Depuis le passage des Macs à l’architecture Intel, beaucoup de développeurs ont commencé à s’intéresser à Mac OS X, notamment son portage possible sur un PC « classique ». Le matériel équipant le Mac n’est pas très différent de celui de son cousin PC. Apple verrouille toutefois jalousement son système d’exploitation (OS) fétiche et a mis en place un certain nombre de protections (matérielles et logicielles) pour empêcher Mac OS X d’être installé sur un autre ordinateur qu’un Mac « officiel ». D’ailleurs, j’ai cru comprendre que le contrat de licence de Mac OS X interdisait explicitement de le faire.
Il n’en fallait pas moins pour que toute une communauté de bidouilleurs se forge autour de ce qu’on appelle des Hackintoshs (néologisme entre Hacking et Macintosh). Leur objectif est simple : faciliter l’installation de l’OS d’Apple sur un PC. Pour y parvenir, de nombreux sites donnent des conseils sur l’achat du matériel nécessaire (carte mère, disque dur, etc.) afin de reproduire l’équivalent d’un Mac. Des programmes simulent le bootloader (le programme d’amorçage) du Mac afin de faire croire au logiciel qu’il tourne bien sur un ordinateur « officiel ». Pour les plus motivés, on obtient l’équivalent d’un Mac avec un coût de 30 à 50% moins cher que le prix normal !

Le concept de Hackintosh : permettre de faire tourner le système d'exploitation d'Apple sur un PC "classique".
Ayant encore une copie d’OSX, je me suis donc amusé à suivre les tutoriels pour tenter de l’installer sur mon PC. Après tout, l’un des arguments qui n’avait pas joué en la faveur du Mac était son prix, largement surdimensionné. Malgré son esprit fermé, Mac OS X reste un excellent produit, que j’ai utilisé pendant presque 10 ans ! Après de multiples étapes, l’utilisation d’une machine virtuelle, de deux clés USB, de fichiers DMG en veux-tu en voilà (je n’écrirai pas publiquement la méthode ici, puisque c’est interdit ! Demandez à Google si cela vous intéresse), mon ordinateur a fini par démarrer sur OSX. A part un léger défaut sonore (une sorte de souffle constant), le système marche avec fluidité. Wow !
Le dur prix de l’imprudence
Tout jeu ayant une fin et ma frénésie du bidouilleur apaisée, j’ai rangé mes billes relancé mon ordinateur pour revenir sur Windows… Et là, surprise : l’ordinateur ne démarre plus. Le bootloader est corrompu – plus rien ne se lance. Après quelques manipulations, je parviens à démarrer Windows 7 et constate avec effarement que l’ensemble de mes données personnelles (12 ans de photos, notamment, mais aussi toutes mes vidéos) a tout bonnement disparu ! Kaput ! Plus rien !
La bidouille a un prix. L’imprudence aussi. Je n’avais évidemment pas pensé à sauvegarder mon système. Je dois mon « salut » à la communauté Ubuntu qui m’a aidé à trouver les outils pour accéder aux zones corrompues de mon disque dur et récupérer les dossiers les plus importants. Actuellement, mon PC se refait une petite santé. Je n’insisterai jamais assez sur l’importance des sauvegardes sur des disques dur externes, un incident étant si vite arrivé, surtout quand on réalise des opérations système complexes. J’ai failli tout perdre d’un seul coup.
Maintenant que j’ai compris mon erreur, je vais quand même insister, afin de faire cohabiter Windows, Ubuntu et Mac OS X sur mon ordinateur. J’aurai ainsi un monstre de guerre à bas coût, équipé des derniers systèmes que je pourrai utiliser à loisir. L’intérêt ? Le pur plaisir du geek… et ça n’a pas de prix








