourd’hui.

Lorsqu’un constructeur utilise Android, il va très souvent personnaliser le système et proposer une interface propre à la marque. C’est la « surcouche ». On aime ou on aime pas. Malheureusement, ceux qui n’aiment pas sont de plus en plus souvent bloqués lorsqu’ils souhaitent adopter l’interface qu’ils souhaitent. Motorola a, par exemple, complètement bloqué ses terminaux pour empêcher d’accéder au mode permettant de flasher son téléphone avec un système personnalisé.

Viennent ensuite les opérateurs qui, à l’instar d’Orange, personnalisent les systèmes à leurs couleurs… et ajoutent des sécurités supplémentaires. Ces fameux téléphones vendus sous packs sont ensuite mis à jour selon le seul bon vouloir de l’opérateur. C’est d’ailleurs pour cela que j’ai préféré prendre mon téléphone « nu » chez Phone House.

Comme Frandroid, je pense être le propriétaire de mon terminal, une fois celui-ci acheté. J’ai choisi Android parce qu’il est open-source,  modifiable et personnalisable. Or, si le système de Google offre d’infinies possibilités, celles-ci sont détruites par les constructeurs, puis par les opérateurs… Si l’utilisateur « lambda » n’a pas les compétences pour modifier son téléphone, ce n’est pas grave : il disposera quand même d’un excellent produit. Mais moi et beaucoup d’autres voulons pouvoir aller plus loin, sans avoir à passer des semaines à chercher la petite bête !

Premières impressions sur le HTC Desire HD

Le iPhone est parti rejoindre un nouveau foyer, pendant qu’un Androphone a fait son apparition dans ma poche. Coût de l’opération : 0€. J’ai choisi un HTC Desire HD chez Phone House avec un abonnement Orange. Voici quelques impressions après quelques temps d’utilisation.

Out of the box

La boîte contient le strict nécessaire : une petite notice, le téléphone et le chargeur. Il contient déjà une carte de 8go avec quelques applications installées dessus. Premier coup de nerf, les petites trappes pour placer la batterie et la carte SIM. Si le téléphone est en aluminium du plus bel effet, les trappes, elles, sont en plastique. La finition me paraît légèrement à revoir. Quoi qu’il en soit, le téléphone n’a pas intérêt à tomber !

Première surprise à l’allumage : j’ai un bon réseau chez moi ! Je suis encore chez SFR dans l’attente de ma portabilité et… je suis à 3 barres sur 4, quand mon iPhone culminait à 1 barre (ou pas). L’iPhone est donc en tort. Mais ça se saurait si c’était un bon téléphone ! Le réseau s’active donc très vite, en 3G. C’est bonheur !

Android, mes premiers pas sont positifs

Mes premiers pas sur Android ont été assez faciles. C’est un univers qui tranche radicalement avec l’iPhone. Ici, presque tout est paramétrable. Dès l’allumage, le mobile va proposer un tas de customisations. Outre la base Android, HTC a ajouté sa couche maison : Sense. Cette interface se compose de plusieurs widgets et d’applications. Ainsi, le carnet d’adresses unifie Google, Facebook, Flickr et Twitter. A l’oeil, c’est joli.

Une fois sur le bureau, on commence à se perdre un peu. L’iPhone avait pour lui sa simplicité. Il faut l’admettre, avec le iPhone, l’utilisateur ne peut presque rien personnaliser. C’est donc une étape de moins pour maîtriser son portable. Sur Android, j’ai un peu galéré pour trouver mon chemin, mais j’ai rapidement installé mes premières applications, modifié mes écrans d’accueil (avec, enfin, mon agenda du jour en première page !) et adapté la présentation du téléphone à mes besoins.

A l’utilisation, Android répond pour le moment à ce que j’attendais d’un vrai smartphone : simple et très ouvert. Pas besoin d’iTunes pour déposer des fichiers sur la carte SD. Par souci de facilité, j’utilise l’excellent DoubleTwist pour synchroniser les playlists iTunes. Je peux toutefois ajouter manuellement un MP3 comme je le souhaite, utiliser un MP3 personnel comme sonnerie téléphone ou notification… Le fond d’écran « aquarium 3D », pêché sur le store, est du plus bel effet, avec des poissons qui bougent. Une chose est sûre : passée l’adaptation, le système tient ses promesses.

La grosse différence avec l’iPhone, c’est que les applications ne sont pas cloisonnées et peuvent communiquer entre elles. Ainsi, une photo prise peut directement être envoyée sur les réseaux sociaux, sans avoir à passer par chacune des applications dédiées. Le partage (par Bluetooth, mail, MMS, Facebook, Twitter et bien d’autres) est totalement intégré au système sur lequel reposent les applications. Du coup, j’ai l’impression d’aller plus vite dans ce que je fais. Les applications Google, notamment les cartes, sont intégrées facilement, partout.

Parlons des applications. Elles sont nombreuses. Le système de base offre tout ce qu’il faut, mais l’utilisateur est libre -LIBRE !- de changer d’application. D’autres navigateurs, de gestionnaires de SMS, de lecteurs audio existent sur le store, peut être plus adaptés aux attentes de l’utilisateur.

Pour l’instant, le peu que j’ai utilisé marche très bien : les logiciels fonctionnent réellement en multitâche. Pas le multitâche « mieux que les autres à la Apple », mais un vrai multitâche, pensé pour le mobile. Un système de notifications dans la barre de menu me permet de suivre les évolutions des logiciels ouverts. Simple, efficace.

Enfin… ce téléphone « régale » mon goût pour la bidouille. En 24h, il est déjà débloqué et paré à recevoir des systèmes alternatifs, optimisés, développés par des passionnés sur le code source ouvert fourni par Google. Une communauté de geeks veillent au grain. Mais là, on entre dans une catégorie qui n’intéressera que moi et un Androphone fonctionne très bien sans bidouille.

Rendons à César…

Parmi les choses qu’Apple fait mieux, je noterai uniquement la simplicité du système pour un grand débutant. L’avantage d’être dans un univers fermé, c’est de pouvoir baliser le terrain à loisir. Désinstaller une application, comprendre l’interaction entre le système et la carte SD, « tuer » des applications en arrière plan… tout ceci nécessite un apprentissage. Mais peut être que le geek que je suis en demande trop. Mon mec m’affirmait que n’importe qui peut utiliser Android sans avoir à mettre les mains dans le cambouis. Ce même apprentissage m’a paru plus simple sur iPhone, sans doutes parce que les opérations de base ont été très limités. L’ergonomie s’en ressent !

Autre point pour Apple, le clavier virtuel. Quand on a prit l’habitude du iPhone, on peine à passer ailleurs. Mais peut être est-ce une simple habitude.

Enfin, pour les applications « pintades », les Maraisiennes ne trouveront pas leur GrindR fétiche sur l’Android Market… Perso, je m’en tape, mais quitte à faire de la pub pour un excellent système, autant avertir des petits désagréments.

Conclusion ?

L’utilisateur habitué à être pris par la main sur un système Apple sera certainement perdu au départ. Mais à l’usage, c’est tellement plus simple, tellement plus joli et personnel. L’Androphone fait tout ce qu’on attend d’un smartphone moderne, sans rogner sur les fonctionnalités sous prétexte de « l’utilisateur est un neuneu » (oui, les SMS ont leur accusé de réception !).

Pour l’instant, le passage vers l’autre monde est une réussite ! Aucun regret d’avoir franchi le cap… sinon qu’il faudra que je recommence tous les niveaux à Angry Birds !

Je l’avais dit : il n’existe pas de « meilleur » téléphone, juste un téléphone adapté à ses besoins. Celui-ci répond à ça et ne heurte pas mes convictions (censure d’Apple, par exemple). L’iPhone reste un excellent portable. Limité, mais excellent.

Mon prochain téléphone sera…

Mon prochain téléphone sera, après une rude réflexion, le HTC Desire HD. J’aurai bien attendu encore un peu, mais la batterie de mon iPhone 3GS commence à souffrir… et celui-ci a encore une bonne cotation à l’argus. Ainsi, Phone House me le reprend 190 euros, soit le prix du Desire HD vendu nu (dont le système n’a pas été modifié par les grosses pattes dégueulasse de l’opérateur), d’une house et d’une carte mémoire.

Fini le iPhone, bonjour Android. J’aurai pourtant aimé avoir le iPhone 4. Malheureusement, si les caractéristiques techniques de l’appareil sont excellentes, j’ai toujours autant de mal avec la politique d’Apple : restrictions étranges, obsolescence organisée des appareils, censure sur l’AppStore et désormais sur le choix des revues disponibles à la lecture. J’en avais marre de devoir courir après la sécurité d’Apple pour obtenir des fonctionnalités que j’estime indispensables à tout mobile. Bref, vous savez, si vous me lisez habituellement, ce que j’en pense.

Le HTC Desire HD a plusieurs avantages : des fonctionnalités réseau avancées (synchronisation et mise à jour sans fil, partout), une ouverture, l’interface Sense acclamée par les spécialistes et les services – gratuits – associés. Il a surtout un grand écran de 4,3 pouces. C’est ça qui l’a transformé de facto en chouchou ! Il n’a pas de webcam pour la visioconférence mais, soyons sérieux, qui l’utilise vraiment ? Tant qu’une solution globale et fonctionnelle, fonctionnant sur un réseau 3G, ne sera pas adoptée par tous les constructeurs, la visio restera inutile.

Le tout sera servi par un abonnement Orange, qui a le bon goût de m’offrir 70 euros pour mon simple passage d’SFR à chez eux. C’est pas le bonheur, ça ? En plus, je vais enfin bénéficier d’un réseau qui fonctionne chez moi ! SFR étant certainement le réseau le plus pourri connu à ce jour.

Peut être vais-je regretter ce choix. Peut être mon iPhone va-t-il me manquer. On verra. De toutes façons, je m’engage pour 12 mois. J’aurai ainsi le plaisir de faire un nouveau choix si celui-ci se révèle désastreux. Peut être que d’ici là, Windows Phone 7 sera devenu excellentissime :)

L’avenir de l’internet mobile doit passer par les webapps

Beaucoup de contenus mobiles ne sont disponibles que sous forme d’applications iPhone. Ceux qui ne possèdent pas le téléphone (ou la tablette) Apple ne peuvent donc en profiter. J’explique aux néophytes. Sur iPhone, on peut accéder à l’information via le navigateur web (comme sur n’importe quel ordinateur) ou en installant une application spécifique, fonctionnant uniquement sur du matériel Apple, via la boutique Apple. L’iPhone est un smartphone, un téléphone ordinateur. Il en existe plein d’autres avec plein de marques et de systèmes d’exploitation différents. Je me pose une question. Pourquoi développer des applications réservées à une plateforme donnée alors qu’il existe un moyen simple et libre de donner la même information à tous ?

Chaque smartphone dispose d’un navigateur web. Les évolutions du HTML, langage de référence, permettent désormais de proposer des webapps (applications via le navigateur web) de qualité, et ce, quelle que soit la plateforme. Des sites mobiles comme Gmail mobile sont tout simplement excellents.

Les éditeurs et développeurs ont tout à gagner en privilégiant les « webapps »: les coûts sont mutualisés, ils échappent aux fourches caudines d’entreprises puritaines comme Apple et ils touchent tous les utilisateurs. Le revers est toutefois important : une boutique comme l’AppStore permet d’être rémunéré facilement et les consommateurs ont pris l’habitude d’achat. C’est d’ailleurs là que réside la grande réussite d’Apple. L’utilisateur est devenu consommateur.

En investissant massivement dans les applications iPhone, les éditeurs oublient qu’iOS ne représente « que » 28% des systèmes d’exploitation aux USA (le trône est actuellement occupé par RIM et son Blackberry). Ils oublient aussi la part grandissante des téléphones avec Androïd et l’émergence prochaine de Windows Phone 7. Pour l’instant, on les comprend. Plus de 99% des téléchargements d’application sont réalisés via l’AppStore ! Mais ce chiffre sera amené à changer. Le web représente donc une solution multiplateforme hors pair.

On peut comprendre l’intérêt de développements spécifiques pour des jeux ou des applications dédiées. Mais la (très) grande majorité des applications iPhone sont souvent de simples améliorations de sites Internet.Certaines osent même se prétendre payantes, sans apporter de véritable valeur ajoutée par rapport au site internet.

Gmail Mobile, un exemple de webapp réussie

Flash n’est pas mort (n’en déplaise à Steve)

Pour les néophytes en technologie, sachez qu’une guerre larvée mais meurtrière s’opère depuis quelques mois entre Adobe et Apple. Steve Jobs ne veut pas voir de Flash (commercialisé par Adobe) sur ses iPhones et sur ses iPads. Il préfère utiliser des technologies d’avenir telles que le HTML5. Il clame que le Flash est une technologie en voie de disparition, qu’elle n’est pas optimisée, etc. Il a certainement raison. Néanmoins, la technologie qui prendra sa place n’est pas encore assez mature. Le HTML5 est encore loin d’être un standard abouti. Les déclarations des ingénieurs de Youtube ne vont d’ailleurs pas faire plaisir au patron d’Apple !

Selon eux, le HTML5 ne répond pas (encore) à leurs attentes. Il manque encore pas mal de fonctionnalités pour remplacer Flash. Avec plus de 24 heures de vidéo publiées chaque minute sur Youtube, il est difficile de gérer plusieurs standards.

Personnellement, je n’ai pas de religion dans la guéguerre qui oppose les deux géants. Je fais juste un constat : Flash est encore bel et bien présent sur une majorité de sites. Je ne comprends donc pas la position manichéenne d’Apple a son sujet. L’absence de Flash sur iPhone et iPad est – à mon sens – purement idéologique. Steve Jobs s’est pourtant expliqué à ce sujet. Selon lui, Apple a déjà pris des risques et avait bien supprimé le lecteur de disquette. Le public avait hurlé à l’époque. Pourtant, je ne vois pas de comparaison possible. En attendant que le HTML5 soit fonctionnelle à 100%, je ne vois aucun problème à utiliser des technologies fonctionnelles. Pour le moment, le vrai web se fait avec du Flash. Pas sans. Cette technologie est peut être dépassée et en voie de disparition, mais elle est toujours belle et bien là !

Pour le moment, seul l’iPad est présent sur le marché. Mais quand arriveront les prochaines tablettes Androïd, bien moins chères, plus ouvertes et qui pourront lire tout le web, sans aucune restriction, que fera le consommateur dont le premier réflexe est d’aller sur ses sites favoris pour voir « si ça marche » ?

Le smartphone ultime n’existe pas (encore…)

« Tu as un iPhone, pourtant tu passes ton temps à le critiquer. Pourquoi l’as-tu acheté ? » La question de cet ami, posée lors d’une soirée, m’invite à une certaine réflexion.

Avant de craquer pour le iPhone, j’utilisais l’excellent Nokia N95 8go. Un téléphone taillé sur mesure pour le geek que je suis. Il faisait tout ce que je voulais et était l’appareil qui disposait certainement du plus grand nombre de fonctionnalités à l’époque. Il ne lui manquait qu’un écran tactile et un processeur plus puissant pour être quasi-parfait. C’est d’ailleurs le tactile qui m’a poussé vers l’iPhone.

Depuis juin dernier, je suis vissé à mon iPhone. C’est un excellent appareil et un excellent lecteur MP3. Il me suit partout. Son ergonomie est simplissime et naviguer sur Internet est un véritable plaisir. Toutefois, il n’est pas parfait. J’ai troqué les fonctionnalités contre la simplicité et sécurité. Le iPhone est un terminal limité volontairement par Apple. On ne peut faire marcher qu’un programme à la fois, le client mail ne peut envoyer qu’une image à la fois, les fonctions Bluetooth sont réduites, le programme SMS/MMS est minimaliste, etc. Prenons un exemple tout bête : avec mon N95, j’aimais préparer une petite vidéo sur mon ordinateur, la convertir en 3GP (format lisible par presque TOUS les portables), la mettre sur le portable et l’envoyer par MMS. Impossible sur iPhone.

Au delà des spécifications techniques, il y a aussi « l’écosystème » faisant tourner l’outil. L’utilisateur doit impérativement utiliser iTunes pour transférer des applications, images, sons ou vidéos sur le portable. Chaque application doit obligatoirement être validée par Apple qui vérifie que le programme ne posera pas de problème. Malheureusement, Apple verrouille pas mal de choses. Il est défendu, par exemple, de proposer un programme concurrent à ceux préalablement installés. Il ne peut y avoir qu’un seul navigateur, qu’un seul client mail, etc. Le circuit de validation d’Apple, très critiqué, est opaque. Les refus ne sont pas motivés. Je n’aime pas cette façon de voir l’informatique.

Evidemment, j’ai jailbreaké mon portable pour m’affranchir de ces contraintes. Malheureusement, c’est une technique dangereuse pour l’appareil… et c’est de plus en plus compliqué à mettre en oeuvre au fil des mises à jour.

Pour l’instant, je n’ai pas encore trouvé LE smartphone qui réunira un téléphone de qualité (l’iPhone est plutôt mauvais dans ce domaine) et une partie logicielle aussi performante, mais plus ouverte. J’avoue avoir beaucoup d’espoirs avec Android, le système développé par Google. Malheureusement, tout n’est pas rose en face : trop de modèles de mobiles, de versions d’Android… Apple a le mérite de contrôler hardware et software. J’attends aussi de voir le futur iPhone OS 4 et ses nouvelles possibilités.

En tous cas, NON, le iPhone n’est pas le portable ultime. Le portable ultime est celui qui répond le mieux aux attentes de l’utilisateur. Pour l’instant, le iPhone s’en rapproche, parce qu’il est jailbreaké. Je garde l’oeil ouvert sur la concurrence.

Ahhh… j’adore les conversations de geek :)

OpeniBoot installe Android sur iPhone

Le projet OpeniBoot n’en est qu’à ses débuts et n’est pas encore distribué. Mais il est prometteur. Des petits malins (génies) ont profité des failles du iPhone d’Apple pour permettre l’installation d’Android sur le téléphone d’Apple. Android est un système d’exploitation libre développé pour les téléphones mobiles par Google.

Pour les néophytes, sachez que tout téléphone – comme n’importe quel ordinateur – fonctionne avec un système d’exploitation (OS). Votre ordinateur utilise sans doute Windows, Linux ou Mac OS X. iPhone repose sur un dérivé light de Mac OS X. L’iPhone OS est excellent mais très fermé. Apple l’a voulu ainsi pour sécuriser sa « chaine de confiance » pour l’installation des applications. C’est Apple qui décide ce qui s’installe ou pas sur le iPhone. Des développeurs ont ainsi mis au point une technique appelée jailbreak pour « casser » les protections mises au point par Cupertino et permettre d’installer des applications refusées. Attention : c’est une technique risquée qui annule la garantie de l’appareil !

OpeniBoot a besoin d’un téléphone jailbreaké pour fonctionner. Pour l’instant, seuls les iPhones 2G et 3G sont concernés. Beaucoup reste à faire : optimisation, ajout du son… mais le reste fonctionne ! A l’allumage, le téléphone demande à l’utilisateur quel OS il souhaite démarrer : Android ou iPhone.

Quel intérêt alors que iPhone OS est très bien ? Tout d’abord, il y a l’aspect geek. Casser les protections du iPhone et y installer un autre OS relève de l’exploit technique. Apple doit s’enrager ! Ensuite, l’utilisateur peut découvrir un autre système d’exploitation, perfectible mais plus ouvert et moins limité. Beaucoup des limitations (stupides) imposées par Apple n’existent pas sur Android.

Vous voulez tenter ? Patientez encore un peu. Il faudra encore « quelques semaines« , indique le développeur du projet.

Android running on the iPhone 3G!
Runtime
6:59
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