Voici bientôt 4 mois que Maurice et Raoul sont arrivés chez moi. Les petites boules de poil ont grandi ! La taille des griffures sur mes mains et des cacas dans la cage aussi. Leur comportement a beaucoup évolué. D’abord peureux, continuellement en train de se planquer, voici qu’ils réclament leur petite sortie quotidienne en s’agrippant nerveusement aux barreaux. Et des sorties, il y en a ! J’ai aménagé un tunnel afin qu’ils puissent venir sur le canapé une fois la cage ouverte. Bien entendu, ils ne se gênent pas pour le faire, me courir autour, grimper sur mes épaules et se barrer en vitesse.
Chaque rat est différent. Je m’extasiais devant de jolis récits de rats câlins, venant s’endormir sur les épaules. Je dois me contenter de petits bolides ultra nerveux. Finalement, tel maître, tel animal ! Maurice est la « pédale » des deux : froussard, nerveux et tout le temps sur le qui-vive pour m’échapper. Raoul s’affirme plus comme étant curieux et téméraire. C’est aussi le dominant chez les deux.
Car ce qu’il y a de bien avec les rats, c’est d’observer leur comportement grégaire. Il y a forcément un dominant, qui plaque l’autre sur le dos pour lui faire comprendre qui est le patron. Je suis toujours plié de rire à voir leurs petites habitudes : dodos ensemble, bagarres pour un morceau de jambon, entraide pour atteindre des trucs difficilement accessibles. Quand l’un a compris un truc, l’autre fini immanquablement par suivre. Ils sont incroyables !
Le rat ne remplacera pas le chat sur le podium des animaux faciles à vivre. Maurice et Raoul demandent de l’entretien. Nettoyage régulier de la cage (eh oui, ça pisse ces saloperies !), vidange hebdomadaire de la litière, bouffe, petits à côté, sorties surveillées (je protège mon canapé avec une grosse serviette). C’est vrai qu’à côté, Satis ne demandait que 15 minutes pour changer la litière toutes les semaines… Sauf que Satis massacrait ma tapisserie et pissait sur le canapé.

4 mois. Une cage. Des crises de nerfs. Des câlins… Aucun regret !









