Premiers pas concluants avec Windows Phone 7

Depuis son lancement, et surtout depuis la mise à jour Mango distribuée en octobre, Windows Phone 7 (WP7), le système d’exploitation pour mobiles de Microsoft m’attire. Malheureusement, je n’ai personne dans mon entourage qui possède un tel téléphone et il est hors de question d’en prendre un neuf au risque de ne pas aimer. En plus, je reste très attaché à Android et mon Desire HD. J’ai donc récemment acheté un LG Optimus 7 sur Priceminister pour découvrir WP7 à moindre prix. Et rapporter mon expérience dans un monde mobile (trop) largement dominé par Apple et Google.

Je ne ferai pas le test du mobile en lui-même. Microsoft impose en effet un cahier des charges assez strict concernant la fabrication des appareils. Ils possèdent beaucoup de points communs et les marges de manœuvre du constructeur pour personnaliser l’interface utilisateur sont minces. Je vais donc me concentrer sur l’expérience utilisateur.

L'interface Metro innove en tous points par rapport à la concurrence

Metro : une interface réellement révolutionnaire

Jusqu’à présent, les smartphones reposaient sur un postulat simple : une icône = une application. De Symbian à Android, en passant par iOS, cette équation n’a pas beaucoup varié. WP7 innove avec son interface Metro. D’une ergonomie enfantine – de gros blocs de couleurs -, Metro permet à la fois de démarrer des applications, mais aussi d’afficher des informations : agenda, contacts sélectionnés, météo, nombre de messages, flux d’actualité… Quand iOS compartimente les informations dans autant d’applications, Metro propose une présentation plus réfléchie et personnalisable. Les mises à jour sont en temps réel.

Cloud et réseaux sociaux intégrés

Twitter et Facebook sont profondément intégrés dans le système. La fiche contact de chaque correspondant (ou groupes de correspondants) affiche historique des communications, statuts, photos publiées… Les applications officielles ne sont même plus indispensables ! Mes données Google (agenda, contacts et mail) sont synchronisées tout le temps. Il y a quelques couacs (notamment la difficulté à synchroniser plusieurs agendas Google), mais avec un peu de recherche, c’est nickel. Evidemment, Microsoft oblige, les produits de la marque sont tous bien intégrés : Live, Skydrive et ses 25Go de stockage, etc.

Fermé, mais plus ouvert qu’Apple

Microsoft va plus loin qu’Apple. Si le système est bel et bien verrouillé pour la plupart des utilisateurs, une porte secrète existe pour les plus téméraires. On peut facilement accéder à de nouvelles fonctions, dont l’édition de la fameuse base de registre. Microsoft a souhaité montrer sa volonté d’ouverture aux développeurs et hackers. La firme de Redmond adopte une attitude nouvelle et quelque peut décalé par rapport à Apple. Le jailbreak d’un appareil WP7 est donc autorisé.

Un Marketplace en recul

C’est le seul point noir de ce système. Le Marketplace de WP7 est largement moins fourni que ceux d’Apple ou de Google. Beaucoup d’applications manquent. Les gays seront malheureux d’apprendre que Grindr n’existe pas sur WP7. Dans les faits, c’est légèrement inexact : j’ai retrouvé la plupart des applications populaires que j’utilise… mais leur suivi semble moins bon que chez la concurrence. Normal ! Les développeurs préfèrent miser sur des plateformes où ils sont sûrs de pouvoir vendre à un maximum de personnes. Concurence frontale oblige entre les géants, toutes les applications Google sont absentes… dont Google+.

Zune, un « ami » bien embêtant

Zune, c’est un peu l’iTunes de Microsoft en moins bien. Zune est le logiciel obligatoire pour transférer musiques, images, vidéos et programmes sur le téléphone. Je suis encore dubitatif, car je le trouve légèrement compliqué. Mais parfois, j’ai tendance à trouver dur des trucs faits pour être simple ! Toujours est-il que, pour le coup, la palme de la simplicité revient à Android : brancher, copier les fichiers directement via l’Explorer et en profiter.

Conclusion

Je suis réellement surpris et conquis par ce système. S’il est bien plus limité qu’Android, il propose une expérience utilisateur bien plus intéressante et complète qu’un iPhone. L’interface Metro est simple, fluide et accessible à tous. Microsoft a fait de l’excellent travail. Reste maintenant à convaincre les développeurs de venir travailler sur cette plateforme. L’arrivée de Nokia dans la course fera-t-il changer les esprits ? Je ne peux que l’espérer. Désormais, j’en suis convaincu : l’innovation est clairement dans le camp de Microsoft. Rappelons que cet OS n’a juste qu’un an et, déjà, c’est une réussite. Je vais continuer à utiliser le système pour le moment, car je le trouve très agréable à utiliser. Quand Ice Cream Sandwich sera adapté sur mon portable, je changerai peut être.

J’aime :

  • le système innovant, simple, ergonomique et fluide
  • le bouton physique pour prendre des photos : il devrait être obligatoire dans tout appareil !
  • le home très informatif, permettant de voir les informations qu’on souhaite d’un simple coup d’oeil
  • le hub « Contacts » regroupant l’ensemble des activités des amis, avec l’intégration des réseaux sociaux

J’aime pas :

  • L’obligation, comme sur iPhone, d’utiliser un logiciel pour transférer des fichiers
  • Un Market encore pauvre
  • L’intégration des outils Google très pauvre (iOS le fait pourtant très bien de son côté!)

iPhone 4S : une déception à la hauteur des attentes

La déception est à la hauteur de l’attente. Hier soir, Twitter vomissait des messages de frustration ou d’agacement après la keynote d’Apple. Le monde attendait l’iPhone 5, Cupertino a présenté un timide iPhone 4S. Alors que la concurrence n’a jamais été aussi acharnée, on est en droit de se demander quelle mouche a bien pu piquer Apple.

Écran plus large, puce NFC, fonctionnalités nouvelles et révolutionnaires : tout le monde attendait la réaction d’Apple face la progression inouïe d’Android. Tim Cook, le nouveau patron dela Pomme, a préféré présenter une version survitaminée de son iPhone 4. Plus de mémoire, meilleure capacité, meilleure batterie, meilleur appareil photo, meilleures performances : l’iPhone 4S rattrape le retard technologique face aux ténors comme le Galaxy S II. Mais c’est sur les fonctions que le bât blesse… Les possesseurs d’iPhone seront ravis… mais se contenteront de se mettre à niveau sur des fonctions existant déjà ailleurs.

L'iPhone 4S ne révolutionne pas grand-chose et se contente de se mettre à niveau par rapport à ce que fait déjà la concurrence.

iOS 5, le système qui sera proposé sur le téléphone, se contente de quelques fonctions phares, certaines largement pompées sur le système de Google. La plus criante est le système de notifications, véritable copier/coller d’Android. iCloud, lui, se contente aussi de suivre ce qui se fait déjà. A part une application pour envoyer des cartes postales (ce n’est pas une blague !) et Siri, l’assistant personnel par la voix intégré au portable… les nouveautés ne sont pas nombreuses !

Siri sera d’ailleurs la seule fonctionnalité impressionnante. Il est désormais possible de « converser » avec son téléphone. « Quel temps fait-il ? », « mets le réveil à 6h00 », « Appelle Monique ». Le téléphone comprend la phrase et donne sa réponse. La fonction reprend ce que les téléphones Android font depuis longtemps, mais la capacité de « raisonnement » de Siri est indiscutable. Mais tout ceci reste aussi puissant que… gadget.

Microsoft, dernière entreprise à réellement innover ?
Même pour quelqu’un qui ne porte pas Apple dans son cœur, cette keynote est décevante. Apple est souvent synonyme de réelles innovations. Cette entreprise a su donner le « la » à tout un marché à de nombreuses reprises. Cette mise à jour rattrape à peine la concurrence sur le plan de la technologie et des fonctionnalités. Pire, elle déroule un tapis rouge à Google et Microsoft pour la prochaine année. Beaucoup de contrats d’engagement venant à terme, beaucoup seront peut être tentés de découvrir le futur Nexus Prime (présenté par Google la semaine prochaine) ou l’interface révolutionnaire du Windows Phone 7, dopée par la mise à jour Mango et bientôt par Nokia.

D’ailleurs, soyons honnêtes, la seule vraie innovation provient désormais de Redmond. Microsoft a été la seule entreprise à oser une interface nouvelle, bien pensée et dont la presse spécialisée a salué la dernière mise à jour (Mango). Apple aurait tout intérêt à se concentrer sur ses produits plutôt que de tenter de bloquer ses concurrents. L’iPhone 4S n’expliquerait-il pas finalement l’acharnement d’Apple à interdire les produits Samsung ? Ou bien, comme le souligne Atypik, Cupertino n’aurait-il pas sciemment retardé la sortie de son iPhone 5 pour éviter de l’exposer à la contre-attaque de Samsung concernant les brevets 3G ?

J’adore Metro

J’adore Metro. Non, je ne suis pas fan des transports parisiens, quoi que certaines histoires puissent prêter à sourire. Non, je dois avouer un penchant de plus en plus important pour Metro, l’interface imaginée par Microsoft pour ses Windows Phone 7. Metro, c’est avant tout une forme de sobriété : des briques informatives ou applicatives, que l’utilisateur déplace sur son écran d’accueil. Ces briques peuvent à la fois lancer des applications, mais aussi renseigner l’utilisateur (afficher l’agenda du jour ou la dernière dépêche d’actualité, par exemple). Je trouve que Microsoft a trouvé là une présentation très bien pensée, simple et innovante.

Metro sera aussi à l’honneur dans la prochaine version du système d’exploitation phare de Microsoft : Windows 8. L’entreprise de Redmond semble véritablement vouloir innover, avec une révolution graphique de premier ordre. Metro remplacera le traditionnel bureau de Windows. Le système sera donc « taillé » à la fois pour les tablettes comme pour les ordinateurs de bureau. C’est d’ailleurs là une véritable innovation : à la différence du iPad ou des tablettes Android, l’utilisateur ne sera pas cloisonné dans un univers restreint. Il sera toujours possible de revenir à un bureau classique pour installer et utiliser certaines applications. Un ordinateur qui devient tablette, qui redevient ordinateur. La facilité des tablettes associée à l’ouverture et la puissance d’un ordinateur : pour une fois, le concept de tablette ne me paraît pas idiot. Cerise sur le gâteau, Windows 8 sera moins « gourmand » en ressources que son petit frère.

Pour avoir testé la version distribuée aux développeurs, je dois avouer que je suis particulièrement enthousiaste ! N’ayant pas d’écran tactile, j’ai dû me contenter de la souris… Mais quelle classe ! C’est réactif, personnalisable, bien pensé… et surtout, quand on veut sortir des sentiers battus et qu’on veut vraiment travailler, il suffit de revenir sur le bureau « classique », retrouver l’explorateur de fichiers, etc. Deux Windows cohabitent, l’un orienté tablette et tactile, l’autre plus « desktop ». Avouons-le clairement : malgré les quelques bugs (c’est une version très très beta !), Microsoft m’a épaté. Il fallait vraiment qu’ils commencent à se retrouver sur la planche savonneuse pour relever la tête.

Microsoft a adapté l'interface de ses Windows Phone au prochain Windows. Impressionnant !

Arrivera-t-il à concurrencer l’iPad et Android ? Rien n’est moins sûr… Mais Microsoft garde une forte emprise sur l’informatique personnelle. Ce système offre en outre le meilleur des deux mondes (ordinateur / tablette), le tout dans un OS unifié. Étonnant !

Reste à patienter !

Les brevets « douteux » d’Apple et Microsoft contre Android

David Drummond, Senior Vice President et Chief Legal Officer chez Google, a posté sur le blog officiel de l’entreprise son point de vue sur la guerre des brevets, que j’ai abordé dans un post précédent. Son coup de gueule a le mérite d’être clair et de mettre tout le monde devant ses responsabilités.

Quand les brevets attaquent Android

« Je travaille dans le secteur les nouvelles technologies depuis plus de vingts ans. Microsoft et Apple se sont toujours entre-dévorés, donc le jour où ils commencent à se rassembler en meute vous devez vous demander ce qui est en train de se passer. Voila ce qui se passe :

Android fait un carton. Plus de 550,000 appareils Android sont activés chaque jour, au travers d’un réseau de 39 fabriquants et 231 opérateurs. Android et les autres plateformes sont dans un état de concurrence extrême, et cela équivaut pour le consommateur à des nouveaux appareils cool et des applications mobiles incroyables.

Mais le succès d’Android a déclenché quelque chose d’autre : une campagne organisée et hostile contre Android dirigée entre autres par Microsoft, Oracle et Apple et centrée autour de brevets douteux.

Ils y arrivent en se réunissant pour acquérir les brevets de Novell (le groupe “CPTN” dans lequel Microsoft et Apple sont présents) ainsi que les brevets de Nortel (le groupe “Rockstar” dans lequel Microsoft et Apple sont présents), pour s’assurer que Google ne les gagne pas. Ils cherchent par là à imposer une taxe de licence de 15 dollars pour chaque appareil Android (système que nous fournissons gratuitement aux fabricants), les rendant plus cher à produire pour les fabricants de téléphones qu’en choisissant Windows Mobile. Ils intentent même un procès à l’encontre de Barnes & Noble, HTC, Motorola et Samsung. Les brevets étaient destinés à encourager l’innovation, mais récemment ils ont été utilisés comme une arme pour l’arrêter.

Un smartphone pourrait engendrer jusqu’à 250,000 (chiffre sujet à discussion) dépôts de brevets, et nos concurrents veulent imposer une sorte de « taxe » grâce à ces brevets douteux qui rendent les appareils Android plus chers pour les consommateurs. Ils compliquent la tâche aux constructeurs pour vendre des appareils Android. Au lieu d’être compétitifs en créant de nouvelle fonctionnalités ou de nouveaux produits, ils se battent à coups de litiges.

Cette stratégie anticoncurrentielle fait aussi grimper le prix des brevets bien au dessus de leur valeur réelle. Microsoft et Apple ont remporté le portefeuille de brevets Nortel pour 4.5 milliards de dollars ce qui équivaut à presque cinq fois plus que l’estimation d’avant enchère s’élevant à 1 milliard de dollars. Heureusement la loi voit d’un mauvais œil l’accumulation de brevets douteux à des fins anticoncurrentielles, ce qui veut dire qu’il y a de bonnes chances que ces transactions meurent lors des examens réglementaires, et cette bulle éclatera.

Nous ne sommes pas naïfs, le secteur des hautes technologies est un monde difficile et en perpétuelle évolution et nous travaillons très dur pour rester concentrés sur notre métier et faire de meilleurs produits. Mais dans ce cas précis nous avons pensé qu’il était important de nous exprimer publiquement sur le sujet et d’insister lourdement sur le fait que nous sommes déterminés à préserver Android comme un choix compétitifs pour les consommateurs, en arrêtant ceux qui essayent de l’étouffer.

Nous étudions en détail un certain nombre de manières d’arriver à notre but. Nous déjà sommes contents de voir que de la justice a forcé le groupe dont j’ai parlé plus tôt à vendre les licences des brevets Novell dans des termes raisonnables, et qu’elle étudie maintenant le caractère anticoncurrentiel de l’achat des brevets Nortel par Microsoft et Apple. Nous étudions également comment de réduire les menaces anticoncurrentielles à l’encontre d’Android en renforçant notre propre portefeuille de brevets. A moins d’agir, les consommateurs risquent de voir le coût des appareils Android augmenter et moins de choix à l’achat de leur prochain téléphone.

David Drummond, Senior Vice President and Chief Legal Officer »

 

texte recopié sur l’excellent site Presse-Citron

Comment Apple, Microsoft (et les autres) freinent l’innovation

La guerre fait rage sur le front des smartphones et des tablettes multimédia. Il faut dire que le pactole a en tirer est colossal. Cette situation devrait profiter aux consommateurs que nous sommes : une saine concurrence oblige les entreprises à innover encore et encore pour se démarquer des concurrents. Meilleurs produits et prix plus bas sont – en théorie – au programme.

Que nenni !

Les mastodontes que sont Apple ou Microsoft (mais aussi d’autres tels que Samsung, HTC…) usent de méthodes bien plus crasseuses pour assoire leur domination. Leur arme de prédilection n’est pas l’innovation, mais les brevets qu’ils déposent : la guerre des smartphones se déroule dans les tribunaux. A ce jeu, Apple a prit une longueur d’avance sur les autres.

Le principe des brevets à l’américaine permet en effet de protéger n’importe quoi – autant les inventions que les idées -, pourvu qu’on soit le premier à le faire. Déverrouiller le portable en glissant le doigt vers la droite, le multitouch, etc. sont autant d’éléments protégés. S’il me paraît normal qu’un constructeur dépose un brevet pour invention, une recette ou un code de programmation, la protection de concepts fumeux me paraît dangereux et nocif.

La meilleure preuve ? Apple a réussi à interdire la commercialisation de la Samsung Galaxy Tab en Australie, pendant que Microsoft récolte des royalties à chaque téléphone HTC sous Android vendu. Au final, si les fans des entreprises respectives saluent ces coups de force « parce que c’est normal que X protège son travail », c’est pourtant le consommateur que nous sommes qui est lésé. Ni Apple ni aucune autre compagnie ne devrait être en mesure de revendiquer la propriété de concepts basiques et aux applications aussi vastes.  Imaginez qu’un seul navigateur puisse proposer la navigation par onglets ?

En brevetant un concept aussi basique que le multitouch, Apple espérait freiner ses concurrents.

Il me paraît dommage qu’Apple ou Microsoft étouffent leurs concurrents à coup de procès, juste pour renforcer leur position dominante tout en verrouillant l’accès à des fonctions jugées « basiques ». L’intérêt d’un marché concurrentiel et sain n’est-il pas de permettre à tous de s’imposer avec le meilleur produit, et non avec un stock de brevets ?

Que la guerre se passe sur le terrain techologique, pas judiciaire !

Microsoft m’impressionne, c’est un geek qui le dit !

Je ne pensais pas pouvoir le dire un jour. Il y a quelques mois, écrire ce qui va suivre m’aurait provoqué des saignements aux doigts… mais je dois bien m’y résoudre : Microsoft m’impressionne. L’entreprise de Redmond, le grand Satan pour tout geek qui se respecte, fait son come-back avec Windows Phone 7. Et je dois bien avouer que ça m’intéresse !

Microsoft s’est taillé une réputation exécrable au fil des années. On associe à son image des volontés monopolistiques et des produits mal aboutis, comme Windows. Les échecs successifs de Windows Mobile 6.5 et Windows Vista, la concurrence féroce de Google et d’Apple ont certainement provoqué l’électrochoc nécessaire. Sous l’impulsion du bouillonnant Steve Ballmer (connu pour ses diatribes énergiques), le mastodonte semble enfin réagir.

Depuis quelques mois, Redmond à fait preuve d’un peu plus d’ouverture, propose des cycles de développement où sont associés les utilisateurs. Ainsi, la bêta de Windows 7 était disponible gratuitement pour tester le produit. Les efforts ont été concentrés sur la stabilité et la sécurité. Aujourd’hui, beaucoup affirment que Windows 7 est un excellent produit, sentiment que je partage pour l’utiliser en dual-boot sur mon Mac.

Windows Phone 7 (WP7) suivra-t-il cette voie ? Microsoft semble s’être donné les moyens de réussir. L’entreprise a pris le temps d’étudier le marché et les forces en présence. Elle a su prendre le risque de créer une interface novatrice, surnommée Metro. Quand l’iPhone et Android proposent une vue par applications, WP7 propose une vue par par usage, avec un ensemble de « briques » logicielles interconnectables. L’ écran d’accueil est personnalisable et informatif. Nul besoin de plonger dans les applications pour avoir l’information. Microsoft en a d’ailleurs fait son axe majeur de communication. De l’avis de personnes ayant déjà testé les téléphones, l’expérience utilisateur est bonne.

Les choix de Microsoft se situent entre iPhone et Android. Apple contrôle le hardware et le software. La personnalisation de l’iPhone est très limitée, mais Apple assure une stabilité et une sécurité optimale du système, avec une adéquation parfaite entre le matériel et le logiciel. Google ne propose que le software, modifiable par les constructeurs. Plus personnalisable, le système n’en est pas moins très fragmenté. Plusieurs versions d’Android circulent sur un nombre impressionnant de configurations différentes : un véritable casse-tête pour les développeurs. Microsoft a choisi de s’appuyer sur un nombre restreint de constructeurs, qui disposent d’un cahier des charges précis pour construire les téléphones. La personnalisation de l’interface ne sera pas possible. Cela facilitera les mises à jour et assurera une identité commune. Enfin, WP7 inclut toutes les divisions Microsoft : Silverlight, Xbox-live, etc. Ces domaines sont connus des développeurs. Cela facilitera le portage d’applications.

C’est Microsoft ? Et alors ?

Quel que soit le succès de cette nouvelle plateforme, je dois avouer que, pour l’instant, je suis impressionné. L’image de Microsoft me freine encore beaucoup, mais je dois avouer que celle d’Apple s’est largement détériorée depuis quelques mois. La Pomme ne cache plus ses ambitions monopolistiques et sa politique puritaine est lassante. A ceux qui me diront « beurk, c’est Microsoft« , je répondrais qu’il n’y a que les cons qui ne changent pas d’avis, et qu’Apple ne vaut pas mieux.J’aime la sobriété de l’interface et la philosophie de Metro. J’attends maintenant de voir les premiers terminaux et les développements pour juger sur pièce.

Mais une chose est sûre : ce nouveau système titille mon intérêt de geek. Je ne pensais pas que Microsoft y arriverait !

La présentation sur le Journal du Geek :

Sortie officielle de Windows Vista

((/blog/public/images/.windows-vista-logo-1_qjgenth_t.jpg|Logo Vista|L))Oyez ! Oyez braves gens ! L’empereur du logiciel annonce en fanfare la sortie de son nouveau poulain : __Windows Vista__. Après de nombreuses années de développements et de tests, Microsoft lance aujourd’hui le successeur du vieillissant Windows XP. Attendez-vous à une débauche de publicités : le __budget marketing est tout simplement colossal__ ! Le bond fait de XP à Vista serait comparable (d’après les conseillers en communication présents à Redmond) à celui fait jadis entre Windows 3.1 et Windows 95. Vista intègre tout un tas de nouveautés –largement repompées sur Mac OS X et Linux– totalement novatrices dans le monde l’informatique. Ainsi, l’utilisateur découvrira une nouvelle expérience visuelle avec l’interface graphique {{Aero}} et profitera d’améliorations notables dans l’Explorer (nouvelles icônes, nouvelle organisation des données). Il aura accès à un véritable carnet d’adresses centralisé et des Widgets pour afficher la météo et les dernières sorties ciné. Ses recherches dans le système seront accélérées. Microsoft l’affirme haut et fort : __Windows Vista sera aussi plus sûr__. Le noyau a totalement été revu et l’administration du système nécessitera (enfin) un mot de passe. Windows Defender protègera l’utilisateur des spywares et malwares qui pullulent dans le monde PC. Il inclut même un centre de sauvegarde et de restauration pour éviter la perte de données sensibles (pour une fois, c’est Apple qui va tout copier). Vista sera aussi plus fun, plus simple, plus drôle, plus génial que XP… Bien entendu, les mauvaises langues argueront qu’il n’y a __pas grand-chose de neuf__ par rapport à des systèmes évolués comme Mac OS X ou Linux. D’autres persiffleront que le système est __truffé de verrous numériques__ empêchant l’utilisateur d’utiliser son ordinateur comme il le souhaite (protection logicielle et matérielle de la diffusion audio et vidéo). Microsoft a préféré ainsi servir la soupe aux majors et producteurs en verrouillant son système… Certains enfonceront le clou en s’emportant contre les diverses éditions de Windows Vista : Home Basic, Home Basic N, Home Premium, Business Basic, Business N et Ultimate (__de 249 à 579 euros l’original !__). Attention, la version « Home Basic » ne permet pas d’afficher les effets {{révolutionnaires}} de la nouvelle interface. Il vous faudra pour cela au moins une version Premium (339 euros en retail et 229 euros en mise à jour). Les 129 euros d’un véritable système d’exploitation comme Mac OS X doivent faire sourire Bill Gates. J’attends la première vague de virus et nouveaux malwares avant de rire. Pour l’avoir testé, Vista ne me passionne pas plus que ça. La plupart des fonctions {{révolutionnaires}} vantées par Microsoft sont déjà intégrées à mon Mac depuis quelques mois. Mais ne gâchons pas le plaisir des possesseurs de PC : Vista va cartonner et leur permettre d’accéder enfin à un système plus abouti que XP.